Avec ce nouveau roman, Dennis Cooper continue d'explorer l'Amérique du désarroi adolescent et de la perte de toute valeur. Plus précisément il entreprend ici de décrire ce phénomène des jeunes assassins qui tout à coup décident d'exterminer tout ce qui bouge dans leur lycée avant de généralement retourner leurs armes contre eux. On pense bien entendu à Columbine, on pense à Elephant, le dernier film de Gus Van Sant (Palme d'or à Cannes). Mais personne mieux que Dennis Cooper, sans doute, ne pouvait parvenir à décrire de l'intérieur cette horreur. De l'intérieur parce que sa manière d'écrire, toute de bribes savamment composées et agencées, rend compte de la façon finalement la plus réaliste qui soit, en tout cas la plus convaincante, de l'état de confusion de ces enfants aux familles défaites, de ces jeunes gens sans repères, incapables de maîtriser leurs pulsions, et d'abord de les comprendre, de les formuler. L'homosexualité ici problématique, refusée, et la drogue sont, parmi d'autres, les éléments d'une détresse inconsolable.
Nombre de pages
185
Date de parution
02/10/2003
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782867449734
Titre
DEFAITS
Auteur
Cooper Dennis
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20031002
Nombre de pages
185,00 €
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Ce très bref essai, que nous éditons en bilingue, est en fait le texte d'une conférence prononcée par Dennis Cooper à la Villa Gillet, à Lyon, le 19 janvier 2004, à l'occasion d'une soirée qui lui était consacrée. Il nous a paru tellement frappant, il nous a paru si bien éclairer la démarche de l'un des auteurs américains contemporains les plus importants et étonnants, que nous avons décidé qu'il accompagnerait les publications de Dream police et de Period, depuis longtemps programmées, elles.
A 13 ans, Dennis, le narrateur, découvre une série de photographies représentant un garçon dont le corps a été incroyablement mutilé. Ces images, au lieu de le terrifier, lui font entrevoir la complexité et le mystère de ses propres désirs. Pour lui, le corps, l'enveloppe charnelle, contiendrait tous les secrets qu'il faudrait révéler: « A la télé, j'ai vu ces criminels qui ont méthodiquement tué quelqu'un, et ils sont libres. Ils savent quelque chose d'inimaginable. Vous pouvez en être sûr. » Dans une succession de scènes allant crescendo commence alors une ballade hallucinée, un voyage dans la violence, dont le meurtre serait l'apogée: des faits divers, des coupures de journaux, des rêves, des extraits de films « gore », des fantasmes s'entrecroisent, se sur-impriment, se chevauchent, mettant en scène des personnages à la recherche de sensations de plus en plus extrêmes.
A treize ans, Dennis, le narrateur, découvre une série de photographies représentant un garçon dont le corps a été incroyablement mutilé. Ces images, au lieu de le terrifier, lui font entrevoir la complexité et le mystère de ses propres désirs. Pour lui, le corps, l'enveloppe charnelle, contiendrait tous les secrets qu'il faudrait révéler : "A la télé, j'ai vu ces criminels qui ont méthodiquement tué quelqu'un, et ils sont libres. Ils savent quelque chose d'inimaginable. Vous pouvez en être sûr." Dans une succession de scènes allant crescendo commence alors une balade hallucinée, un voyage dans la violence, dont le meurtre serait l'apogée : des faits divers, des coupures de journaux, des rêves, des extraits de films "gore", des fantasmes s'entrecroisent, se sur-impriment, se chevauchent, mettant en scène des personnages à la recherche de sensations de plus en plus extrêmes. Et composant le paysage dévasté et terrifiant d'une société sans repères. Cerné par ces images, mais toujours obsédé par sa recherche, Dennis part en Europe, en Hollande. De là, il écrit à l'un de ses premiers amants, Julian, une longue lettre (le point culminant du livre en terme de violence et d'horreur) ou il décrit méthodiquement les meurtres qu'il y a perpétrés, les sensations et la jouissance qu'ils lui ont procurés. Julian le rejoint et découvre... que tout était faux. Il n'y a pas de cadavres, pas de morts... mais de l'écriture. Le livre peut se refermer sur lui-même avec les mêmes photographies qu'au début : c'était un trucage, un maquillage, d'ailleurs, si vous regardez bien, sur la dernière photo : cette blessure n'est qu'"un mélange de peinture, d'encre, de scotch, de coton, de tissus et de papier mâché et vous pouvez même distinguer les empreintes de celui qui l'a fabriquée".
Ce coffret contient les deux films documentaires et autobiographiques réalisés par Paul Otchakovsky-Laurens. Dans son premier film Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, Paul Otchakovsky-Laurens raconte son enfance dans cette petite ville. On lui a imposé le silence. Il partage son secret. Avec notamment Marie Chaix, Anne Devauchelle et Jean-Paul Hirsch. Images : Emmelene Landon. Éditeur, le deuxième film de Paul Otchakovsky-Laurens, met en scène les raisons singulières pour lesquelles il exerce son métier. Sa vérité. Avec Jocelyne Desverchère et Antony Moreau, et la participation notamment d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Cadiot, Antonie Delebecque, Paul Fournel, Kiko Herrero, Jean-Paul Hirsch, Vibeke Madsen, Michel Manière, Serge Ramon, Julie Wolkenstein.
Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
Les silos détruits, tout devenait possible, rien n'empêcherait plus Beyrouth de sombrer dans les ténèbres. J'ai ressorti une carte de la ville. Elle est dépliée par terre depuis des semaines. Je mesure les distances. L'appartement de mes parents est à 825 mètres des silos du port. La maison de ma grand-mère, rue Pasteur, à 650 mètres. Sahar, elle, était sur le quai. Elle a filmé la dernière scène.