Souvenirs du Tonkin. 27 août 1886 - 15 février 1909
Bonnetain Emile ; Copin Henri ; Jung Dominique ; L
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782336428697
Jusqu'ici inédits, ces Souvenirs du Tonkin 1886-1909, en sommeil dans les archives d'Emile Bonnetain, agent des services civils de l'Indochine, offrent un panorama remarquable de cette région sous protectorat français. Les scènes de la vie quotidienne : marché, croyances, enseignement... alternent avec de solides analyses des structures du pays, du rôle des mandarins, de la persistance du sentiment national. L'auteur livre une réflexion critique sur le système colonial et sur son fonctionnement durant la période d'organisation qui suit celle de la conquête. "Mais il faudrait aussi soigneusement se garder de parler d'un idéal ou d'un critérium de civilisation lorsque nous nous trouvons en face d'un peuple qui possède lui-même une culture appréciable, laquelle, pour si figée qu'elle puisse nous apparaître, n'en demeure pas moins à ses yeux supérieure à celle qu'on voudrait lui imposer a priori". Emile Bonnetain, Souvenirs du Tonkin
Nombre de pages
288
Date de parution
04/01/2024
Poids
372g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336428697
Titre
Souvenirs du Tonkin. 27 août 1886 - 15 février 1909
Auteur
Bonnetain Emile ; Copin Henri ; Jung Dominique ; L
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
372
Date de parution
20240104
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
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Raymonde Bonnetain, première Française à avoir atteint en 183 les rives du Niger, a jeté sur le Soudan colonial (Sénégal, Mali, Guinée) un regard bien différent de celui des officiers chargés alors de le "pacifier". Ni exploratrice ni aventurière, elle accompagnait en mission ethnographique le romancier Paul Bonnetain. Mais l'expérience se révèle déroutante pour cette Parisienne en qui la double aventure du voyage et de l'écriture fait surgir des identités insoupçonnées : femme, jeune, blanche, épouse, mère, française, compagne d'un écrivain, écrivaine néophyte elle-même... La rédactrice de ce journal de route nous rappelle, sans complaisance, ni hostilité, ce que fut au quotidien la pratique coloniale. Elle perce à jour les alibis du discours officiel, s'interroge sur les incohérences et la viabilité d'un monde naissant dans la violence. Partagée entre la force des préjugés et l'apprentissage dérangeant des autres, elle invente pas à pas la formule pacifiste et féministe par laquelle elle résumera son expérience viatique : "On colonise par la femme, et par le fusil."
4e de couverture : Ni exploratrice ni aventurière, Raymonde Bonnetain fut pourtant la première Française à atteindre en 1893 les rives du Niger. L'épouse du romancier naturaliste Paul Bonnetain accompagne en effet son mari en mission officielle au Soudan colonial (Sénégal, Mali, Guinée). Pour cette Parisienne, c'est une expérience marquante : femme, jeune, blanche, elle détonne dans cette région de l'Afrique subsaharienne récemment colonisée. En rédigeant son journal, elle n'a de cesse d'observer et de décrire le quotidien des populations autochtones mais aussi la pratique coloniale elle-même. Elle perce à jour les alibis du discours officiel, s'interroge sur les incohérences et la viabilité d'un monde naissant dans la violence. Non sans se défaire de ses préjugés racistes, de témoin, Raymonde Bonnetain devient actrice de l'entreprise coloniale, sûre de la supériorité des Européens sur les Africains. Le récit de cette «éprouvante» mission en Afrique est davantage qu'une relation de voyage : il devient un instrument de la colonisation. Son journal se veut la démonstration qu'il y aurait bien des avantages à ce que la colonisation se féminise¿
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...