Un demi-siècle d'africanisme africain. Terrains, acteurs et enjeux des sciences sociales en Afrique
Copans Jean
KARTHALA
18,00 €
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EAN :9782811104047
Le passage à l'indépendance politique, qui se prépare en Afrique dès les années 1950, marque aussi, dans le domaine de la recherche en sciences sociales, une étape dans un processus déjà engagé depuis l'entre-deux-guerres. Mais l'indépendance des institutions ne signifie pas pour autant une dynamique d'autonomie scientifique et intellectuelle. Certes les contestations académiques de l'ordre impérial sont d'abord apparues dans les métropoles, mais les remises en cause africaines ont répondu à leurs propres perspectives. L'une des formes de cette maturation est l'apparition de traditions nationales spécifiques. Le cas du Sénégal est notamment analysé de ce point de vue. Deux thématiques méritent l'attention : les cultures ordinaires de la production des savoirs (la nature de l'écriture, des sociabilités professionnelles et des modes d'enquête) d'une part et l'historicité des disciplines (philosophie, anthropologie) et des théories (le marxisme notamment) d'autre part. Les exemples sont puisés aussi bien en Afrique francophone qu'en Afrique orientale et australe, anglophone et lusophone. Le lecteur ne trouvera pas dans cet ouvrage, publié à l'occasion du cinquantenaire des indépendances, un bilan exhaustif, mais une approche critique, sans doute dérangeante, des nombreuses illusions panafricaines, ethno-nationalistes et postcoloniales qui persistent encore dans les études africanistes africaines, victimes, depuis plus d'une décennie, du double piège de la consultante pour le développement et de l'émigration mandarinale en Amérique du Nord.
Nombre de pages
200
Date de parution
06/09/2010
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811104047
Auteur
Copans Jean
Editeur
KARTHALA
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135
Date de parution
20100906
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200,00 €
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Biographie de l'auteur Jean Copans est un des "africanistes" français les plus réputés, et l'auteur de nombreux ouvrages. Parmi les plus récents : "Ethnologie" (Le cavalier bleu. 2010). "Sociologie du développement" (Armand Colin. 2010), "Un demi-siècle d'africanisme africain" (Karthala. 2010).
L'ouvrage présente et analyse l'ensemble de l'oeuvre de Georges Balandier paru entre 1947 et 2013, et pas seulement le parcours africaniste qui l'a rendu célèbre. Il s'agit d'une analyse textuelle et contextuelle présentée de manière simultanément chronologique et thématique. Auteur ou directeur de publication d'une trentaine d'ouvrages, de plusieurs centaines d'articles scientifiques, d'entretiens et de comptes rendus, Georges Balandier a abordé une multiplicité de domaines au cours de ses quarante ans de carrière et trente ans d'"après-carrière". Il est d'abord sociologue d'une Afrique qu'il a qualifiée d'ambiguë et dont il décrit les changements sociaux, religieux, politiques et enfin urbains au cours des années 1950-1960. Inventeur de la sociologie du développement et du tiers-monde, puis de l'anthropologie politique à la française (années 1950-1970), il élargit ensuite ses champs d'observation aux surmodernités occidentales fondées, entre autres, sur les biotechnologies, les nouveaux médias et les nouvelles formes de relations sociales et de communication (années 1980-2010). Jouant constamment des complémentarités de l'anthropologie et de la sociologie, il pratique une science sociale dynamique, actuelle, attentive aux caractères inédits des évolutions sociétales mondiales, fondée sur le principe du détour, hors de tout dogmatisme conceptuel ou méthodologique.
Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.