Philosophie politique et ontologie. Tome 2, Remarques sur la fonction de l'ontologie dans la constit
Coujou Jean-Paul
L'HARMATTAN
22,00 €
Epuisé
EAN :9782296002821
Avec ce deuxième volet de l'essai intitulé " Philosophie politique et ontologie ", l'auteur se propose de prolonger à un moment charnière de l'avènement de la modernité, le XVIIIe siècle, l'examen des concepts centraux de la pensée politique tels le droit naturel, les droits inaliénables, le contrat social, l'Etat, la souveraineté et la République, à la lumière des thèses métaphysiques qui les sous-tendent ou les légitiment (la représentation du monde et la compréhension de la réalité, la conception de la liberté et du bien...). Dans le premier tome, ces analyses ont été effectuées à partir de la pensée antique avec Platon et Aristote, en passant par la période de la Renaissance avec Suarez et la pensée moderne classique avec Hobbes et Spinoza. Le second volume avec Rousseau et Kant se focalise sur la pensée politique des Lumières et la crise de la métaphysique qui s'y rattache. A partir de l'articulation que met en place l'esprit critique entre la raison et l'histoire, la nature et la liberté, l'individuel et le collectif, apparaît un tournant décisif dans la représentation de l'humanité de l'homme et dans l'interprétation du devenir communautaire qui peut en découler. Une autre figure de l'existence collective prend désormais le relais pour s'imposer progressivement : celle d'une politique de la finitude prise dans le monde objectif de l'histoire.
Nombre de pages
205
Date de parution
01/03/2006
Poids
352g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296002821
Titre
Philosophie politique et ontologie. Tome 2, Remarques sur la fonction de l'ontologie dans la constit
ISBN
229600282X
Auteur
Coujou Jean-Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
352
Date de parution
20060301
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'étude du vocabulaire de Suarez permet d'entrer dans une pensée qui se situe à la charnière de l'héritage antique et médiéval et de la constitution de la modernité. L'approche de chaque notion comporte trois niveaux signalés dans le texte par des astérisques, ce qui permet une véritable lecture de l'oeuvre de Suarez accessible à tous.
L'objet de cet essai consiste à réexaminer les concepts centraux de la pensée politique comme le droit naturel, l'état de nature, la loi ou l'Etat... à la lumière des thèses métaphysiques qui les sous-tendent ou les légitiment (la représentation du monde et la compréhension de la réalité, la conception de la liberté et du bien...). Dans le premier tome, ces analyses sont effectuées à partir de la pensée antique avec Platon et Aristote, en passant par la période de la Renaissance avec Suarez et la pensée moderne classique avec Hobbes et Spinoza, puis dans le second volume avec Rousseau et Kant. Il s'agit de se demander ce que peut être une histoire politique de l'ontologie, c'est-à-dire de questionner l'interdépendance entre l'objet de l'ontologie (l'étant) et l'objet du politique (l'être-en-commun) afin de montrer en quoi les crises des différentes figures que peut prendre l'ontologie, constituent des crises effectivement rénovatrices de la théorie politique. Le point de départ d'une telle articulation a été dégagé en considération de la double orientation du Logos dans l'avènement de la philosophie vers une exigence de détermination de ce qui est et vers l'exposition d'un nouveau mode d'être-en-commun : la citoyenneté. A partir de ce moment fondateur, il convenait de montrer à quelles conditions la philosophie politique, à certaines époques, nous fournit des clés pour comprendre l'histoire de l'ontologie, et d'expliciter comment cette dernière, en retour, requiert que l'on prenne également en compte son emprise sur l'élaboration de notre appréhension du politique.
Francisco Suarez (1548-1617) jésuite, juriste et théologien espagnol est un représentant emblématique de la seconde scolastique. Sa réflexion se déploie dans le cadre bouillonnant de l'Université de Salamanque qui voit la théologie se rénover profondément. Considéré comme un des plus grands théoriciens des questions juridiques et politiques, son maître ouvrage, le De Legibus, a marqué une étape essentielle de la réflexion anthropologique sur la nature politique de l'individu, mais est surtout remarquable pour le rôle qu'il a joué dans le long processus de réflexion et de modernisation de la conception antique du pouvoir politique. Les réflexions et orientations qu'il propose sont, pour un certain nombre, à l'origine des outils et conceptions modernes de la politique en général et de la loi en particulier.
La question du droit des gens ou droit des peuples dont l'origine est à rechercher dans l'Antiquité grecque participe à la constitution de ce que l'on pourrait appeler le devenir juridique de l'humanité dont l'avènement du droit international et des droits de l'homme incarne tour à tour les manifestations historiques. Ce long parcours permettant d'appréhender la conversion du droit des gens en un droit international ne saurait masquer les difficultés et les ambiguïtés qui y président. En effet, 1°) La question de l'origine du droit des gens est indissociable de la liaison problématique entre la nature et la convention, entre l'universalité du droit naturel et la particularité du droit positif. 2°) La question de son fondement requiert, pour en sauvegarder la spécificité, l'instauration de son degré de parenté, ainsi que de sa différenciation d'avec la norme idéale que représente le droit naturel pour la pratique humaine. 3°) La question de sa finalité doit ouvrir un chemin vers l'élaboration d'un devenir éthico-juridique de l'humanité tout en respectant la diversité inaliénable de cette même humanité. Il appartient au droit des gens de promouvoir l'égalité en dignité pour l'ensemble des nations qui possèdent par là même des droits et des obligations communes. Un tel droit est inséparable d'une représentation de l'humanité comme communauté homogène lui conférant des devoirs découlant de sa sociabilité et des possibles auxquels son devenir historique la confronte. Le droit des gens permet par conséquent de tracer la voie conduisant à l'émergence du droit international, tout comme il préfigure une universalité à venir, celle des droits de l'homme.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...