Esprit vif, plus léger dans ses dessins qu'un danseur de corde, grand travailleur de l'imaginaire, Parmigianino, successeur idéal de Corrège et Raphaël, est sans doute aujourd'hui l'un des artistes italiens du xvie siècle dont les pratiques graphiques sont les mieux connues. L'exceptionnelle collection du cabinet des dessins du Louvre a beaucoup contribué à ce que cette connaissance parvienne jusqu'à nous. Le présent ouvrage, en en présentant un choix, en livre la quintessence. Il permet de voir comment, à la suite de la lame de fonds de la Haute Renaissance, Parmigianino apparut sur la crête d'une nouvelle vague, celle de la maniera, dont le déferlement, loin de n'être qu'écume et embruns, portèrent loin houle, ondes et rouleaux. Fils de peintre mais orphelin en bas âge, encadré par ses oncles, il fit son miel, dès l'enfance, de toutes les nouveautés de Venise (Giorgione, Cima da Conigliano), de Ferrare (Dosso Dossi), de Crémone (Pordenone), de Florence et de Rome (Michel- Ange et Raphaël) et de Parme (Corrège, Anselmi) où il travaillait alors. Fort de ce bagage, il gagna Rome à dix-neuf ans, y sembla à tous Raphaël ressuscité et y captiva par l'aisance de son art tant le pape (en 1524) que ses ennemis, les lansquenets venus saccager la ville (en 1527). Après trois années fructueuses à Bologne, il revint à Parme pour neuf ans et prouva là qu'il avait tout pour être aussi bien le puissant poète de l'équilibre (dans les nobles canéphores de Santa Maria della Steccata) que celui, gracile, de la dissymétrie (dans la Madone au long cou). Mais, exigeant et jamais satisfait, il ne vint au bout de rien. Trop soucieux d'atteindre la grandeur de ses aînés, inconscient d'y être parvenu, il manqua son objectif d'homme de métier en n'achevant que rarement ses grandes entreprise picturales mais, pour notre plus grande délectation, toucha au sublime en multipliant esquisses et projets. De façon toute moderne, il fut moins l'homme d'une oeuvre que celui d'une recherche.
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Nombre de pages
190
Date de parution
01/09/2015
Poids
1 200g
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EAN
9788897737735
Titre
Parmigianino. Dessins du Louvre
Auteur
Cordellier Dominique ; Angelucci Laura ; Lhinares
Editeur
OFFICINA ITALIE
Largeur
0
Poids
1200
Date de parution
20150901
Nombre de pages
190,00 €
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Résumé : Dans l'ombre des frères Le Nain, de Bamboche, de Vermeer, de Poussin et de tant d'autres encore, Michael Sweerts mène une vie obscure. Peintre du menu peuple, il donne beaucoup à tous et leur prend quelque peu. La vie va comme elle vient. Mais voilà qu'à Paris, où il croise un Molière dont nul ne sait le nom, Madame de Saint-Sauveur lui laisse une blessure au coeur. Cet amour secret l'illumine et l'étreint. Et jeté sur les routes, il ne peut s'en défaire. Il le portera partou A Rome, où il peint dans une lumière noire, empruntant ses couleurs à la suie du soleil. A Amsterdam, où les Missions étrangères l'enrôlent. Puis en Syrie, en Perse, et jusqu'en Inde. Là, devenu musicien par le chemin des solitaires, il chantera pour tous l'infini madrigal du néant et celui des soupirs abolis. Avec Le Peintre disgracié, Dominique Cordellier nous offre le roman coloré d'un artiste, parmi les plus ténébreux de son temps, qui, tout au long d'une vie en mouvement, pris entre la peinture et la musique, la mystique et l'amour, choisit à chaque instant d'échouer en beauté.
