Biographie de l'auteur Comenius naquit en 1592, à Uhersky-Brod, selon certains à Niwnice, au sein de la communauté des Frères Moraves, issue elle-même de la branche pacifiste des groupes hussites. La première partie de sa vie fut toute entière consacrée à sa communauté. Lui-même reçut tout d'abord son éducation scolaire dans les écoles de l'Unité. C'est à Prerov, à l'Ecole latine, qu'il eut le bonheur d'être remarqué par un directeur, lui-même membre respecté de la fraternité. Celui-ci fut assez perspicace pour remarquer ses talents et l'encouragea à poursuivre ses études. II fut donc envoyé en Allemagne, à Herborn, Université Calviniste, et à Heidelberg, pour y poursuivre ses études. Là il rencontra Arndt, Alsted et Ratichius. Il y prit connaissance de l'oeuvre de Bacon, qui le familiarisa avec l'approche scientifique des problèmes humains, et de la "Fama Fraternitatis Rosae Crucis", de Jean Valentin Andreae. De retour en Bohême, il enseigna dans l'école où il avait été élève. Il fut ordonné prêtre à l'âge de vingt-quatre ans. Deux ans plus tard, on le retrouve à Fulnek, ou il exerce son ministère, combinant l'activité sacerdotale avec celle de pédagogue, ce qui pour lui constituait un tout. Il prit très au sérieux ses responsabilités envers la population. Son enseignement ne se limitait pas à des aspects théoriques puisque, par exemple, il apprenait aux jeunes à percer les secrets de la nature par le biais, par exemple de l'apiculture pratique. Comenius vécut deux événements qui influencèrent profondément le cours de sa vie. Au cours de ses études, soit à Marbourg, soit à Heidelberg (1613-1614), il apprit l'existence de la Rose-Croix et eut en tout cas certainement connaissance de la Fama Fraternitatis avant sa parution. Puis quelques années plus tard, il vécut de façon intense les persécutions dirigées contre l'Unité des Frères, et finalement, la défaite de la Montagne blanche, fin de l'aventure Bohémienne de la reine Elisabeth et du roi Frédéric. Nous sommes en 1620. Pour sa communauté, c'est l'exil en Pologne, à Leszno. En 1628 et 1629, Comenius entre en relation épistolaire avec Jean Valentin Andreae. A la suite de cet échange, Jean Valentin transmet à Comenius le flambeau, l'héritage de l'ordre de la Rose-Croix tout entier. Quelques années plus tard, il tente de créer en Angleterre le " Collège Universel de la Lumière " auquel rêvaient tous les lettrés de cette époque. La guerre civile l'en empêche et ce n'est que 26 ans après que Comenius publia à Amsterdam, sur commande de la Royal Society, la " Via Lucis ", noyau de son oeuvre (traduit et à paraître). Il fut un éternel voyageur exilé, réforma le système éducatif Suédois et Hongrois, refusant de se confronter aux jésuites et déclinant donc l'invitation de Richelieu. Il écrivit plus de cent ouvrages, et sa dernière oeuvre, l'Unique nécessaire, véritable testament spirituel, vous est ici présentée. Il mourut à Amsterdam en Novembre1670. Enseveli à Naarden, sa tombe porte le numéro huit.
Nombre de pages
188
Date de parution
03/06/2009
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296095441
Titre
L'unique nécessaire
Auteur
COMENIUS JAN AMOS
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20090603
Nombre de pages
188,00 €
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Jan Amos Comenius (1592-1670) a connu une existence mouvementée. Appartenant à une Église réformée, l'Unité des Frères moraves, il doit quitter sa Bohême natale lors de la Guerre des Trente ans. Il passera le reste de sa vie en exil, de la Pologne aux Pays-Bas, en passant par la Suède et la Hongrie. Son oeuvre didactique et philosophique le rend rapidement célèbre. S'il doit surtout sa renommée à son innovatrice méthode d'apprentissage des langues, Comenius vise un projet bien plus vaste : poser les bases de la sagesse universelle, la " pansophie ". En contact avec l'élite sociale, politique et intellectuelle de l'Europe, il est invité en Angleterre en 1641 par ses admirateurs puritains, puis, en 1642, par le Cardinal de Richelieu, qui le convie à fonder en France une école pansophique. A la fin de sa vie, il répond aux virulentes attaques de son ancien ami Samuel des Marets dans la Continuatio admonitionis Comenii ad Maresium. Ce texte, traduit pour la première fois en français, constitue une remarquable source de renseignements sur l'itinéraire du grand penseur tchèque et sur son rôle dans les échanges intellectuels au XVlle siècle.
En plein milieu du XVIIe siècle, au c'ur d'une Europe déchirée, Coménius (1592-1670) formule avec fermeté le double principe qui marquera l'orientation de l'instruction moderne : - il faut que tout soit enseigné à tous. Aussi l'enseignement doit-il être résolument universel dans son objet, sa méthode, son public, sa finalité. Nature et Religion se rejoignent pour en garantir le fondement. - Le destin spirituel des hommes ne doit jamais entraîner le rabaissement de la vie matérielle, temporelle et civile. Ce monde-ci n'est pas à fuir mas à organiser en vue d'une existence meilleure. D'où le souci d'une éducation scientifique et technique. Avec Michelet et Durkheim, il est pertinent de voir dans La Grande Didactique, l'?uvre majeure du " Galilée de l'éducation ".
En plein milieu du XVIIIe siècle, au c'ur d'une Europe déchirée, Coménius (1592-1670) formule avec fermeté le double principe qui marquera l'orientation de l'instruction moderne : - il faut que tout soit enseigné à tous. Aussi l'enseignement doit-il être résolument universel dans son objet, sa méthode, son public, sa finalité. Nature et Religion se rejoignent pour en garantir le fondement. - le destin spirituel des hommes ne doit jamais entraîner le rabaissement de la vie matérielle, temporelle et civile. Ce monde-ci n'est pas à fuir mais à organiser en vue d'une existence meilleure. D'où le souci d'une éducation scientifique et technique. Avec Michelet et Durkheim, il est pertinent de voir dans La grande didactique l'?uvre majeure du « Galilée de l'éducation ».
Est ici présentée la traduction d'un texte inédit de Comenius qui met en rapport les métiers de l'imprimerie et les fonctions éducatives. L'éducation y est comprise comme l'art par lequel les concepts, imprimés sur les pages, sont imprimés dans les esprits, dans le but de former des « livres vivants ». Ces analogies, leur originalité et leurs limites sont analysées en détail. Puis les interprétations modernistes et antimodernistes de Comenius sont dépassées à partir d'une critique de Patocka, son éditeur tchèque. Le commentaire montre finalement que ce curieux texte du XVIIe siècle permet de modéliser l'incorporation scripturale progressive et totale de l'humanité, actuellement en cours à travers la mutation numérique.