Trésors de l'Antiquité. Céramiques grecques du musée de Boulogne-sur-Mer
Colonna Cécile ; Denoyelle Martine ; Gaultier Fran
INVENIT
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EAN :9782376800347
Le musée de Boulogne-sur-Mer possède l'un des plus beaux ensembles français de vases grecs. Celui-ci, acquis par la Ville en 1861, provient pour l'essentiel de la collection constituée par Charles Louis Fleury Panckoucke, fils d'un imprimeur-libraire et lui-même éditeur. Passionné d'antiquités, Panckoucke acquiert en particulier une série de vases grecs ayant Héraclès pour sujet, au point qu'il projeta d'éditer une Héracléide pour diffuser les images du héros auprès du plus grand nombre. C'est cette collection que la Ville acheta, confortée dans son choix par Adrien de Longpérier, conservateur du musée du Louvre : "Si vous achetiez la collection, la Ville de Boulogne aurait la seule belle collection (de vases) qui existe en dehors de Paris ; cela ferait une spécialité pour votre Musée que les savants d'Allemagne viendraient visiter après le Louvre." (Lettre du 22 juillet 1861.) A travers 41 pièces choisies, c'est cette collection qui est à l'honneur dans cet ouvrage : son origine, sa destruction partielle en 1918 quand une torpille allemande réduisit nombre de céramiques en tessons, sa restauration et sa nouvelle présentation après des décennies d'un travail minutieux Malgré les vicissitudes des deux guerres mondiales, le fonds compte toujours plus de 470 numéros, parmi lesquels quelques vases d'artistes majeurs, comme l'amphore représentant le suicide d'Ajax attribuée au potier et peintre Exékias, Eros parle Peintre de Berlin ou encore le vase à partir duquel Beazley forgea l'identité du Painter of the Boulogne Horse. Largement illustré, le lecteur trouvera dans cet ouvrage, auquel ont contribué les plus grands spécialistes français du sujet, les derniers apports de la recherche scientifique sur le sujet tout autant que le bonheur des yeux.
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Nombre de pages
160
Date de parution
07/02/2020
Poids
960g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782376800347
Titre
Trésors de l'Antiquité. Céramiques grecques du musée de Boulogne-sur-Mer
Auteur
Colonna Cécile ; Denoyelle Martine ; Gaultier Fran
Editeur
INVENIT
Largeur
210
Poids
960
Date de parution
20200207
Nombre de pages
160,00 €
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Les vases grecs de la collection de Luynes constituent un des plus remarquables ensembles de vases figurés: ces oeuvres au décor spectaculaire apportent une foule d'informations sur la Grèce antique pour qui sait interpréter leur subtil langage. Elles ont été rassemblées par Honoré d'Albert, duc de Luynes (1802-1867), une des plus illustres figures des arts et de l'archéologie du XIXe siècle. Cet aristocrate, érudit et mécène, avait une véritable passion pour l'antiquité; sa fortune lui permit de constituer une collection exceptionnelle de statues, vases, bijoux, monnaies... À la fin de sa vie, il offrit l'ensemble au «Cabinet des Médailles» de la BnF pour prendre place à côté des collections royales. La céramique grecque y forme un ensemble de première importance: les moyens financiers, les connaissances et le goût du duc de Luynes lui ont permis d'acquérir les plus beaux objets qu'il pouvait trouver. Cette collection permet de découvrir comment les artisans athéniens aux VIe et Ve siècles av. J.-C. ont créé une des productions céramiques les plus sophistiquées, dont le décor provient presque uniquement du contraste entre la couleur rouge de l'argile et le beau vernis noir brillant. Utilisés par les élites grecques mais aussi étrusques qui les faisaient venir en Italie, ces vases étaient principalement utilisés dans la vie quotidienne, dans le cadre du banquet ou pour la toilette. Certains étaient aussi choisis pour honorer les dieux ou les morts. Les images qu'ils nous donnent à voir, d'une qualité esthétique indéniable, sont extrêmement précieuses pour nous permettre d'appréhender comment les Athéniens représentaient leurs dieux et leurs héros; Zeus, Dionysos, Héraclès ou les héros de la guerre de Troie y apparaissent, seuls ou dans certains épisodes mythiques. Les peintres ont aussi abordé certains aspects de la vie quotidienne antique: les jeux athlétiques, la guerre, les rites funéraires... Chaque vase éclaire donc une facette de la vie et des croyances antiques, et, rassemblés par le duc de Luynes, tous se font écho pour nous raconter de formidables histoires.
