Revenue sur les terres écossaises, Kathy découvre que la maison léguée par une tante a été incendiée. Elle essaie de comprendre l'origine de cet incendie et comprend peu à peu que cet événement serait lié à d'autres faits étranges qui se produisent dans la région, certains pouvant avoir une origine extra-terrestre. Alerté, le MI6 lui demande alors d'enquêter sur la présence d'espions russes présents sur ce territoire perdu... Dans le même temps Kathy est confrontée à des souvenirs personnels sur ce territoire perdu où elle a vécu....Notes Biographiques : Bertrand Marchal est né à Verviers, en Belgique, au mois de mai 1974. Il entreprend des études artistiques supérieures à l'École de recherche graphique (ERG), à Bruxelles. Il y suit des cours de dessin d'après modèle et de bande dessinée, sous la direction d'Alain Goffin, de Gérard Goffaux et d'Olivier Grenson. En 1994, dans le cadre de ses études, il participe à la réalisation d'un album collectif dans lequel il signe "Mille fois rêvé", une histoire fantastique en 10 planches qui met en scène un étrange tueur de chatons ! En 1995, il produit et publie à compte d'auteur "La Reine", un mini-album scénarisé par son frère. C'est en 1998 qu'il se lance dans la BD comme professionnel. Il commence modestement en agrémentant de gags les pages de l'hebdomadaire ?Spirou?. Sur les conseils de son scénariste, Denis Lapière, la dessinatrice Magda lui confie ensuite les décors de deux albums de leur série, "Charly" (Dupuis). En 2000, il publie, avec le scénariste Toldac, le triptyque "Les châtiments de l'an mil" (Glénat, 2000-2003). Puis, de sa rencontre avec Rodolphe naît une fructueuse collaboration : "Frontière" (Le Lombard, quatre tomes entre 2003 et 2007) ; "Le Village" (Bamboo, trois albums entre 2008 et 2011) et surtout "Namibia" (Dargaud, cinq albums entre 2010 et 2015). Dans cette dernière saga, qui est la saison 2 de "Kenya", il succède à Leo, celui-ci cosignant toujours le scénario. Une troisième saison, "Amazonie", voit le jour en 2016. En 2013, Bertrand et Rodolphe lancent une nouvelle série, "Memphis" (Glénat), dont le tome 2 paraît dès l'année suivante. En 2022, chez Dargaud, le trio Leo, Rodolphe et Marchal se lance dans une série "Scotland" mêlant thriller et SF et dont le tome 3 paraît en 2024. De son véritable nom Luis Eduardo de Oliveira, Leo est né à Rio de Janeiro (Brésil) en 1944. Passionné de dessin, il entre à l'université pour y suivre des études d'ingénieur. En 1968, après avoir obtenu son diplôme, il milite activement au sein de la gauche étudiante. En 1971, il quitte le Brésil pour échapper à la répression de la dictature militaire. Il s'installe au Chili, puis en Argentine, avant de revenir clandestinement dans son pays, à São Paulo, en 1974. Il renonce alors à tout engagement politique et décide de se consacrer au dessin. Il commence sa carrière d'illustrateur au sein d'une entreprise américaine. Au bout d'un an, lassé de ce travail alimentaire, il propose ses illustrations à différents journaux. Sa première bande dessinée, une histoire de science-fiction, est publiée dans la revue ?O Bicho' au milieu des années 1970. À la même époque, il découvre la BD européenne dans les pages de ?Pilote' et de ?Métal hurlant'. Coup de foudre immédiat ! Décidé à tenter sa chance en France, il s'installe à Paris en 1981. Mais le succès se fait attendre. Malgré quelques récits publiés dans ?L'Écho des savanes' (1982) et ?Pilote' (1985), il se voit contraint de travailler pour la publicité. Le déclic se produit en 1986 : Jean-Claude Forest, le créateur de Barbarella, lui propose de