Christianisme et cultures. La culture du point de vue de l'anthropologie philosophique
Cottier Georges
AD SOLEM
10,10 €
Épuisé
EAN :9782884820868
L'Église a toujours emprunté à la culture les éléments nécessaires à sa propre vie. Qu'on pense à l'usage liturgique de la langue, de la musique, de l'architecture et des arts plastiques : les réalités culturelles assumées par la foi ont rempli une fonction instrumentale pour la vie ecclésiale elle-même. Mais là ne s'arrête pas l'influence de l'Église et de la foi : elles imprègnent aussi la culture en respectant et en promouvant sa légitime autonomie. Ici l'influence chrétienne sera peut-être moins visible, mais non moins réelle. Elle aidera la culture à se développer dans la ligne qui lui appartient en propre. Usage instrumental ou fécondation de la culture respectée dans son autonomie : l'inculturation du christianisme et son influence sur la culture se sont opérées jadis d'une manière plus ou moins spontanée, avec des heurs variés ; aujourd'hui le problème est d'ampleur mondiale et il est devenu plus conscient. Il est l'objet de vocation explicite pour les chrétiens. . . Le cardinal Georges Cottier, o.p., est né le 25 avril 1922 à Genève. Ancien professeur de philosophie aux universités de Genève et de Fribourg, il est théologien émérite de la Maison pontificale.
Nombre de pages
58
Date de parution
20/11/2006
Poids
80g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820868
Titre
Christianisme et cultures. La culture du point de vue de l'anthropologie philosophique
Auteur
Cottier Georges
Editeur
AD SOLEM
Largeur
118
Poids
80
Date de parution
20061120
Nombre de pages
58,00 €
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Résumé : L'invitation faite en 1986 par l'Université libre de Bruxelles au père dominicain Georges Cottier était en elle-même un geste significatif de la volonté d'établir un dialogue entre la Franc-Maçonnerie et l'Eglise catholique, ou du moins d'en éclaircir les conditions. Le texte de cette intervention se place fermement sur le plan du dialogue, dont il explore l'historique ainsi que les principes fondamentaux. L'auteur s'interroge d'abord sur les conditions qui permettent d'accueillir le passé dans ses richesses comme dans sa nécessité de purification : l'accueil de l'héritage "ne signifie pas acceptation passive et répétitive ; il suppose au contraire, l'exercice du discernement critique". Ensuite le père Cottier parcourt de façon exhaustive l'histoire des documents, soit pour les purifier des éléments liés aux conditions contingentes et historiques, soit pour en dégager les principes et les questions de fond, qui restent valables et significatives au-delà du développement de l'Histoire.
Kant, Schleiermacher, Hegel puis Feuerbach, Marx, Freud ou, plus près de nous, Jacques Bouveresse et Régis Debray : la philosophie de la religion s'est instituée avec la modernité pour tâcher de définir quelle peut être l'essence du fait religieux. Dans le sillage des Lumières, ses principaux représentants ont considéré comme un préalable absolu à leurs travaux la négation de la Révélation. Rien n'est moins sûr qu'ils aient eu raison. A preuve, sous les feux de l'actualité, le besoin d'une herméneutique intégrale est toujours plus pressant. C'est à cette tâche que, au bout d'une vie consacrée à penser, s'est attelé le cardinal Cottier qui a longtemps exercé le métier unique de "théologien du pape" qui consiste à être l'ultime interlocuteur de l'évêque de Rome pour tout ce qui relève de la doctrine. Revenant de manière innovante à l'épistémologie élaborée par Thomas d'Aquin, qui n'entend rien ignorer ni de la raison ni de la foi, le dernier grand témoin de Vatican II montre ici que cette disjonction est contingente et que cette discipline représente une branche féconde et prometteuse du savoir philosophique, qui attend d'être pleinement développée. Un essai décisif pour un début de siècle tourmenté par le retour du religieux que doivent lire d'urgence tous ceux qui sont soucieux de refonder la culture humaniste dans son universalité.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).