Le théâtre et son double-fond. Le Zerep, Oeuvres complètes 1998-2024
Thiellement Pacôme ; Radi Fabienne ; Jouannais Jea
MANUELLA
45,00 €
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EAN :9782490505661
Vous allez maintenant découvrir un monde dont vous n'avez sans doute jamais entendu parler. Si on fait simple, on dira que ça part d'un nom à l'envers : Zerep. Une signature en miroir. Comme on tanne et retourne une peau de bête pour en faire autre chose, ne paire de chaussures ou un tapis par exemple. En tout cas, un objet sans rapport apparent avec l'animal d'origine. Le Zerep est le nom que Sophie Perez donne à la compagnie de théâtre qu'elle crée et dirige depuis 1998. Avec une constance sans faille, l'art du Zerep entend explorer, questionner et vérifier ce que le théâtre et la performance peuvent bien encore signifier. Cela à travers la création de pièces pour la scène, de performances plus ou moins longues, d'installations et d'objets scéniques dans des musées. Ici, le terme de "théâtre" doit être envisagé au sens le plus large. A chaque pièce, le Zerep le ressort du formol pour lui donner une chance supplémentaire, afin qu'il reste en contact avec le geste artistique vivace et énigmatique. Les pièces du Zerep révèlent un caractère versatile plus ou moins orthodoxe, à la limite d'être dans les règles. Elles sont jalonnées de notions récurrentes : l'inquiétante singularité et le rire entré au chausse-pied, l'absurdité de la profondeur, les méprises sur la facilité, l'omniprésence de la peinture entant que rapport à "la chose", la parole comme un folklore, la distinction entre la récupération, la reprise et l'adaptation, le swing du savoir-faire, la noblesse de la connerie et les délicatesses du jusqu'au-boutisme, l'héritage sous toutes ses formes, une certaine idée de l'envers du décor, les affres psychiques, la tourmente sentimentale, les envolées approximatives, l'arme critique et le grabuge, le mauvais esprit, le réel implacable... C'est peut-être trop, Mémé, non ? Le clan du Zerep s'articule autour des mimes personnes depuis 25 ans. Au sein de la compagnie, il n'y a pas de reprise de vole possible. Les comédiens, tous là depuis toujours, en faisaient sans doute déjà partie, quelque part, bien avant que Sophie Perra les rencontre. Sophie Lenoir, Stéphane Roger, Gilles Gaston-Dreyfus, Françoise Klein et Marlène Saldan composent un monde réduit à pen de personnes qui, sur scène, font beaucoup de personnalités. Ils sont la source d'inspiration visible, en chair et en esprit, des pièces. Le reste du noyau artistique réunit des collaborateurs réguliers. Xavier Boussiron, au début engagé en tant que musicien, qui co-signera avec Sophie Peres les pièces depuis Le Coup du cric andalou jusqu'à Purge, Baby, Purge. Et aussi, Fabrice Combler pour la création des lumières, Daniel Mestanza à la réalisation d'objets, Corine Petitpierre aux costumes, Adrien Castillo, gouvernant-accessoiriste en chef, Baptiste de Laubier, auxiliaire d'art, sans oublier Julie Pagnier à la comptabilité gitane, issue des Beaux-Arts. Ce livre est une sorte de guide raisonné du Zerep et de ses oeuvres : une investigation fouillée des pièces et performances de la compagnie. Sachant que ni une légende ni une image ne peut rendre compte de l'exactitude de la sensation éprouvée au moment d'une représentation. Nichés dans la chronologie visuelle des oeuvres, un ensemble de textes tend à cerner les préoccupations, les arcs dramaturgiques et les flux poétiques qui font l'histoire zerepienne. Les auteurs invités sont, chacun à sa façon, des amis de cette oeuvre, avec une proximité et une approche particulières. Ils se consacrent, avec verve et acuité, à une entrée possible, à une intuition, se fiant toujours à leur expérience et à leur vision de spectateurs affûtés. A ce corpus viennent s'ajouter des textes issus de la compagnie, relatant certains aspects périphériques, qui posent la question de l'inspiration sans chercher à l'expliquer ni à la définir. Tout ce cocktail de réflexions ouvre sur une étendue artistique insoupçonnée où promesses de l'avant-garde et logiques culturelles populaires soin renvoyées dos à dos. Un monde un peu meilleur où le commentaire ne se substitue jamais ni à l'action ni à l'humanité. Bienvenue au Vafanculo Show !
