Nous sommes alarmés, nous nous trouvons sur la brèche, nous artistes, architectes, écrivains, chercheurs, car les menaces liberticides apparaissent de toutes parts. Dans ce contexte mondial actuel dictatures et nationalismes croissent vite en croisant la grande spéculation économico- financière. Ces menaces prennent soit une forme de communication insidieuse soit une forme de pouvoir absolu. Par ailleurs, un désordre systémique du climat se propage. Il a pour cause profit industriel et intéressement partisan sans limite ni questionnement. Un négationnisme bon-teint narcotise les imaginaires stigmatisant diverses populations au gré d'intérêts opportuns. Surgissent aussi des discours qui s'octroient violence, cynisme de paroles ou d'images, sur les réseaux, en se jouant de la fragilité du monde réel. Se créent aujourd'hui ici et là des représentations fantasmées, des récits fictionnels fous, faits de frontières, barrières, murs qui meurtrissent, qui dénient. Ils livrent de la sorte comme normalités des permis de refouler, d'abandonner, d'accepter que meurent par milliers enfants, femmes et hommes, sur mer et sur terre, en Europe comme ailleurs. Ces mythes en sont la cause et l'effet effarants. Ainsi s'officialisent ces paroles trustant de façon spectaculaire gravité et pertinence apparentes. Elles se permettent même au passage un doux lamento passéiste quand ce n'est pas pour certains l'occasion de l'expression d'un cynisme culturel autre et imagé mais tout aussi obscène, à haute-valeur spectaculaire marchande. La création de Revue STA est une prise de risque éditoriale - une dépense certaine - qui est en soi une exposition au sens strict du terme. Cette exposition s'oppose radicalement aux formes et à l'esprit de ces programmations idéologiques qui aujourd'hui manipulent. Notre édition bisannuelle vise à susciter des attentions, des regards et des lectures sans filtres. Donner une voie d'accès aussi directe que possible aux propos et aux oeuvres. Il s'agit d'envisager là une altérité tout autant que de susciter un dispositif qui recèle et révèle au plus sensible. Il s'agit d'activer formes et sens. De donner à voir et à lire d'emblée chaque contribution pleinement. Affirmer la valeur intrinsèque du déplacement que réalise chaque projet en soi et chaque réflexion, chaque mise en oeuvre, tous porteurs d'une énergie originelle, qu'ils soient isolés, inconnus et/ou hors-marché n'altérant en rien leur teneur... REVUE STA est une forme active assumée de mise en avant des contenus dans une perspective d'ouverture volontariste. Elle prend à la lettre des modes d'expression individués et les place dans un vis-à-vis réflexif. En ce sens, toutes les formes montrées ici, les textes originaux, les citations ou les archives, les conversations ainsi que les expériences puisent dans la création active ou la mémoire des mouvements et des diasporas, dans l'apport des acquis divers présents et passés. Ils peuvent être appontés à celui des recherches et des expériences neuves. Ils peuvent se joindre là et faire naitre des ailleurs encore inédits. Créer une économie subtile des êtres et de leurs potentiels, décoloniser et comprendre ces voies lointaines qui ne demandent qu'à surgir, à être tracées coûte que coûte, sans recherche de profit autre que de saisir le tempo des existences et leurs libres potentiels d'échange.
Nombre de pages
200
Date de parution
13/05/2025
Poids
200g
Largeur
190mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782363451804
Titre
Revue A.
