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Les mots de l'enfermement. Clôtures et silences : Lexique et rhétorique de la douleur du néant
Corona René
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782296557345
Pour Giorgio Agamben " le camp est l'espace qui s'ouvre quand l'état d'exception commence à devenir la règle " ; les camps quels qu'ils soient suscitent aussi les écritures de l'après. L'après n'est jamais facile, il continue, en quelque sorte, la souffrance intérieure qui est née de l'enfermement. Si le point de départ de ce travail était l'oeuvre mémorielle et littéraire du camp à travers le regard aigu et la conscience lucide de quatre écrivains français (Georges Hyvernaud, Henri Calet, Raymond Guérin et Alexandre Vialatte), soldats prisonniers durant la deuxième guerre mondiale, l'auteur n'a pu contourner l'horreur des autres camps, ceux dont la mémoire officialise, de temps en temps et distraitement, le souvenir. C'est de ces camps que surgit la douleur du néant et cet essai tente de décrire la façon dont le témoignage, à travers la poésie, la force des mots et la rhétorique, devient pure littérature. Dans la dernière partie, l'auteur a cherché à montrer comment les mécanismes de la langue du pouvoir et de l'indifférence peuvent générer, à nouveau, l'enfermement et la douleur. Ces clôtures paraissent différentes mais, ici également, la réduction de l'espace et l'intensité de la souffrance se rejoignent dans la perte de la dignité. Encore une fois, la connaissance et l'écriture, produisant la parole de chacun, peuvent offrir, une voie, sinon d'issue, d'espoir.
Nombre de pages
216
Date de parution
26/01/2012
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296557345
Titre
Les mots de l'enfermement. Clôtures et silences : Lexique et rhétorique de la douleur du néant
Auteur
Corona René
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20120126
Nombre de pages
216,00 €
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Pourquoi la poésie ? C'est à cette simple question abstruse que l'auteur de cet essai va tenter de répondre en mettant face à face les deux langues cousines et poétiques : la française et l'italienne, chacune porteuse de spécificités avec un parcours historique différent. Au gré des époques - de la Renaissance au XXe siècle - nous avançons dans un territoire où le lecteur pourra puiser et glaner différents sujets : histoire de la langue, techniques de poéticité, rhétorique, clichés, traduction mais surtout poésie. L'ouvrage se termine avec quelques poètes baroques traduits en italien, ou plutôt une sorte d'atelier de traduction où chacun peut apporter ses propres outils.
L'ombre du premier poème dans la marge des cahiers d'école, les premiers vers se reflètent dans le temps qui passe. A partir de l'enfance la poésie envahit l'espace et les dates, dans ce spicilège de la mémoire écrite (mais les poèmes de jeunesse demeurent absents), sont là pour scander le défilé du temps. Enfance, temps, désenchantement, mémoire. Quand la poésie apparaît, paraphrasant les vers de Patrice Dyerval, pour "faire taire / le long brouhaha malchanceux / des villes caquetières" (MIRAGES DU RIEN ET AUTRES NUEES, 2016 : 65), le mot qui naît spontanément sur nos lèvres est le verbe réfléchir qui se redouble sémantiquement - réfléchit et fait réfléchir - et apporte en soi une vague de pensées, un peu comme le ressac de la mer, métaphore de nos existences, image parfaite de la vie humaine. Dans ce quotidien composé d'allers-retours incessants, l'homme moderne trouverait, à travers le poème, la complétude de soi, celle de la générosité et de la pietas, éloignant ainsi la présence pressante de notre finitude ; comme écrivait Angelo Maria Ripellino : "Ecrire des poèmes dans l'état de siège où nous sommes impliqués cela signifie l'obstination de ne pas succomber aux délabrements, de survivre, en tenant à distance avec la magie du bel canto, avec la plénitude pulpeuse des mots, avec les exorcismes des paronomases et des assonances, la Mort." (A PROPOSITO DI AUTUNNALE BAROCCO, in POESIE, 1990 : 252 ; n. tr.). Le Poème sert aussi à mettre de l'ordre dans nos pensées convulsives, comprendre la diversité des nuances de l'existence ce qui signifie, d'une certaine façon, accepter. Outre l'horizon d'une doxa souvent venimeuse, il y a le "naufragare dolce" du Poème. Et cette douceur du naufrage est bienfaisante.
Dans cette recherche effrénée, linguistique et littéraire d'un imaginaire sous le signe bénévole des études bachelardiennes qui soit, tout à la fois, personnel et à partager, le point de départ sera le passage du temps et des courants (la polysémie n'est pas innocente). Ce livre se présente divisé en quatre grandes sections : tout d'abord, toute la représentation que nous pouvons nous faire, dès notre plus tendre enfance, du monde maritime à travers l'image du "Bateau" , ensuite les voix du "Paysage" que l'on peut diviser entre paysage parisien et autres paysages, puis la période de l'arrière-saison "Les Mots de l'automne" , avec tout ce que comporte l'arrivée d'une saison aussi évocatoire que l'automne. Pour terminer, la quatrième et dernière section que nous avons appelée "Ombres et Lumières" : quand le spectacle est terminé, le rideau tombe et les lumières s'éteignent.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.