L'humanitaire ou le management des dévouements. Enquête sur un militantisme de " solidarité internat
Collovald Annie ; Lechien Marie-Hélène ; Rozier Sa
PU RENNES
16,00 €
Impression à la demande
EAN :9782868476890
Depuis une quinzaine d'années en France, un nouveau mode d'action humanitaire est apparu. Des organisations aidant au développement du Tiers-Monde refusent l'étiquette " humanitaire " pour celle de " solidarité internationale ". Se démarquant aussi d'un militantisme politique perçu comme trop idéologique et prisonnier de conflits internes, elles tentent de structurer leur militantisme autour du modèle de l'expertise : souci du diagnostic, élaboration d'un projet ad hoc aux finalités précises, évaluation de l'efficacité des actions de terrain, ajustement des compétences professionnelles à l'objectif visé. Ainsi des salariés proposent, sur la base de leur métier, des " transferts de technologie " et se rendent, en équipe restreinte, en Afrique ou en Asie pour des opérations de modernisation technique cherchant à associer les acteurs locaux. En quoi ce type d'engagement vient-il renouveler un militantisme plus ancien où ce sont les plus proches qui sont aidés et où la loyauté envers les plus faibles se dit davantage en termes politiques ou en " inclination du c?ur " ? Comment se constitue ici le sentiment d'obligation envers les autres ? Comment les autres lointains sont-ils perçue et placée parmi toutes les justifications possibles de l'action ? L'enquête, qui porte sur une centaine d'entretiens et l'observation des réunions au retour de la mission, permet de découvrir un monde de dévouements ; mais un monde pris entre reconversion et déplacement de l'intérêt pour les plus fragiles, entre passion publique et préoccupation managériale. Elle restitue, ce faisant, les paradoxes et les dilemmes que rencontrent ces militante, toutes ces épreuves parfois inattendues et toujours à surmonter pour pouvoir continuer à pratiquer l " humanité " et l'altruisme auxquels ils croient. Ce livre examine ainsi tout à la fois ce que représente concrètement " l'humanitaire " et ce que l'on appelle " les nouvelles formes de militantisme ".
Nombre de pages
233
Date de parution
12/06/2002
Poids
440g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782868476890
Titre
L'humanitaire ou le management des dévouements. Enquête sur un militantisme de " solidarité internat
Auteur
Collovald Annie ; Lechien Marie-Hélène ; Rozier Sa
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
440
Date de parution
20020612
Nombre de pages
233,00 €
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Un nouvel ouvrage sur « mai 68 » ? Oui et non. Oui car il apporte des connaissances inédites sur ce printemps contestataire en s'inscrivant dans le renouvellement récent des approches : regarder loin de Paris, s'intéresser à des militants « ordinaires »... Le dépouillement d'archives privées, syndicales et policières, de la presse locale et alternative croisé avec une centaine d'entretiens biographiques, des organisations gauchistes, des mouvements féministes ont obligé à se déprendre de toute une série de pré-pensés sur ce qui s'est passé pendant les « années 68 » à Nantes. Ce livre dépasse son objet. Réapparaissent des histoires de vie, des élans et des imaginations qui sont longtemps continués ou des processus sociaux oubliés. L'espoir en un avenir plus beau que celui qui était promis et la force des idées collectivement partagées ont fait bifurquer des destins, durer des luttes sociales et changer la peur de camps : tout ce que les puissants détestent.
Comment Jacques Chirac est-il devenu l'héritier politique du gaullisme? L'entreprise fait encore débat. De ce problème delégitimité, cet ouvrage s'attache à révéler les ressorts collectifs. Ce livre est une biographie politique: il s'attache à suivre pas à pas le déroulement d'une vie politique bien plus imprévisible que ne le laisse deviner la trajectoire accomplie. Uneautre histoire du gaullisme et de la Ve République se révèle, toute entière hantée par le charisme d'un de Gaulle idéalisé.
Le populisme a conquis, dans le milieu des années 1980, une place prédominante dans les commentaires politiques pour désigner des phénomènes qui, à l'instar du FN, étaient jusqu'alors pensés comme relevant de l'extrême droite. Cette interprétation actuellement dominante dans différents secteurs du commentaire politique (histoire, analyse électorale, sondages, journalisme) voit dans le FN le premier parti ouvrier de France. Des analyses empiriques désignent les groupes populaires comme les principaux soutiens du parti de Jean-Marie Le Pen. Classes populaires, hier classes dangereuses, aujourd'hui classes autoritaires par ressentiment, aveuglement, inclinaison atavique, mauvaise éducation ou anomie sociale et politique? Des analyses mal fondées, doublées de déformations interprétatives, imposent la figure fantasmatique d'un peuple menaçant pour la stabilité de la démocratie, et dénient une fois de plus ce qu'est la réalité sociale et morale des comportements politiques des groupes populaires. On manque du même coup une véritable analyse des raisons du succès du FN, de la particularité de son déloyalisme politique et de la nature du danger qu'il incarne pour la démocratie. On évite aussi de se poser une question importante pour comprendre comment peut tenir une telle interprétation, si imprégnée de racisme social et si éloignée de toute réalité: à qui et à quoi sert l'autoritarisme prêté au peuple?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.