Il reste du pain sur la planche. L'avenir du travail décent dans le monde
Cortebeeck Luc
LANNOO
24,99 €
Epuisé
EAN :9789401470445
Luc Cortebeeck s'engage depuis plus de quarante ans dans le combat pour la justice sociale. De 2011 à 2017, il a été vice-président du Conseil d'administration de l'OIT, et son président en 2017-2018. L'Organisation internationale du travail (OIT) est l'agence des Nations unies qui rassemble les gouvernements, les employeurs et les travailleurs, oeuvre en faveur du travail décent et de la justice sociale, et établit et contrôle les normes internationales du travail. Dans Il reste du pain sur la planche, il réunit ses idées et ses expériences, lançant une invitation à réfléchir et, surtout, un appel à agir. Travail forcé en Mie et dans les Etats du Golfe, érosion de la sécurité sociale et du droit de grève dans les pays industrialisés, répression brutale des syndicalistes en Amérique latine ; l'auteur s'appuie sur une analyse pointue du travail dans le monde d'aujourd'hui pour mieux se pencher sur son avenir. Comment éliminer le travail des enfants et l'exploitation sociale ? Comment contraindre les gouvernements et les multinationales à respecter chacun des travailleurs dans les chaînes d'approvisionnement ? Comment profiter des défis et des opportunités qu'offre la numérisation pour combattre les inégalités ? Comment travailler dans un monde après la crise du Covid-19 qui touche partout dans le monde d'abord et surtout les personnes les plus vulnérables et les jeunes ...
On la critique, on la redoute, on la brandit comme une menace de chaos : la dette publique occupe une place centrale dans le débat économique et politique. Mais est-elle forcément dangereuse ? Tout dépend de son emploi. Bien utilisée, notamment pour financer des investissements productifs, elle peut stimuler la croissance et améliorer le bien-être de la population. Mal orientée, engloutie dans l'aide sociale, elle alourdit les finances publiques, fragilise l'État et accroît la vulnérabilité du pays. À travers l'exemple concret de la France, cet ouvrage analyse les ressorts de la dette publique et montre qu'elle n'est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle est un outil puissant, à manier avec discernement. Les auteurs, économistes et financiers de formation, riches d'une longue expérience des marchés et de la gestion, et des finances publiques, livrent une réflexion claire, documentée et accessible. La dette publique pour le meilleur et pour le pire est une invitation à regarder autrement l'endettement des États : non pas comme une fatalité, mais comme un choix qui engage l'avenir.
Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et professeur à l'École d'économie de Paris, Thomas Piketty est l'auteur du Capital au XXIe siècle (2013), traduit en 40 langues et vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires, dont le présent livre est le prolongement.
Désastre écologique, néo-libéralisme, terrorisme : voici les trois menaces qui obscurcissent le présent. On pourrait les croire distinctes. Elles sont les manifestations enchevêtrées d'une évolution commune amorcée au début des années 1980. Pour comprendre le présent, il faut retracer l'histoire surprenante de ces décennies qui ont changé le monde. Et analyser le désordre actuel à rebours des discours dominants. Le changement climatique et l'érosion de la biodiversité déterminent l'avenir. L'intégrisme prospère sur le vide de sens de l'époque. L'oligarchie poursuit sa montée en autoritarisme. Au coeur du danger, des inégalités insupportables nourrissent ressentiment et colère. Le monde peut-il échapper à la guerre civile mondiale ? Oui. Les forces et idées nouvelles que décrit ce livre peuvent nous remettre sur le chemin de paix.
Banerjee Abhijit V. ; Duflo Esther ; Jaquet Christ
Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens. " Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. A condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie. Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain. En cela, Economie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action. Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee ont reçu le prix Nobel d'économie en 2019. De réputation internationale, tous deux sont professeurs d'économie au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Ils y ont cofondé et y co-dirigent le J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté. Ils ont signé, en 2012, Repenser la pauvreté (Seuil).