Auteur
COLLECTIF OUVRAGE
Editeur
H DIFFUSION
Largeur
190
Poids
200
Date de parution
20250513
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage, pour la première fois, met en lumière la "clownanalyse". Initiée par les auteurs, cette pratique artistique mobilise et combine de façon originale deux champs jusque-là disjoints : l'improvisation théâtrale en jeu de clown et l'intervention sociale à la demande d'une organisation, d'une entreprise ou d'une institution. Cette innovation replacée dans le contexte culturel et sociopolitique a ouvert avec le clown d'intervention sociale de nouveaux espaces de jeu dans les organisations et dans la vie sociale. Son sens sociopolitique et artistique est décrypté et son évolution depuis une trentaine d'années. Les clownanalystes du Bataclown s'investissent sur le terrain social, comme semeurs de rires et comme ferments des valeurs de solidarité et d'émancipation. A leur suite, les clowns d'intervention sociale traversent les lieux et les événements publics avec empathie et humour plutôt qu'avec agression et ironie, pour rejoindre sans contraindre, révéler sans abuser... Une tragique actualité a mis en valeur l'importance sociale et la fragilité des caricaturistes et dessinateurs de presse... Avec eux, la clownanalyse traite de l'actualité sociale et politique et des enjeux du monde par le jeu métaphorique, l'effronterie et la dérision, dans une prise de distance avec les problèmes ainsi dédramatisés. Entre jeux de miroir et changements de regard, ils témoignent d'une inventivité sociale sur le registre d'un jeu parodique, critique et régénérateur d'une réelle modernité, retrouvant une fonction politique/poétique dont nous avons bien besoin pour humaniser la vie sociale et explorer son potentiel d'imaginaire. Empêcheurs de tourner en rond, pertinents et impertinents, ces miroirs révélateurs incitent à imaginer et à agir, ferments d'espoir et de transformation.
Errance : carnets d'un photographe 2000-2020 est un bilan de mon exploration de territoires "en crise" qui se déplie de la France au Soudan du Sud, du Liban à la Tunisie, en passant par les Balkans, Dubaï, l'Allemagne, le Tchad et la Libye, en parfaite indépendance et autonomie. Ils lient l'Histoire, le journalisme et le documentaire. Composé par confrontations et rapprochements, le propre du montage, ces carnets tentent d'exprimer l'inachevable photographique, fait de reprises, de rebours. Sans cesse devoir revenir sur les mêmes lieux parce que l'on n'a pas assez vu et que recommencer, tourner autour, aller voir derrière, permet d'aller à l'essentiel et montrer de nouvelles facettes, et peut-être d'annoncer un projet à venir car réussir n'a pas d'importance. Ce livre s'articule sur quatre chapitres fondateurs (Lueur, Repli, Combats, Traces) et quatre voix amies, éclatantes (Catherine Breillat, Nicolas Hénin, Alain Bey, David Teboul) décrivant ce parcours, entre recherche et désarroi, fait de hasards et de rencontres. Un témoignage qui se voudrait poétique, de l'entre-vu à l'entre-dit, singulier et brut, sur notre histoire contemporaine.
La mémoire peut-elle tutoyer l'Histoire et lui faire entrevoir des réalités volontairement ou inconsciemment refoulées ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage sans la poser solennellement. Si la colonisation de l'Algérie est aujourd'hui reconnue comme "un crime permanent" elle a aussi été une rencontre, riche et intense, entre des cÅurs, des chairs, des cultures, des langues, des rires, des joies de vivre et des désirs d'humanité. Démêlant l'accessoire et l'essentiel avec une finesse et une lucidité singulières, trente personnalités d'Algérie et de France, universitaires, chercheurs, artistes, écrivains, diplomates, architectes, médecins et hommes de foi, tous "vêtus de peau fraternelle" se sont plongées dans l'intimité des mémoires franco-algériennes pour en extraire ce qu'il y a de beau et de commun : les promesses de l'avenir. La pluralité même des points de vue, récits de vie, témoignages et analyses fait de ce travail polyphonique un objet original.
Être idiot en politique n'est pas forcément un handicap mais plutôt une ressource nécessaire pour retrouver une fraîcheur dans le questionnement. À travers des dialogues philosophiques, des rencontres, des discussions et des expériences dans des milieux socio-culturels variés, le personnage principal de ce récit, retrouve grâce à son idiotie enjouée de nouvelles orientations capables d'atténuer la misère sociale et spirituelle qui est présentement la nôtre, malgré l'abondance des biens et les progrès en tout domaine des technologies nouvelles. « L'Idiot » est un récit littéraire qui retrace le cheminement d'une réflexion politique qui dégage les soubassements affectifs du politique. Sans être retenu par les convenances intellectuelles et politiques, l'idiot fait ironiquement apparaître la folie interne du politique et le démembrement de la démocratie. Il s'achemine vers la découverte de la dualité du monde qui est le nôtre en tant qu'un autre rapport à la Terre.