Toute tentative pour définir la poésie est un coup de force. Quel lien établir entre les deux cent cinquante mille vers de l'épopée indienne du Mahabharata, un haïku japonais, les minutieux alexandrins d'une pièce de Racine, ou un poème en prose de Baudelaire ? La poésie, qui anciennement désignait l'ensemble de ce que nous nommons littérature, excède désormais celle-ci : au XX ? siècle, tandis que Blaise Cendrars voyait dans les menus culinaires "la poésie nouvelle", le Brésilien Eduardo Kac a nommé "poèmes" des organismes génétiquement modifiés. Définir la poésie, c'est d'abord s'interroger sur la variété de ses visages. C'est questionner les mots littérature, vers, prose, dont elle est indissociable. C'est revenir sur ses origines réelles et mythiques, sur ses formes, sur ses ambitions, sur ses modalités de réception propres. C'est donner, enfin, les repères fondamentaux à partir desquels chacun pourra, en se confrontant à cette énigme, enrichir ou inquiéter sa propre vision de la poésie. Cette anthologie rassemble les plus grands textes littéraires et théoriques sur la poésie, de Platon à Genette, en passant par Aristote, Ovide, Du Bellay, Malherbe, Hegel, Hugo, Rimbaud, Mallarmé, Valéry, Tzara, Breton, Sartre, Jakobson ou encore Ponge.
Nombre de pages
244
Date de parution
07/10/2025
Poids
140g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080147882
Auteur
Marchal Hugues
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Date de parution
20251007
Nombre de pages
244,00 €
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Toute tentative pour définir la poésie est un coup de force.Quel lien établir entre les deux cent cinquante mille vers del'épopée indienne du Mahabharata, un haïku japonais, lesminutieux alexandrins d'une pièce de Racine, ou un poème enprose de Baudelaire? La poésie, qui anciennement désignaitl'ensemble de ce que nous nommons littérature, excèdedésormais celle-ci: au XXe siècle, tandis que Blaise Cendrarsvoyait dans les menus culinaires la poésie nouvelle leBrésilien Eduardo Kac a nommé "poèmes" des organismesgénétiquement modifiés. Définir la poésie, c'est d'abords'interroger sur la variété de ses visages. C'est questionner lesmots littérature, vers, prose, dont elle est indissociable. C'estrevenir sur ses origines réelles et mythiques, sur ses formes,sur ses ambitions, sur ses modalités de réception propres. C'estdonner, enfin, les repères fondamentaux à partir desquelschacun pourra, en se confrontant à cette énigme, enrichir ouinquiéter sa propre vision de la poésie.
Qui sait que Hugo a composé des poèmes contre le darwinisme et des vers à la gloire de Halley? Que Lamartine et l'astronome Arago se sont affrontés à la Chambre pour savoir quelle place l'école devait donner aux sciences? Qu'Ampère et Carnot mêlaient à leurs calculs mathématiques des quatrains amoureux? De la Révolution française aux années 1900, la science inspira nombre de poètes, qui n'hésitèrent pas à évoquer les dernières percées médicales, les ptérodactyles, l'algèbre, la géologie, l'astronomie ou le gaz acétylène. Héritiers des Lumières, ces auteurs voulurent émousser les "épines des sciences" grâce aux "fleurs de la poésie", pour favoriser la diffusion des savoirs, mais aussi pour défendre l'unité d'une culture à une époque où littérature et sciences organisaient leur séparation de fait. La présente anthologie ressuscite cette poésie étonnante et les débats qu'elle a suscités. Elle dévoile un XIXe siècle inattendu, pour lequel le partage actuel des disciplines n'eut rien d'une évidence. Une constellation de discours qui impliqua les plus grandes figures de notre panthéon littéraire et scientifique, tels Ampère, Hugo, Lamartine, Carnot, Baudelaire, Cuvier, Balzac, Lautréamont, Verlaine, Pasteur ou Flaubert. Ce recueil inclut plus de 200 textes, richement illustrés et commentés, pour donner à savourer l'inventivité d'une poésie qui s'employa à célébrer, méditer, enseigner, faire rire ou polémiquer, quand elle ne flirta pas avec la publicité. Cette production méconnue est replacée dans son histoire, pour interroger tant la tradition qui l'a précédée, que sa survie dans la création actuelle, et peut-être future.
Peut-on être commissaire de police et détester les armes ? Et tenir la voiture en horreur ? Et se montrer avant tout soucieux du lien social ? Et être amoureux de la capitaine Allison Perplexe ? Oui, sans doute. Le commissaire Rinus Van Haneghem le peut car il est profondément un bon gars. Mais pourra-t-il demeurer un " bon gars " quand, dans la même semaine, trois assassinats au couteau sont commis dans son secteur et qu'il est confronté, par ailleurs, à une série de malfaiteurs d'une rare bêtise ? Et, au fond, qu'est-ce qui est le plus grave ? L'assassin au long couteau (qui opère exclusivement aux alentours de quatorze heures) ou les délinquants idiots ? On n'aimerait pas être à la place du commissaire...
Théo adore les petites choses de son quotidien. Jouer avec ses copains, promener son chien, faire des câlins à ses parents.Mais lorsque sa maman disparaît, tout se teinte de gris.Il est très triste, mais petit à petit il découvre que tout ce qui le lie aux autres est toujours là. C'est la force et la beauté de ces liens qui lui permettent d'avancer et de ne jamais oublier l'amour qui l'entoure.Un magnifique album sur la puissance des liens qui nous unissent à ceux qu'on aime et qui nous aident à affronter toutes les épreuves du quotidien.Notes Biographiques : Laure Marchal est à la fois journaliste et dans la communication.Cette double casquette lui permet de découvrir de nombreux sujets dans des domaines très variés (RH, droits des femmes, psychologie, petite enfance...).C'est ce qui nourrit sa curiosité. L'écriture est au ceur de son quotidien. Elle prend la plume pour faire rayonner une idée, une initiative, une personne. C'est ce qui la motive profondément. Maman de deux filles, elle plonge dans la littérature jeunesse avec délectation et l'idée de pouvoir, un jour, elle aussi, écrire un album pour enfants. Depuis sa maison dans le Nord, entourée de verdure, elle a laissé l'inspiration venir pour écrire et transmettre sa vision de la vie à la fois réaliste et poétique.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.