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Frisk
Cooper Dennis
POL
18,25 €
Épuisé
EAN :9782867449239
A treize ans, Dennis, le narrateur, découvre une série de photographies représentant un garçon dont le corps a été incroyablement mutilé. Ces images, au lieu de le terrifier, lui font entrevoir la complexité et le mystère de ses propres désirs. Pour lui, le corps, l'enveloppe charnelle, contiendrait tous les secrets qu'il faudrait révéler : "A la télé, j'ai vu ces criminels qui ont méthodiquement tué quelqu'un, et ils sont libres. Ils savent quelque chose d'inimaginable. Vous pouvez en être sûr." Dans une succession de scènes allant crescendo commence alors une balade hallucinée, un voyage dans la violence, dont le meurtre serait l'apogée : des faits divers, des coupures de journaux, des rêves, des extraits de films "gore", des fantasmes s'entrecroisent, se sur-impriment, se chevauchent, mettant en scène des personnages à la recherche de sensations de plus en plus extrêmes. Et composant le paysage dévasté et terrifiant d'une société sans repères. Cerné par ces images, mais toujours obsédé par sa recherche, Dennis part en Europe, en Hollande. De là, il écrit à l'un de ses premiers amants, Julian, une longue lettre (le point culminant du livre en terme de violence et d'horreur) ou il décrit méthodiquement les meurtres qu'il y a perpétrés, les sensations et la jouissance qu'ils lui ont procurés. Julian le rejoint et découvre... que tout était faux. Il n'y a pas de cadavres, pas de morts... mais de l'écriture. Le livre peut se refermer sur lui-même avec les mêmes photographies qu'au début : c'était un trucage, un maquillage, d'ailleurs, si vous regardez bien, sur la dernière photo : cette blessure n'est qu'"un mélange de peinture, d'encre, de scotch, de coton, de tissus et de papier mâché et vous pouvez même distinguer les empreintes de celui qui l'a fabriquée".
Nombre de pages
205
Date de parution
23/10/2002
Poids
210g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782867449239
Titre
Frisk
Auteur
Cooper Dennis
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
210
Date de parution
20021023
Nombre de pages
205,00 €
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Il vit pour ces moments-là, où il est parfaitement calme à sa manière, quand il se voit dans un miroir, ou aperçoit son reflet plus lointain sur le visage d'un homme qui essaie de lui donner un orgasme dont il ne veut même pas. Mark pointe l'arme sur sa tempe mais ne presserait jamais sur la détente. Il apprécie les gens avec qui il couche mais sans plus. Penser à autre chose que le sexe l'ennuie.
Résumé : "Ce très bref essai, que nous éditons en bilingue, est en fait le texte d'une conférence prononcée par Dennis Cooper à la Villa Gillet, à Lyon, le 19 janvier 2004, à l'occasion d'une soirée qui lui était consacrée. Il nous a paru tellement frappant, il nous a paru si bien éclairer la démarche de l'un des auteurs américains contemporains les plus importants et étonnants, que nous avons décidé qu'il accompagnerait les publications de Dream police et de Period, depuis longtemps programmées, elles.
A 13 ans, Dennis, le narrateur, découvre une série de photographies représentant un garçon dont le corps a été incroyablement mutilé. Ces images, au lieu de le terrifier, lui font entrevoir la complexité et le mystère de ses propres désirs. Pour lui, le corps, l'enveloppe charnelle, contiendrait tous les secrets qu'il faudrait révéler: « A la télé, j'ai vu ces criminels qui ont méthodiquement tué quelqu'un, et ils sont libres. Ils savent quelque chose d'inimaginable. Vous pouvez en être sûr. » Dans une succession de scènes allant crescendo commence alors une ballade hallucinée, un voyage dans la violence, dont le meurtre serait l'apogée: des faits divers, des coupures de journaux, des rêves, des extraits de films « gore », des fantasmes s'entrecroisent, se sur-impriment, se chevauchent, mettant en scène des personnages à la recherche de sensations de plus en plus extrêmes.
Je ne cherche pas ailleurs. Rahmat, le Kabuliwalla, c'est moi. Je ne le filme pas comme un autre, je n'écris pas pour fuir. Je raconte mon histoire à travers lui. Car ce que je poursuis, ce que je veux sauver, ce que je veux comprendre - c'est moi-même, dans ce regard d'exilé, dans ce corps en marche, dans ce silence d'avant la parole.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.