La production de l'immatériel. Théories, représentations et pratiques de la culture au XIXe siècle
Mollier Jean-Yves ; Régnier Philippe ; Vaillant Al
PU SAINT ETIENN
20,00 €
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EAN :9782862724836
Siècle du passage à l'économie libérale et à la société industrielle, le XIXe siècle voit en France la création littéraire et artistique prendre tous les caractères d'une "production" - pensée avant même notre entrée, au XXIe siècle, dans l'ère de l'immatérialité numérique -, comme celle de "produits immatériels". Les belles-lettres et les beaux-arts doivent alors et sans retour s'adapter à ce nouveau système d'échanges et de valeurs, viser un public de masse, trouver leur place dans le premier des médias modernes qu'est la presse périodique (journaux et revues). En même temps, l'Etat postrévolutionnaire invente et instaure la pratique spécifiquement française de la politique culturelle à des fins d'autolégitimation, d'identité nationale et d'instruction publique. Il définit juridiquement la propriété intellectuelle. C'est ainsi que s'organise un marché contrôlé et régulé de l'immatériel, dont les principes et les effets ne manquent pas de susciter réflexion et critiques chez les contemporains. Quant aux poètes, romanciers, dramaturges, compositeurs d'opéra, peintres, etc., tous, de créateurs devenus "producteurs", et contraints de se redéployer par rapport au nouveau cadre, ils l'acceptent, le contournent ou le combattent selon des stratégies très diverses. Ainsi, d'une manière ou d'une autre, cette situation finit-elle par s'inscrire dans l'énonciation, dans la poétique et dans la thématique de ce qu'ils persistent à vouloir nommer leurs oeuvres. Bon gré, mal gré, elle les stimule à un renouvellement des formes et des genres. A travers les contributions d'une trentaine de spécialistes du XIXe siècle, l'histoire culturelle et l'histoire de l'art joignent leurs approches à celles de l'histoire littéraire pour proposer des études de cas et construire une vision d'ensemble. L'ouvrage se focalise plus spécialement sur un certain nombre de témoins et d'acteurs centraux, tels Balzac, George Sand, Baudelaire, Vallès, Mallarmé, Courbet, qui permettent de dégager des phénomènes transversaux non dépourvus d'analogies avec la période de mutations actuelle.
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Nombre de pages
471
Date de parution
11/09/2008
Poids
816g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862724836
Titre
La production de l'immatériel. Théories, représentations et pratiques de la culture au XIXe siècle
Auteur
Mollier Jean-Yves ; Régnier Philippe ; Vaillant Al
Editeur
PU SAINT ETIENN
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160
Poids
816
Date de parution
20080911
Nombre de pages
471,00 €
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Ouvert en août 1914 à la navigation internationale, le canal de Panama fait l'objet de mémoires plurielles voire antagonistes. Pour les Français, à l'origine des premières entreprises de creusement de l'isthme, entre 1880 et 1904, le canal évoque de nos jours un immense scandale politico-financier. Pour les Américains, la prouesse technologique de leurs ingénieurs justifie son inscription dans leur roman national. Pour les Colombiens, victimes d'un rapt sur la région du Panama, et pour les Nicaraguayens, qui espérèrent longtemps attirer les capitaux nord-américains dans leur pays, le souvenir de ces événements demeure douloureux. Il l'est encore davantage pour les véritables constructeurs du canal, les Antillais, venus de toute la Caraïbe, qui moururent par milliers sur le tracé du canal. Pour les Panaméens enfin, le canal est l'objet d'une immense fierté et ils refusent de le voir aujourd'hui menacé par le président Donald Trump.
LE LIVRE De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les 50 kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l'incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme "essentiels" par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vebte et de promotion du livre, riches d'une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s'adaptant aux mutations de l'édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies - historiques et contemporaines -, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel.
Entre l'éditeur le plus novateur de son temps et le célèbre romancier, la relation dure quinze ans et produit trois romans : Madame Bovary, véritable coup de tonnerre et immense succès, Salammbô, puis L'Education sentimentale, un échec public et commercial. Comme beaucoup d'histoires de couples, celle-ci commence par un coup de foudre, se prolonge en lune de miel, traverse des tensions et se termine en rupture définitive. Les deux hommes ont de nombreux points communs, mais aussi des conceptions différentes de la littérature : Michel Lévy est un éditeur avisé, qui ne sépare pas la qualité artistique de la valeur commerciale ; en esthète aristocratique, Flaubert méprise les "épiciers", du haut de sa conception d'un art autonome que la publication ne peut que prostituer.