Nombre de pages
303
Date de parution
14/06/2024
Poids
1 648g
Largeur
241mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505661
Titre
Le théâtre et son double-fond. Le Zerep, Oeuvres complètes 1998-2024
Auteur
Thiellement Pacôme ; Radi Fabienne ; Jouannais Jea
Editeur
MANUELLA
Largeur
241
Poids
1648
Date de parution
20240614
Nombre de pages
303,00 €
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Un récit personnel et initiatique à la spiritualité Toute une vie ne suffit pas pour apprendre à vivre. Pour nous y aider, voici le récit poignant d'un homme qui a décidé de plonger dans ses douleurs les plus vives pour les transformer. Nous ne devons pas rejeter ce qui nous entrave, nous devons savoir quoi en faire. Il nous apprend que nous avons besoin de cette matière noire pour opérer notre transmutation. Amitiés trahies, douleur du premier amour, jalousies professionnelles, mais aussi impuissance sexuelle ou mort d'un proche deviennent sous la plume claire et sublime de Pacôme autant de joyaux potentiels, de vérités qu'il nous faut apprendre à regarder. L'auteur montre que dans la vie il y a des lumières partout, déclinantes et ascendantes, et il faut savoir reconnaître les bons signes, les bonnes lumières. Il faut être incroyablement intuitif pour retrouver sa nature véritable. Pâcome fait appel à son expérience foisonnante mais aussi à sa connaissance des textes : Lao-Tseu, les stratèges chinois, les textes gnostiques retrouvés à Nag Hammadi, et bien sûr, les poètes. Une initiation à la spiritualité où l'intime convoque l'universel, où le bonheur ne sera jamais béatitude mais combat.
Considéré par Cyril De Graeve (qui l'a mis en couverture de Chronicart) comme une des « pop-stars méconnues » de notre temps, par Philippe Nassif (qui l'a encensé dans les pages de Technikart) comme « notre Greil Marcus », ou par Philippe Manoeuvre (qui a édité son dernier livre, Cabala Led Zeppelin occulte, chez Hoëbecke) comme un véritable prophète du rock, Pacôme Thiellement est peut-être notre pop-critique le plus important, auteur d'une oeuvre inclassable, à mi-chemin de la philosophie, des cultures populaires (musique, cinéma, bande dessinée) et de la littérature. Après s'être intéressé à Paul McCartney, Frank Zappa, le Président Schreber, Mattt Konture, Gérard de Nerval et Led Zeppelin, il a aujourdhui jeté son dévolu sur celui que beaucoup considèrent comme l'un des plus grands cinéastes contemporains: David Lynch. Dans La main gauche de David Lynch, il offre une lecture décapante, au style éblouissant et à l'érudition vertigineuse, d'une des oeuvres-clé du cinéma (la série et le film Twin Peaks), tout en en tirant d'étonnants philosophèmes relatifs au médium télévisé, dont Twin Peaks était à la fois une méditation et un produit. Et si Twin Peaks représentait un moment-charnière dans l'histoire, non seulement des séries télévisées, mais de la télévision en général? Et si Twin Peaks marquait le moment où la télévision atteignait enfin sa fin secrète, capitaliste et gnostique, et en l'atteignant, signait sa fin tout court, c'est-à-dire son autodestruction? Telle est lhypothèse que soutient Pacôme Thiellement, s'adjoignant au passage l'aide inattendue de musiciens de jazz, de mystiques iraniens, d'actrices disparues, d'amateurs d'occultisme et de Walter Benjamin. Une seule chose est sûre: après avoir lu ce livre, il ne sera plus possible de regarder la télévision comme avant.
Résumé : " Je vous réprouve, vous qui existez, dit Jésus dans L'Apocryphe de Jacques, devenez semblables à ceux qui n'existent pas. " Si la divinité est le plus faible des êtres possibles, pour la défendre, il faut se faire soi-même faible. Si la divinité est sans pouvoir, il faut se faire soi-même puissance sans pouvoir. Si la divinité est invisible, il faut se faire soi-même imperceptible. Comme dans un conte célèbre, seul l'enfant est assez petit et donc assez libre pour pouvoir dire que le roi est nu. Et seul l'oublié est assez faible pour pouvoir dire que le monde est une illusion dont il s'est délivré. " Je suis devenu très petit, dit Valentin dans Une Explication de la gnose, afin que, grâce à mon humilité, je puisse t'emmener dans les hauteurs sublimes d'où tu es tombée. " Nous ne pourrons rester devant cette porte entrouverte encore bien longtemps.
Résumé : Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Eve aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour ? un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Comment faire pour retrouver ce qui a été perdu lorsque, jaloux du bonheur d'Adam et Eve, Dieu décida de les flanquer à la porte du Paradis ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha The Vandellas. Une promenade à la recherche du twist de l'amour heureux.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Comme le disait Heinz Mack lors d'un de nos nombreux entretiens : "Etes-vous bien conscient que je suis un des derniers à pouvoir vous raconter cela ? " De l'exposition de Düsseldorf en mai 1957 à la mort prématurée de l'artiste en 1962, de la création de l'opéra de Gelsenkirchen à la rétrospective de Krefeld, l'aventure allemande d'Yves Klein fut essentielle dans sa fulgurante carrière. Grâce aux échanges intenses entre l'artiste français et les artistes allemands de sa génération — notamment du mouvement ZERO —, cette histoire se trouve ici retracée au moyen de matériaux d'archives et d'entretiens avec l'ensemble des témoins encore vivants. Intimement liée à l'évolution artistique outre-Rhin, cette biographie constitue aussi une archive exceptionnelle pour une double histoire de l'art.
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.