Nouvel état des lieux des littératures francophones. Cadres conceptuels et création contemporaine
Corinus Véronique ; Hilsum Mireille
PU LYON
18,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782729709563
Depuis la fin du XXe siècle, un pan de la critique universitaire s'est montré soucieux d'offrir aux études francophones un soubassement épistémologique capable d'asseoir leur légitimité. Le présent ouvrage se situe résolument dans ce sillage. Son originalité tient sans doute à la contribution d'écrivains et d'étudiants conviés à participer à cet effort réflexif. Adoptant une composition polygraphe qui mêle articles scientifiques, essais et entretiens, ce livre esquisse un inventaire des concepts, pratiques et méthodes permettant d'appréhender les écritures francophones du XXIe siècle commençant. Il fait ainsi surgir ou resurgir quelques grandes questions et met en relief certaines nécessités : reconsidérer le concept même de francophonie, inclure la variété de ses espaces et de ses corpus, mais aussi sortir les études francophones de leur confinement. Plus globalement, il s'agit d'élaborer de nouveaux cadres théoriques pour repenser l'espace, le temps et l'histoire littéraire.
Nombre de pages
237
Date de parution
14/11/2019
Poids
334g
Largeur
139mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782729709563
Titre
Nouvel état des lieux des littératures francophones. Cadres conceptuels et création contemporaine
Auteur
Corinus Véronique ; Hilsum Mireille
Editeur
PU LYON
Largeur
139
Poids
334
Date de parution
20191114
Nombre de pages
237,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Ecrivain et homme politique né en 1913 à la Martinique, Aimé Césaire a accompagné le processus de décolonisation qui a marqué le XXe siècle. Descendant d'esclaves et de colonisés, il a fait de l'engagement anticolonial le principe de son existence. Il a fondé, avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, le mouvement de la négritude, à la fois prise de conscience intellectuelle et refus politique de l'assimilation, qui constitue incontestablement l'un des principaux volets culturels de la décolonisation mondiale. Parallèlement, Césaire s'est engagé dans un combat politique, assumant pendant plusieurs décennies les mandats de maire et de député antillais. Face aux trahisons qu'ont constitué à ses yeux la loi de départementalisation, dont il a été le rapporteur, et le communisme, dont il a dénoncé les dérives, il a créé le Parti progressiste martiniquais pour promouvoir l'autonomie. Son écriture singulière, dont la puissance évocatrice est un appel à l'insoumission des peuples et au redressement de l'être, fait de lui un immense écrivain de langue française et une figure majeure de l'humanisme du xxe siècle.
Le cinéma, depuis de nombreuses décennies, cherche à saisir les divers aspects du phénomène migratoire, soucieux de traduire la tension des départs, la dureté des itinéraires, le désenchantement des arrivées mais aussi la richesse des rencontres multiculturelles. Le présent ouvrage entend interroger la manière dont les cinéastes issus des communautés africaines et diasporiques parviennent à en rendre compte, confrontés aux conditions de production, création et réception qui leur sont propres, dans un monde globalisé simultanément à l'origine d'inclusions et exclusions humaines et techniques.
La francophonie littéraire voit, depuis plusieurs décennies, son lectorat se développer. Son accroissement est certes favorisé par une offre éditoriale plus dense et par un nombre plus conséquent de publications, de séminaires universitaires et de prix littéraires la consacrant, mais comment les littératures francophones se donnent-elles à lire en ce XXIe siècle commençant ? Quelles poétiques les oeuvres francophones développent-elles ? Sur quels outils théoriques le monde de la recherche fonde-t-il ses lectures critiques pour saisir leurs spécificités ? Quant aux auteurs, quelles sont leurs sources littéraires et extralittéraires ? Enfin, à quelles difficultés l'édition est-elle confrontée pour les diffuser ?
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.