1620. Stefano apprend à ciseler l'or et l'argent, à peindre des tableaux convenus et à graver finement à l'eau-forte. Quand il voit à Florence l'éléphante que le prince Fakhr-al-Din a conduite dans sa suite, sa vie commence. Une cantatrice quelque peu courtisane, une ânière latine près de Rome, une Polonaise de haut rang en voyage, la servante d'un peintre à Amsterdam, une poétesse cartésienne à Paris, une sultane captive à Malte et d'autres encore donneront corps à cette vie. Elles en feront une fête de l'esprit aux multiples masques, riche d'amours légères, graves et immortelles, joyeuse, tournoyante, comme le sont n peinture les danses macabres quand la mort sauve la joie. Avec Stefano, Dominique Cordellier écrit le roman d'un graveur baroque, dans la lignée de Callot, fin bretteur de l'estampe et curieux du théâtre des hommes.
Cordellier Dominique ; Forcione Varena ; Loisel Ca
Cent trente dessins italiens de la Renaissance et du Premier Age baroque, réunis au long d'une trentaine d'années par un éminent collectionneur parisien, ont été acquis en 2004 par l'Etat français grâce au mécénat du Groupe Carrefour. Cette magnifique anthologie offre une vision très révélatrice de l'art de la Péninsule du XVe au XVIIe siècle : elle comprend en effet des dessins de maîtres tels que Corrège, Lotto, Primatice, Tintoret, Véronèse mais aussi ceux d'artistes moins connus dont les ?uvres, devenues pratiquement introuvables, ne figurent que dans très peu de collections au monde. Portraits, paysages, scènes bibliques et mythologiques illustrent la liberté de style qui caractérise cette période de plein épanouissement artistique. Vingt-cinq de ces dessins vont entrer dans les collections du Louvre. Les autres sont destinés à rejoindre cinq grandes collections publiques françaises : le Palais des Beaux-Arts de Lille, les musées des Beaux-Arts de Marseille, Orléans, Rennes, et les musées de la Ville de Toulouse. L'exposition organisée au Louvre présente l'intégralité de cet ensemble avant sa répartition définitive.
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Combien de fois, lors de la visite d'une exposition, éprouvons-nous le besoin de noter une peinture ou une sculpture qui nous a particulièrement frappés ? Ou de ne pas disperser les pensées nées dans les salles d'un musée ? C'est de là que vient "L'art que j'ai vu. (et que j'aimerais voir). Musées, monuments, expositions", le premier livre de ce genre, dans lequel sont rassemblés les oeuvres, les artistes et les lieux du coeur, ceux que l'on a visités et ceux que l'on n'a pas encore visités. Facile à emporter grâce à son petit format, le volume permet d'établir des listes et des classements précis pour donner son avis sur l'aménagement des expositions et des musées, ainsi que sur la sélection des oeuvres exposées, avec une attention particulière pour les livres et les catalogues d'art. Enfin, ces pages permettent de mettre par écrit les émotions que suscite toute forme d'art, des monuments naturels aux abbayes cisterciennes, des installations contemporaines aux musées d'ethnographie. Idée de cadeau idéale pour les passionnés comme pour les visiteurs occasionnels, Art I've Seen est aussi un outil efficace pour exercer son esprit critique et porter un regard neuf sur le monde.
Andrea Mantegna (Isola di Carturo, près de Padoue, 1431 - Mantoue, 1506) se forme à Padoue dans la culture humaniste, qui inspire la recréation du monde classique dont il décore la chapelle Ovetari tant appréciée par Marcel Proust. Dans le retable réalisé pour l'église San Zeno à Vérone, il synthétise l'influence de Donatello en l'associant à un goût pour la couleur qui deviendra typiquement vénète. Il entre ensuite au service des Gonzague de Mantoue pour le reste de sa vie. 11 peint les fresques de la Chambre des Epoux et réalise les neuf toiles des Triomphes de César. Sa maîtrise de la perspective, le culte de l'antique, son humanité héroïque et ses inventions fantastiques forment un véritable Requiem pour le Quattrocento italien.