dessiner des histoires réalistes pour le magazine ?Okapi'. En 1989, Leo illustre la vie de Gandhi dans un album publié par Centurion. L'une de ses histoires attire l'attention du scénariste Rodolphe, qui lui confie le dessin de "Trent" (Dargaud), sa nouvelle série. Le premier album, "L'Homme mort", paraît en 1991. Cette fois, la carrière de Leo est lancée. Deux ans plus tard, en 1993, il réalise un vieux rêve : il publie le premier des cinq tomes d'"Aldébaran" (Dargaud), saga de science-fiction dont il est à la fois scénariste et dessinateur, qu'il mène en alternance avec "Trent". La série se poursuit en 2000 avec un nouveau cycle de cinq tomes, "Bételgeuse" (Dargaud), et, en 2007, un troisième cycle de six tomes démarre, "Antarès" (Dargaud). Cette collection, prolongée par le spin off "Les survivants" (Dargaud, 2011), connaît aujourd'hui encore un très grand succès en librairie. Mais les aventures de Kim et de ses amis sont loin d'être terminées puisque Leo lance un nouveau cycle, "Retour sur Aldébaran" (Dargaud, 2018), puis enchaîne avec le diptyque "Neptune" (Dargaud, 2021). Un nouveau cycle du monde d'"Aldébaran" s'ouvre avec le premier tome de "Bellatrix" (Dargaud, 2023), qui se déroule en partie sur cette étoile géante de la constellation d'Orion. "Trent" se termine en 2000, avec le tome 8. Leo et Rodolphe, eux, ne s'arrêtent pas là et créent "Kenya" (Dargaud, 2001), un récit mêlant action et fantastique qui se passe juste après la Seconde Guerre mondiale. Après cinq tomes, cette série ouvre sur un deuxième cycle, "Namibia" (Dargaud, 2010), dessiné cette fois par Bertrand Marchal, Leo restant au scénario avec Rodolphe. Elle sera suivie par un troisième cycle, "Amazonie" (Dargaud, 2016). Scénariste infatigable, Leo n'hésite pas à mener de front plusieurs projets. En 2002 paraît "Dexter London" (Dargaud), une trilogie dessinée par l'Espagnol Sergio García. Au mois de mars 2009 sort le tome 1 de la série "Terres lointaines" (Dargaud), avec Icar (Franck Picard) au dessin (cinq albums). Avec le même Icar, il travaille sur une nouvelle série, "Ultime frontière" (Dargaud, 2014). En 2012 sort également le premier tome de "Mermaid project" (Dargaud),une série coécrite avec Corine Jamar et dessinée par Fred Simon (tome 4, 2015) dont la suite, "Mutations", sort en 2018. Il cosigne également, avec son ami Rodolphe, le scénario de "La Porte de Brazenac" (Dargaud, 2014), dessiné par Patrick Pion. En 2022, chez Dargaud, le trio Leo, Rodolphe et Marchal se lance dans une série "Scotland" mêlant thriller et SF et dont le tome 3 paraît en 2024. Scénariste de « grands maîtres » comme Raymond Poïvet ou René Follet, Rodolphe a collaboré avec nombre d'auteurs majeurs du neuvième art : Leo, Jacques Ferrandez, André Juillard, Annie Goetzinger, Max Cabanes, Griffo, Vink ou Michel Faure ! Plusieurs fois nominé à Angoulême et lauréat de nombreux prix, il a également travaillé en direction de la jeunesse, signant des scénarios pour «Tom-Tom et Nana » ou « Mickey ». En 2022, chez Dargaud, le trio Leo, Rodolphe et Marchal se lance dans une série "Scotland" mêlant thriller et SF et dont le tome 3 paraît en 2024. Hors la bande dessinée (plus de 150 titres à son actif) il a publié des livres pour enfants, des romans pour adolescents, des récits policiers ainsi que divers ouvrages consacrés à la musique rock et aux années 1960. Son dernier roman, « La Légende de Pierrot le Fou » est paru en juin dernier aux éditions Michalon. Les éditions Dargaud ont fêté récemment le passage des 100 000 ventes (par titre en langue française) de la série Kenya qu'il réalise avec Leo.