Boschung Dietrich ; Colonna Cécile ; Mathieux Négu
Les années 1870-1914 sont la Belle Epoque du collectionnisme d'antiques, sorti du cercle restreint des amateurs érudits et fortunés pour se répandre plus largement dans la société européenne, qui acquiert des statuettes bon marché aux marbres les plus prestigieux. Lieux centraux où se font et défont les collections, les salles de vente, notamment parisiennes, sont au coeur des stratégies des différents acteurs du marché.
Le bandit corse de Jérôme Monti n'est pas un délinquant, il est celui qui a le mode d'existence le plus conforme et le plus fidèle à ce qu'est la Corse des années 1880, une terre rebelle et fière, dont les hommes vengent leur honneur bafoué d'un coup de fusil ou de couteau : ils appliquent la fameuse vendetta. En cette fin de XIXe siècle, la Corse est selon lui le seul pays où le mot "bandit" soit encore employé dans son acception primitive, celle de "banni". Si on retrouve dans ce récit le lyrisme de Prosper Mérimée ou le réalisme de Guy de Maupassant, Quand j'étais bandit plonge de manière inédite des mois durant dans la beauté du maquis, aux côtés de hors-la-loi singuliers, véritables héros de roman d'aventures et figures marquantes d'une relation de voyage sur une île qui fascine autant qu'elle inquiète. Ce récit autobiographique haletant est ici complété de l'essai La vendetta dans l'histoire de Pierre-Paul Raoul Colonna de Cesari-Rocca, l'un des premiers historiens de la Corse et contemporain de Jérôme Monti.
Cristofoli Vincent ; Villepin Patrick de ; Patry S
Baignée d'une lumière "autrement plus belle que celle de la Méditerranée", selon les mots d'Auguste Renoir, l'île de Noirmoutier, avec ses horizons infinis et son authentique nature sauvage, offre aux artistes des paysages uniques. Arrivant de toute la France ou de l'étranger, débarquant pour une ou plusieurs journées avec chevalets, pinceaux, toiles, couleurs et autres carnets de croquis, nombreux sont les peintres qui ont arpenté ces paysages noirmoutrins. Des plus renommés (Auguste Renoir, Maurice Denis, André Derain, Jean-Emile Labourer...) aux amateurs talentueux ils ont laissé un ensemble d'oeuvres abondant qui forme une description sensible de cette île, de ses paysages, de ses habitants, et de ses estivants. Le lecteur est invité à partager l'émotion de l'artiste qui, dès l'estacade, se trouve saisi par la beauté du bois de la Chaise ou de la plage des Dames, la où le bleu de l'océan se mêle au vert des chênes et aux ocres des immenses blocs de roche battus par les vagues. L'exposition elle sur toile. "Un siècle de peinture à Noirmoutier (1850-1950)" témoigne de cette histoire picturale étroitement liée aux particularités géographiques et humaines des lieux.
Pourquoi encore un livre-de-masques ? L'essentiel sur le sujet est répété à l'envi dans toutes les préfaces de livres-de-masques : A savoir que le masque masque et démasque, que sa fonction est de cacher (le porteur religieux, comédien ou carnavaleux) et de révéler (le dieu, le personnage, la figure de fantaisie). On y ajoute parfois une autre fonction : la fascination voire la sidération du spectateur. Autre antienne : le masque est universel. Pour développer, illustrer, préciser ces idées, il existe des centaines de livres, catalogues, études sur les masques (Loi du marché rentable des salles de ventes oblige). Mais lesquels ? Les masques africains (depuis le cubisme), océaniens et amérindiens (depuis le surréalisme), himalayens depuis peu, ...on peut ainsi compter plus de 27 publications disponibles sur les masques dogons et 51 sur les masques tibétains. La moindre tradition y est recensée, décrite, expliquée, prête à vendre. Il y a moins d'intérêt (pour le moment, mais cela commence) pour les traditions européennes, les splendeurs de Roumanie ou de l'arc alpin. Pourquoi cette tache aveugle ? C'est à celle-ci que ce livre veut répondre.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.