Une française au Soudan. Sur la route de Tombouctou, du Sénégal au Niger
Bonnetain Raymonde
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782296041899
Raymonde Bonnetain, première Française à avoir atteint en 183 les rives du Niger, a jeté sur le Soudan colonial (Sénégal, Mali, Guinée) un regard bien différent de celui des officiers chargés alors de le "pacifier". Ni exploratrice ni aventurière, elle accompagnait en mission ethnographique le romancier Paul Bonnetain. Mais l'expérience se révèle déroutante pour cette Parisienne en qui la double aventure du voyage et de l'écriture fait surgir des identités insoupçonnées : femme, jeune, blanche, épouse, mère, française, compagne d'un écrivain, écrivaine néophyte elle-même... La rédactrice de ce journal de route nous rappelle, sans complaisance, ni hostilité, ce que fut au quotidien la pratique coloniale. Elle perce à jour les alibis du discours officiel, s'interroge sur les incohérences et la viabilité d'un monde naissant dans la violence. Partagée entre la force des préjugés et l'apprentissage dérangeant des autres, elle invente pas à pas la formule pacifiste et féministe par laquelle elle résumera son expérience viatique : "On colonise par la femme, et par le fusil."
Nombre de pages
290
Date de parution
31/10/2007
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296041899
Titre
Une française au Soudan. Sur la route de Tombouctou, du Sénégal au Niger
Auteur
Bonnetain Raymonde
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20071031
Nombre de pages
290,00 €
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4e de couverture : Ni exploratrice ni aventurière, Raymonde Bonnetain fut pourtant la première Française à atteindre en 1893 les rives du Niger. L'épouse du romancier naturaliste Paul Bonnetain accompagne en effet son mari en mission officielle au Soudan colonial (Sénégal, Mali, Guinée). Pour cette Parisienne, c'est une expérience marquante : femme, jeune, blanche, elle détonne dans cette région de l'Afrique subsaharienne récemment colonisée. En rédigeant son journal, elle n'a de cesse d'observer et de décrire le quotidien des populations autochtones mais aussi la pratique coloniale elle-même. Elle perce à jour les alibis du discours officiel, s'interroge sur les incohérences et la viabilité d'un monde naissant dans la violence. Non sans se défaire de ses préjugés racistes, de témoin, Raymonde Bonnetain devient actrice de l'entreprise coloniale, sûre de la supériorité des Européens sur les Africains. Le récit de cette «éprouvante» mission en Afrique est davantage qu'une relation de voyage : il devient un instrument de la colonisation. Son journal se veut la démonstration qu'il y aurait bien des avantages à ce que la colonisation se féminise¿
Dès sa parution, en 1883, Charlot s'amuse provoque un énorme scandale : derrière son titre ironique, qui aurait été inspiré par Zola, il s'agit en effet d'un étonnant roman naturaliste traitant de... masturbation. Le jeune Charlot, dont la mère est prostituée, découvre le plaisir solitaire le soir de l'enterrement de son père. Il s'essaie ensuite à l'amour des garçons, mais retombe inéluctablement dans l'onanisme. A l'armée, il a beau fréquenter les bordels, rien à faire, il en revient à " ses obscènes pratiques ". Il sera même tenté d'assassiner une fillette... L'ouvrage rencontre un succès immédiat : on parle de cinq rééditions en quinze jours ! Paul Bonnetain, disciple reconnu de Zola, y gagne le surnom de " Bonnemain ". La polémique est virulente, et les poursuites judiciaires se déclenchent en 1884. L'auteur est acquitté par la Cour d'assises, mais le caractère provocateur de Charlot s'amuse a longtemps occulté la force de ce roman " beau, sinistrement, férocement beau " selon Alphonse Daudet. " Sous le polémiste, concluait la préface de Henry Céard, un écrivain s'est révélé, un vrai. " Au lecteur contemporain de le redécouvrir.