Il y avait Presley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis. Et aussi Gene Vincent, le félin, l'ange noir. Ses succès, Blue Jean Bop ou Be Bop a Lula , firent le tour du monde, marquant profondément les années 1950 et un certain style de vie. Puis s'amorça la descente aux enfers, inexorable. pathétique, terrible. L'icône de toute une génération, l'idole de John Lennon et de David Bowie, s'est lentement détruite pour mourir - il y a trente-six ans à l'âge de trente-six ans ! - et entrer à jamais dans la légende du rock.
Biographie de l'auteur Professeur de lettres, libraire puis journaliste, Rodolphe a publié une biographie de Robert Louis Stevenson (Ed. Seghers), un recueil de souvenirs sur les années 60, Petit Dictionnaire de Mon Enfance (Ed. Mosquito), plusieurs romans, Le Tonkinois (Ed. Futuropolis / Gallimard), Nos Chers Disparus (Alain Beaulet), L'Etrangère au Paradis, Les Petits Meurtres (Belles Lettres), un recueil de poèmes, Monsieur Miroir (Ed. Le Chat Gris), des contes pour enfants, Le Chevalier Vert (Ed. Dargaud), La Petite Fille et la mort, Seul au Monde (Ed. Magnard), L'Auberge sans Retour (Bayard), divers ouvrages d'études (Les Scénaristes, Les Séries, Faut-il Brûler les Mangas?) co-signés avec Patrick Gaumer, et plusieurs beaux livres sur l'univers du rock (Les Années Rock'n'Roll, Vinyls Yéyé). Mais sa principale activité concerne la bande dessinée. Critique, organisateur de manifestations, commissaire d'expositions, il est avant tout connu pour son travail de scénariste. Il a, à ce jour, signé plus de 150 albums, mis en images par des dessinateurs réputés comme Ferrandez, Goetzinger, Bignon, Rouge, Floc'h, Juillard, Leo ou encore Florence Magnin, et récompensés de nombreuses fois, à Angoulême, Audincourt, Hyères, Brignais, Sollies Ville, Maisons-Laffitte, Charleroi, etc. Ses principales séries ont pour titres "Kenya", "Namibia », « La Ville d'Ys », « La Maison Dieu", "Commissaire Raffini", "Les Ecluses du Ciel", "Trent", "Gothic", "Dock 21", "Le Village » ou "L'Autre Monde". Il travaille également en direction des enfants : après avoir écrit des scénarios pour "Tom Tom et Nana", il anime de temps à autre le personnage de Mickey, et signe pour le journal Astrapi, les aventures des Moineaux. Il a récemment adapté en romans, le cycle de « Kenya ».
Sujet: Deux ans plus tôt, Sprague, petite ville portuaire, a vu la mer se retirer pour ne pas revenir. La terre s'assèche et rien ne laisse espérer le retour des eaux. Les bateaux, ne pouvant plus voguer, sont équipés de roues et, le plus souvent, restent à quai. Pip et Viv, frères jumeaux, las d'attendre un hypothétique changement, affrètent le navire du capitaine aveugle O'Norton et décident de partir à la recherche de l'océan disparu... Commentaire: Une marée descendante plus importante que d'ordinaire et l'océan se transforme en désert. C'est un sujet qui ne peut qu'exciter l'imagination... Dans un style courant, parfois familier, ce roman raconte l'étonnante expédition de Viv et Pip partis à la recherche des eaux. Grâce à ces deux frères, très complémentaires, espièglerie, amour fraternel et solidarité sont présents tout au long du récit et sont des bouées rassurantes dans le monde de désolation, peuplé de créatures étranges, décrit au fil des pages. Réalité et irréalité se côtoient sans cesse et, dans ce contexte, la cécité du capitaine O'Norton prend une dimension particulière car il est bien connu que l'essentiel est invisible pour les yeux. Un roman, cependant, qui fait sans doute la part trop belle à l'imaginaire du lecteur et le laisse un peu sur sa faim..
