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Oeuvres. Tome 2
Collobert Danielle ; Esposito-Torrigiani Uccio
POL
25,36 €
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EAN :9782846820103
S'il était important de rassembler en un seul volume les livres publiés par Danielle Collobert de son vivant, afin de mettre en lumière la cohérence d'une telle ?uvre, il n'était pas moins important d'en donner à connaître la part souterraine. Souterraine mais non pas inférieure: depuis les fragments de Meurtre restés inédits jusqu'aux Cahiers retrouvésaprès sa mort en passant par les pièces destinées à la mise en ondes, tous les textes réunis dans ce deuxième volume ont été soigneusement conservés par Danielle Collobert, si peu soucieuse pourtant de renommée ou de postérité littéraire, comme en vue d'une possible édition. Ils donnent une profondeur et une ampleur souvent bouleversantes à une telle expérience, poursuivie toute une vie durant, avec uneextrême rigueur et un extrême détachement. Les pièces écrites en collaboration avec Uccio Esposito-Torrigiani, à qui nous devons l'édition des Cahiers, répondent en écho à celles de Danielle Collobert elle-même et aux pages de ce journal écrit en contrepoint de l'?uvre éditée.
Nombre de pages
508
Date de parution
02/06/2005
Poids
522g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782846820103
Titre
Oeuvres. Tome 2
Auteur
Collobert Danielle ; Esposito-Torrigiani Uccio
Editeur
POL
Largeur
155
Poids
522
Date de parution
20050602
Nombre de pages
508,00 €
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Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Je ne cherche pas ailleurs. Rahmat, le Kabuliwalla, c'est moi. Je ne le filme pas comme un autre, je n'écris pas pour fuir. Je raconte mon histoire à travers lui. Car ce que je poursuis, ce que je veux sauver, ce que je veux comprendre - c'est moi-même, dans ce regard d'exilé, dans ce corps en marche, dans ce silence d'avant la parole.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.