Dès sa parution, en 1883, Charlot s'amuse provoque un énorme scandale : derrière son titre ironique, qui aurait été inspiré par Zola, il s'agit en effet d'un étonnant roman naturaliste traitant de... masturbation. Le jeune Charlot, dont la mère est prostituée, découvre le plaisir solitaire le soir de l'enterrement de son père. Il s'essaie ensuite à l'amour des garçons, mais retombe inéluctablement dans l'onanisme. A l'armée, il a beau fréquenter les bordels, rien à faire, il en revient à " ses obscènes pratiques ". Il sera même tenté d'assassiner une fillette... L'ouvrage rencontre un succès immédiat : on parle de cinq rééditions en quinze jours ! Paul Bonnetain, disciple reconnu de Zola, y gagne le surnom de " Bonnemain ". La polémique est virulente, et les poursuites judiciaires se déclenchent en 1884. L'auteur est acquitté par la Cour d'assises, mais le caractère provocateur de Charlot s'amuse a longtemps occulté la force de ce roman " beau, sinistrement, férocement beau " selon Alphonse Daudet. " Sous le polémiste, concluait la préface de Henry Céard, un écrivain s'est révélé, un vrai. " Au lecteur contemporain de le redécouvrir.
Nombre de pages
319
Date de parution
08/11/2000
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080681034
Titre
Charlot s'amuse
Auteur
Bonnetain Paul
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20001108
Nombre de pages
319,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Romancier, avant de devenir correspondant de guerre pour le compte du Figaro, Paul Bonnetain rapporte du Tonkin un récit qui s'apparente davantage au journal de route d'un écrivain en quête d'un style qu'à un reportage. Texte précurseur publié en 1884, Au Tonkin raconte les prémices de la colonisation de l'Indochine et livre une réflexion sur le pouvoir de l'écriture et sur sa capacité à rendre compte du réel lorsque les repères sont faussés, lorsque l'idéologie entre en tension avec les intentions esthétiques.
Dans ce recueil, Paul Bonnetain condense ses sensations du Soudan en nouvelles et croquis. Il dépeint la vie dans la brousse africaine, explorant les thèmes de la colonisation, des rencontres avec les populations locales, et des paysages arides. A travers ses observations, Bonnetain offre un témoignage de son expérience au Soudan.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.