Résumé : De l'Antiquité jusqu'à nos jours, et à travers tous les continents, voici l'histoire des gens de passion qui ont permis aux auteurs de diffuser leurs idées, leurs savoirs, et aux lecteurs de faire provision de culture et de découverte. Un chaleureux et érudit hommage aux libraires, qui ont inventé un métier et n'ont jamais cessé de le faire évoluer. Un hommage nourri d'érudition, de sympathie et de conviction.
Aimer un sourd-muet et " braver le ridicule » : infirmité, genre et société dans Anatole (1815) de Sophie Gay, un roman à redécouvrir. 72Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE /* Style Definitions */ table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size : 0; mso-tstyle-colband-size : 0; mso-style-noshow : yes; mso-style-priority : 99; mso-style-parent : ""; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt; mso-para-margin : 0cm; mso-para-margin-bottom : . 0001pt; mso-pagination : widow-orphan; font-size : 10. 0pt; font-family : "Times New Roman", serif;} Sophie Gay (1776-1852), écrivaine, musicienne et salonnière, mère de Delphine de Girardin, est une figure marquante de la littérature féminine entre Lumières et romantisme. Elle s'inscrit dans la tradition du roman d'analyse classique et dans celle des moralistes, mais elle tient compte également du roman de moeurs anglais et français du XVIIIe siècle. Anatole (1815) est son troisième roman et il reste le plus connu. À Paris, vers la fin de l'Ancien Régime, Anatole et Valentine s'aiment à distance, puisqu'Anatole a une infirmité secrète qui apparemment l'empêche de se marier. Cette infirmité est d'ordre physique (il est sourd-muet), mais elle finit par envahir les sphères du genre, de la sexualité et de la société. Ce texte pose donc les questions de l'obstacle, du secret et de l'exclusion, bien avant les Olivier de Claire de Duras et de Latouche, Armance de Stendhal ou Aloys de Custine. Un aspect particulièrement intéressant du roman tient à sa mise en place d'un couple défiant les normes sociales, et à la réflexion qu'il implique sur les rapports du masculin et du féminin dans la France révolutionnée. Notre texte de base est la seconde édition revue et corrigée du roman (Paris, Tardieu, 1822), qui est rare et n'a jamais été reprise dans les réimpressions suivantes. Le dossier comprend une analyse détaillée du roman dans une introduction divisée en sections thématiques, une note sur l'établissement du texte, des repères biographiques et bibliographiques, des notes et un relevé des variantes.
L'étude de l'architecture du XIXe siècle a atteint un stade où s'opère un virage méthodologique, deux générations d'historiens et de critiques de l'architecture ont réhabilité ce siècle qui avait été réduit à une caricature par les polémiques du modernisme architectural. Cette réhabilitation a débouché sur une représentation beaucoup plus complexe des questions théoriques et une redéfinition formelle de la période. Ces dernières années de nombreux chercheurs - notamment des historiens plus jeunes attirés par le XIXe siècle - ont commencé à poser une série de questions de plus en plus interdisciplinaires, cherchant à situer les thèmes et défis principaux de la pensée et de la pratique architecturales par rapport aux préoccupations culturelles et épistémologiques plus vastes de cette période. Plutôt que l'époque du revivalisme banal, le XIXe siècle pourrait maintenant se caractériser comme l'une des périodes d'expérimentation les plus dynamiques de l'histoire de l'architecture qui a exploré sans relâche le statut épistémologique même de l'architecture en tant que discipline et a mis en question sa propre autonomie en cherchant de nouvelles alliances ou inspirations dans d'autres disciplines, modes d'interrogation ou systèmes de classification.
Comme architecte-urbaniste de Brasilia, Lucio Costa a dessiné l'acte de naissance de la civilisation brésilienne. La plus grande ville-parc du monde, reconnue par l'UNESCO patrimoine de l'humanité, 27 ans après sa fondation, propose " une nouvelle alliance " entre patrimoine et modernité, nature et urbanité : une alternative d'écologie urbaine. Par sa pensée transdisciplinaire mûrie au c?ur des interactions de la triple dimension de son métier - technique, politique, artistique - Lucio Costa suggère un autre paradigme pour déchiffrer notre époque : " Théorie des Résultantes Convergentes ". Par la courbe de sa vie - 1902-1998 - fondée sur une éthique du dépouillement, de la confiance et de l'ouverture, il nous offre plus qu'un témoignage humaniste, peut-être une sagesse de XXe siècle. Jean-Loup Herbert.