Dans les bidonvilles de Port-au-Prince, de Recife, de Nairobi, du Cap, des centaines de milliers d'individus vivent dans le dénuement le plus complet. Au total, sur notre planète, un à trois milliards d'hommes sont réduits au rang de misérables. La "lutte contre la pauvreté" est devenue l'objectif numéro un de la Banque mondiale; mais le monde continue de tourner en entretenant une souffrance et une misère globales.'Gouverner au nom du peuple qui souffre': la formule du président Lula, au lendemain de son élection, fut selon l'auteur la première expression politique de cette souffrance populaire massive. C'est aujourd'hui le peuple du monde qui est en souffrance. "Cette souffrance, affirme André Corten, est un mal politique." Depuis son premier séjour de recherche et d'enseignement au Chili en 1962, André Corten, professeur de science politique, porte en lui ce cri, qui résonne aujourd'hui sous la forme d'une vaste enquête, résultat de plus de quarante ans de séjours en Haïti, au Brésil, en Afrique du Sud, en Algérie, au Mexique, au Rwanda, au Guatemala, au Salvador, au Congo, en Argentine, en Bolivie, au Chili... Dans une écriture inspirée et sous la forme d'un décalogue, cet essai-document fait un état des lieux bouleversant, mais plein d'espoir sur l'état du monde. Biographie de l'auteur André Corten est professeur de science politique à l'université du Québec à Montréal et chercheur associé à l'IRD (Institut de recherche sur le développement, Paris). Il a publié de nombreuxouvrages à Paris, Montréal, Londres et en Amérique latine portant sur les sociétés des pays du Sud.
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Nombre de pages
152
Date de parution
14/09/2006
Poids
215g
Largeur
152mm
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EAN
9782746708440
Titre
Planète misère. Chroniques de la pauvreté durable
Auteur
Corten André
Editeur
AUTREMENT
Largeur
152
Poids
215
Date de parution
20060914
Nombre de pages
152,00 €
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Haïti n est pas formellement sous tutelle, néanmoins les rapports de dépendance sont tels que l ordre public, les décisions économiques et même les arbitrages électoraux sont réglés à partir de l extérieur. La République Dominicaine qui partageait avec Haïti cette condition d État faible s est, en partie, ressaisie. Comment expliquer la faiblesse de l État? La situation est-elle condamnée à se dégrader? Pour l auteur André Corten, L État faible est l héritage de sociétés jetées précocement dans la mondialisation. En montrant la fracture radicale entre les élites, les classes moyennes et le peuple, Corten explique la complexité de la crise haïtienne. Une solution est donc aujourd hui hors de portée. Quelle issue alors? Une tutelle renforcée? Ou une refondation en sortant la masse du peuple de son exclusion?
Cet ouvrage a pour objectif principal de présenter une étude originale d'inspiration marxienne sur la théorie révolutionnaire d'Alain Badiou et de Toni Negri. Il comprend une généalogie de la pensée politique révolutionnaire, ainsi que la définition des principaux concepts théoriques utilisés par les deux auteurs. Il intègre également une recherche historico-politique sur le parcours de Negri et Badiou. Ceci permet d'établir le lien entre le travail théorique de ces auteurs et leur engagement politique.
Comment les histoires que nous racontons - et celles que nous taisons - façonnent-elles notre perception du monde ? C'est la question que Ta-Nehisi Coates, l'un des écrivains américains majeurs de son époque, pose dans son nouvel essai, en arpentant trois lieux de conflits. A Dakar, au Sénégal, il explore la problématique de l'identité africaine et se réapproprie son histoire familiale ; à Columbia, en Caroline du Sud, il analyse les répercussions de la récente prise de conscience d'un pays marqué par l'héritage de la ségrégation ; en Palestine, enfin, il observe le contraste tragique entre l'histoire présentée par les récits nationalistes et la réalité du terrain. Essai vibrant et incarné, Le Message interroge intimement le pouvoir de la littérature et met en évidence la nécessité impérative de nous défaire de l'emprise destructrice des mythes. Il nous rappelle que, face à la frénésie guerrière qui agite le monde, il est urgent d'embrasser le pouvoir libérateur des vérités, même les plus difficiles à entendre.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
La promesse est une passion altruiste, il s'agit de partager comme de vivre une émotion commune". Pourquoi promettons-nous ? Que mettons-nous en jeu lorsque nous nous engageons à tenir parole ? La promesse revêt une vertu sacrificielle, absolue, mais se vide de sens lorsqu'elle est énoncée sans sincérité. Mêlant réflexions philosophiques, littéraires et expériences personnelles, Philippe Vilain ausculte ce que la promesse d'amour, la parole politique, le serment à soi-même révèlent de notre humanité : notre rapport à l'autre, à nous-même, à la morale, au temps. Il interroge le geste simple de dire Je promets dans le vacarme assourdissant de notre époque et s'attache à la promesse pour redonner de la valeur au langage.