Une fois le chêne tombé, disaient les Anciens, tout homme peut venir y chercher son bois ! Le " déclin de la figure paternelle " est aujourd'hui devenu un lieu commun des débats de comptoir comme des salles d'audience, un phénomène social de notre temps. Tout le monde s'accorde pour dire que l'autorité paternelle, réduite comme une peau de chagrin, n'est plus ce qu'elle était. La théorie psychanalytique reflète cette évolution, étant passée d'un père tout-puissant, agent de la séduction et responsable de l'origine traumatique des névroses, à une fonction paternelle réduite à son épure langagière de signifiant. Mais la véritable innovation de notre époque sur la question de la paternité est apportée par Joyce : son Ulysse contient en germe une figure du père frappée d'une fragilité quasi structurelle. Le lien naturel devient contingent et le père acquiert le statut d'une création du sujet, fruit d'une " épiphanie " spirituelle que l'écriture joycienne rend palpable. En jouant de la lecture croisée de Freud, de Lacan et de Joyce, cette étude sur le père tente de sortir des discours actuels convenus sur le déclin de l'autorité paternelle, pour construire une approche renouvelée de la notion, laissée ouverte à la création. L'auteur met en avant une autre façon de penser le lien, prenant appui sur le rêve pour montrer qu'en fin de compte, il n'est de père que dans l'inconscient.
Nombre de pages
266
Date de parution
17/02/2012
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296966666
Titre
Qu'est-ce qu'être un père ?
Auteur
Constantopoulos Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20120217
Nombre de pages
266,00 €
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La vie amoureuse est au coeur de la psychanalyse. Mais son approche, héritée de la philosophie, n'est pas dénuée de moralisme: elle accorde habituellement la première place au désir et au manque, ne laissant au plaisir que la portion congrue. Pourtant, la notion de "gain de plaisir" avait surgi sous la plume de Freud au temps de ses premières découvertes, associée au mécanisme du plaisir préliminaire. Il en avait même fait un principe, sous la domination duquel il avait également placé le jeu de l'enfant, le mot d'esprit, la création poétique, le théâtre...L'auteur reprend, dans cet ouvrage, le fil théorique du "jeune Freud', auquel Lacan a fait écho avec son plus-de-jouir. Il remet la question du plaisir à l'ordre du jour, en relevant le défi que l'érotique de notre temps adresse à la psychanalyse. Il invite à une traversée, dont les étapes: le féminin, l'infantile, le mirage pervers, la spiritualité, l'étrangeté sexuelle... sont autant de lieux où s'effectue la confrontation du sujet à l'altérité de son désir. Ces itinéraires croisés entre plaisir et jouissance laissent apparaître les enjeux de l'Autre. Biographie de l'auteur Michel Constantopoulos est psychanalyste à Strasbourg."
De tout temps, en tous lieux et dans toutes les sociétés, le récit est présent : il a une fonction d'échange et est en même temps l'enjeu d'une communication ; les histoires ont le pouvoir de constituer une réalité. A côté des discours politiques, d'autres "récits" sociaux (concernant consciences, croyances et identités, pratiques et procédures du travail, habitudes) ou des créations artistiques à succès (qui expriment rêves, désirs et phobies) jouent aussi un très grand rôle et méritent d'être analysés scientifiquement.
Des termes tels que "culture" ou "barbarie" prêtent à beaucoup de confusions aussi bien dans le langage scientifique que dans le langage commun. Certains penseurs jugent que la référence à la barbarie n'exprime que la peur de l'inconnu (ou la peur de l'autre") ; aussi la question identitaire se trouve-t-elle au centre de la problématique. Freud considérait comme inévitable la lutte "éternelle" entre Eros et Thanatos, lutte que les diverses cultures essayent de dissimuler : un aperçu historique des temps modernes ne peut que confirmer l'existence, dans toute société, d'attitudes qui consistent à bafouer l'humanité de "l'autre" ; ce sont justement ces "attitudes" qui pourraient résumer le sens fondamental du terme "barbarie". Pour lutter contre la barbarie, le projet politique semble indispensable ; or, c'est la "dépolitisation" qui caractérise la société moderne, faite d'exclusions et d'inégalités. Le présent recueil dresse le bilan des diverses barbaries contemporaines et participe d'un effort de réflexion sur les conditions de leur éventuel dépassement.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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