L'enseignement du Coran, de l'arabe et des sciences islamiques a, pendant longtemps, été le monopole des hommes qui ont créé, en Sénégambie, les plus célèbres foyers d'enseignement musulman. Aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, du fait de nombreux freins sociaux et culturels, rares étaient les femmes savantes, formées, enseignantes et formatrices à s'impliquer comme actrices principales dans ces institutions éducatives informelles. L'arrivée de Sayda Maryam Niasse dans un domaine réservé, sauf exception, aux hommes au Sénégal constitue, pour l'époque, une révolution. L'initiative de cette battante pour la cause féminine et humaine a nécessité beaucoup de courage, d'engagement, d'abnégation et de détermination. La vie et l'oeuvre d'une des pionnières dans le domaine de l'éducation musulmane, qui a passé toute sa vie au service de la communauté, représentent un véritable cas d'école qui doit faire tache d'huile. Sa participation à la construction nationale mérite d'être connue et constitue l'un des principaux objectifs de cette recherche.
L'introduction de l'Islam au Sénégal au XIe siècle par les Arabo-Berbères a engendré l'enseignement du Coran, de l'arabe et des Sciences islamiques. Créée en 1939, l'école de Koki joue un rôle primordial dans le domaine de l'enseignement arabo-islamique au Sénégal. Entre 100 et 170 élèves mémorisent le Coran chaque année. Plus de 160 sortants sont diplômés des universités arabes.
Il ne saurait être question de rester dans le déni au seul motif de ses origines ou des injustices subies. Chacun dispose de la possibilité de construire la vie à laquelle il aspire ; tout dépend des choix effectués. Il importe de valoriser l'image des jeunes issus de milieux défavorisés en poursuivant leurs objectifs et en s'engageant chaque jour pour un avenir meilleur. Aucun parcours vers la réussite n'est linéaire : la vie se compose d'épreuves et de réussites qui contribuent à l'évolution de chacun. De l'ombre à la lumière - Réussir malgré tout s'adresse à celles et ceux issus des quartiers populaires. Cet ouvrage vous invite à vivre en accord avec vos convictions, à savourer chaque moment, et à transformer les difficultés en leviers pour progresser.
Présentation de l'éditeur À première vue, ça peut sembler banal. Une classe de seconde qui se distingue en remportant un concours, ça arrive tous les ans. Mais quand il s’agit d’un lycée de banlieue où les profs, à force de se confronter à des cas difficiles, ont des raisons d’être lassés, et où les élèves, à force d’être mal vus, perdent leur estime d’eux-mêmes, l’événement acquiert une tout autre portée. Et quand ce concours porte sur la Shoah, à une époque qui excite l’antisémitisme et le racisme, cette victoire devient puissante.Puissante au point d’inspirer à l’un des élèves de la classe, Ahmed Dramé, une belle histoire à scénariser et un livre édifiant à écrire.Derrière le quotidien singulier d’une classe « à problèmes » devenue classe à lauriers, au-delà de l’audace de ses protagonistes et de la transformation d’Ahmed, se dessinent en filigrane les pires errements de l’Histoire.Le lycéen devenu adulte ne sortira pas indemne de sa rencontre avec Léon et les autres survivants, à l’âme abîmée mais rayonnante. Il renaîtra profondément touché et infiniment plus fort.
Battant en brèche l'idée d'une paix coloniale scrupuleusement respectée, cet ouvrage démontre d'abord la difficulté du colonisateur à faire respecter sa loi et sa voie. Il met également en exergue la complexité de l'interaction colonisateur/colonisé qui pouvait aller de l'assujettissement à la collaboration/accommodement en passant par un rapport de défiance/résistance. S'appuyant sur des archives inédites, cet ouvrage revisite la participation des tirailleurs sénégalais à la défense métropolitaine et l'enjeu stratégique que fut la base de Dakar dans le second conflit mondial.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...