Le théâtre et son double-fond. Le Zerep, Oeuvres complètes 1998-2024
Thiellement Pacôme ; Radi Fabienne ; Jouannais Jea
MANUELLA
45,00 €
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EAN :9782490505661
Voici le premier livre entièrement consacré à l??uvre de la Compagnie du Zerep composée de Xavier Boussiron et Sophie Perez, comprenant des textes critiques, thématiques, historiques, ainsi que des entretiens. Le Zerep révèle un esprit et une force poétique où chacun sait se reconnaitre dans un moment passager ? le temps du spectacle. Par boutade, on pourrait dire que la Compagnie du Zerep a inventé le théâtre pour ceux qui n'aiment pas le théâtre. Le tout est accompagné d'une très large iconographie des spectacles et performances, et de documents préparatoires (croquis, dessins, archives...). Il s'agit d'un corpus documentaire quasi exhaustif retraçant les vingt-cinq premières années d'existence et de création de la Compagnie du Zerepà travers la trentaine de pièces réalisées pour la scène, la performance, mais aussi l'exposition, car une des particularités du travail du Zerep repose sur une relation entretenue avec l'objet d'art. Les réalisations scéniques et installations du Zerep ont un caractère versatile, plus ou moins orthodoxe, à la limite du « hors-jeu ». Cet ouvrage veut faire découvrir et donner la vision approfondie d'une ?uvre qui interroge les contradictions de l'art scénique en explorant ses ressorts les plus paradoxaux, dans un univers où la performance côtoie le théâtre classique, le mystère carnavalesque et la virtuosité académique, l?imperfection momentanée et l?énergie du vivant, le carcan du « par c'ur » et la parole directe, l'art et la distraction. Un ouvrage de référence sur l??uvre de la Compagnie du Zerep.
Nombre de pages
303
Date de parution
14/06/2024
Poids
1 648g
Largeur
241mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505661
Titre
Le théâtre et son double-fond. Le Zerep, Oeuvres complètes 1998-2024
Auteur
Thiellement Pacôme ; Radi Fabienne ; Jouannais Jea
Editeur
MANUELLA
Largeur
241
Poids
1648
Date de parution
20240614
Nombre de pages
303,00 €
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Considéré par Cyril De Graeve (qui l'a mis en couverture de Chronicart) comme une des « pop-stars méconnues » de notre temps, par Philippe Nassif (qui l'a encensé dans les pages de Technikart) comme « notre Greil Marcus », ou par Philippe Manoeuvre (qui a édité son dernier livre, Cabala Led Zeppelin occulte, chez Hoëbecke) comme un véritable prophète du rock, Pacôme Thiellement est peut-être notre pop-critique le plus important, auteur d'une oeuvre inclassable, à mi-chemin de la philosophie, des cultures populaires (musique, cinéma, bande dessinée) et de la littérature. Après s'être intéressé à Paul McCartney, Frank Zappa, le Président Schreber, Mattt Konture, Gérard de Nerval et Led Zeppelin, il a aujourdhui jeté son dévolu sur celui que beaucoup considèrent comme l'un des plus grands cinéastes contemporains: David Lynch. Dans La main gauche de David Lynch, il offre une lecture décapante, au style éblouissant et à l'érudition vertigineuse, d'une des oeuvres-clé du cinéma (la série et le film Twin Peaks), tout en en tirant d'étonnants philosophèmes relatifs au médium télévisé, dont Twin Peaks était à la fois une méditation et un produit. Et si Twin Peaks représentait un moment-charnière dans l'histoire, non seulement des séries télévisées, mais de la télévision en général? Et si Twin Peaks marquait le moment où la télévision atteignait enfin sa fin secrète, capitaliste et gnostique, et en l'atteignant, signait sa fin tout court, c'est-à-dire son autodestruction? Telle est lhypothèse que soutient Pacôme Thiellement, s'adjoignant au passage l'aide inattendue de musiciens de jazz, de mystiques iraniens, d'actrices disparues, d'amateurs d'occultisme et de Walter Benjamin. Une seule chose est sûre: après avoir lu ce livre, il ne sera plus possible de regarder la télévision comme avant.
Je vous réprouve, vous qui existez, dit Jésus dans L'Apocryphe de Jacques, devenez semblables à ceux qui n'existent pas. " Si la divinité est le plus faible des êtres possibles, pour la défendre, il faut se faire soi-même faible. Si la divinité est sans pouvoir, il faut se faire soi-même puissance sans pouvoir. Si la divinité est invisible, il faut se faire soi-même imperceptible. Comme dans un conte célèbre, seul l'enfant est assez petit et donc assez libre pour pouvoir dire que le roi est nu. Et seul l'oublié est assez faible pour pouvoir dire que le monde est une illusion dont il s'est délivré. " Je suis devenu très petit, dit Valentin dans Une Explication de la gnose, afin que, grâce à mon humilité, je puisse t'emmener dans les hauteurs sublimes d'où tu es tombée. " Nous ne pourrons rester devant cette porte entrouverte encore bien longtemps.
Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Eve aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour ? un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Comment faire pour retrouver ce qui a été perdu lorsque, jaloux du bonheur d'Adam et Eve, Dieu décida de les flanquer à la porte du Paradis ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha The Vandellas. Une promenade à la recherche du twist de l'amour heureux.
En ouvrant Twin Peaks par l'image de la destruction d'un tube cathodique, David Lynch avait marqué de manière décisive que son oeuvre serait avant tout une méditation sur la télévision. Cette méditation, toutefois, ne visait pas simplement à découvrir la vérité de ce médium, vérité gnostique et capitaliste à la fois, mais aussi à en incarner la crise : ce moment où les puissances déchaînées par le miroir que la télévision tendait à ses spectateurs ne pouvaient que se retourner contre elle. Sommes-nous prêts à accepter cette mort violente ? Sommes-nous prêts à accepter les conséquences matérielles et spirituelles de la fin de la télévision ...
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.