Terrorisme, guérillas, milices armées, montée des intégrismes et des nationalismes, retour des extrêmes droites, émeutes, violences urbaines on pourrait allonger la liste de phénomènes manifestant une radicalisation de la lutte sociale et politique qui, en occupant très largement la une des quotidiens et les débats politiques, créent une impression de démocraties assiégées et agressées par des extrémismes. Pour expliquer les raisons du surgissement de ces nouvelles menaces, les commentaires privilégient les causes exceptionnelles, extérieures au fonctionnement démocratique : fanatisme, repli communautariste, choc des civilisations, explosion des délinquances, crispation raciste, etc. Les sciences sociales ont des arguments à opposer à de telles représentations qui tracent une frontière claire et étanche entre le " normal " de la modération démocratique et le " pathologique " de la radicalité. Les contributions rassemblées ici, issues de travaux d'historiens, de juristes, de sociologues et de politistes, montrent que la radicalité n'est pas la cause, mais bien une des issues possibles de processus de radicalisation dont la dynamique s'inscrit dans le jeu politique ordinaire, dans des basculements invisibles dont les conséquences se dessinent après coup. Si ce ne sont pas toujours les révolutionnaires qui font les révolutions, il reste à comprendre comment les jeux de surenchère. de compromis, de concurrence et d'alliance qui caractérisent la vie démocratique ordinaire peuvent produire des radicalités qui en minent les fondements.
Nombre de pages
338
Date de parution
11/05/2006
Poids
460g
Largeur
140mm
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EAN
9782843031229
Titre
La démocratie aux extrêmes. Sur la radicalisation politique
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Comment Jacques Chirac est-il devenu l'héritier politique du gaullisme? L'entreprise fait encore débat. De ce problème delégitimité, cet ouvrage s'attache à révéler les ressorts collectifs. Ce livre est une biographie politique: il s'attache à suivre pas à pas le déroulement d'une vie politique bien plus imprévisible que ne le laisse deviner la trajectoire accomplie. Uneautre histoire du gaullisme et de la Ve République se révèle, toute entière hantée par le charisme d'un de Gaulle idéalisé.
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Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
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Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
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