Sénégal. Depuis son Indépendance en 1960, après deux siècles d'appartenance à l'Afrique occidentale française (AOF), et après avoir été l'un des principaux points d'embarquement de la traite négrière à Gorée et à Saint-Louis, le Sénégal a fait entendre sa voix comme peu de pays africains. Que l'on songe à la place occupée par Léopold Sédar Senghor: poète, chef de l'Etat de 1960 à 1980, membre de l'Académie française. Au travers d'un homme qui a montré la voie et qui disait : " La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fard, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ", c'est le destin d'un peuple qui a été tracé. Outre Senghor, Cheikh Hamidou Kane, Sembene Ousmane, Boris Boubacar Diop, une spécificité de la littérature sénégalaise est la place qu'y occupent les femmes: Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Fatou Diome, Ken Bugul. Khadi Flane, Nafissatou Dia Diouf... Francophone et féminine, elle se présente, consciente de son passé, attachée à des traditions multiséculaires, mais aussi moderne, ouverte sur le monde, et nouant des liens subtils avec l'Amérique où vivent tant de descendants du commerce triangulaire.
Nombre de pages
139
Date de parution
23/03/2010
Poids
301g
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EAN
9782350741635
Titre
NOUVELLES DU SENEGAL
Auteur
Dia Diouf Nafissatou ; Diop Boubacar Boris ; Hane
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
301
Date de parution
20100323
Nombre de pages
139,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Finaliste, Prix Senghor du premier roman francophone et francophile, 2014. Comptoir d'esclaves et comptoir d'épices, "La Maison des épices" est transformée en centre de soins. Nichée entre ciel et mer, où viennent se reconstruire des amputés de la vie, la maison accueille médecins et guérisseurs qui sondent, par les vertus de la tradition ancestrale et de la science moderne, la profondeur des âmes. Les troubles et les malentendus - allant de l'amnésie aux transgressions de l'ordre social et culturel - ne manquent pas qui dévoilent la vulnérabilité de l'être. Une certaine histoire de la folie nous est contée. Des dizaines de voix et d'histoires s'entremêlent, révélant les mystères de ces lieux paisibles modelés par l'amitié, la tendresse, la beauté et l'amour. Une galerie de personnages insolites tentent d'échapper au corset du quotidien afin d'inventer à leur mesure un monde neuf.
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.