L'héritière de Château Grolo-Laglotte , maison de vignoble située dans le Médoc, a disparu subitement en laissant une simple lettre à sa famille. Son mariage avec John, fils d'un riche domaine vinicole californien, devait pourtant sauver le château au bord de la faillite... Avec l'aide d'Ange Léoni, viticulteur corse membre de la famille, les Grolo-Laglotte font appel à un détective privé « discret » qu'il a connu en Corse, un certain Jack Palmer... Une nouvelle enquête désopilante, initialement écrite par René Pétillon et qui était restée inédite. Une nouvelle réjouissante pour les nombreux lecteurs de Jack Palmer, de René Pétillon et de Manu Larcenet !Notes Biographiques : René Pétillon est né en 1945 à Lesneven, dans le Finistère. Dessinant depuis toujours pour le plaisir, c'est en autodidacte qu'il passe professionnel. Il n'a en effet jamais mis les pieds dans une école d'art. Après avoir envoyé quelques dessins par la poste, il débute en 1968 dans ?Plexus', ?L'Enragé' et ?Planète'. Comme le dessin d'humour ne le fait pas vivre, il se lance dans la bande dessinée et frappe à la porte de ?Pilote', où il publie aussitôt un récit en six pages intitulé "Voir Naples et mourir". En 1974, il crée le détective Jack Palmer qui se baladera dans ?Pilote', ?L'Écho des savanes', ?BD', ?Télérama' et ?VSD'. En 1976, pour ?L'Écho des savanes', il scénarise "Le Baron noir" dont Yves Got assure le dessin. L'année suivante, et jusqu'en 1981, la série est accueillie pour un strip quotidien dans les pages du ?Matin de Paris'. En 1993, Pétillon entre au ?Canard enchaîné', où, chaque semaine, il publie des dessins politiques. Grand Prix d'Angoulême en 1989, il reçoit, en 2001, à Angoulême toujours, le prix du meilleur album pour "L'Enquête corse". En 2002, il est lauréat du grand prix de l'humour vache au Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel. René Pétillon est aussi citoyen d'honneur de la ville de Bastia. En 2017, sort chez Dargaud un recueil de ses dessins d'actualité intitulé "Un certain climat". La même année, il gagne le grand prix du festival de Blois BDBoum ! René Pétillon nous a quittés le 30 septembre 2018. Emmanuel Larcenet, dit « Manu Larcenet » ou simplement « Larcenet », naît le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il suit des études de graphisme au lycée de Sèvres, puis il s'inscrit à l'école Olivier-de-Serres, où il obtient un BTS d'expression visuelle option images de communication. Dès 1991, il publie dans ?Yéti', pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, il entre à ?Fluide glacial', où il peut développer à loisir des histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique. Son premier album paraît en 1996, dans un format à l'italienne, « 30 Millions d'imbéciles » (Glénat). Il signe ensuite plusieurs histoires complètes ? « Soyons fous » (Fluide Glacial, 1996), « La Loi des séries » (Fluide glacial, 1997), « À l'ouest de l'Infini » (Fluide glacial, 1999), « Les Superhéros injustement méconnus » (Fluide glacial, 2001), « Ni dieu, ni maître, ni croquettes » (Glénat, 2002) ou encore « Le Guide de la survie en entreprise » (Fluide glacial, 2005). Entre-temps, Larcenet fonde, avec Nicolas Lebedel, sa propre maison d'édition, Les Rêveurs de Rune ? qui deviennent assez vite Les Rêveurs ?, pour publier des oeuvres à la limite de l'expérimental. Il y crée la collection « On verra bien... », dans laquelle il publie plusieurs one-shots qu'il écrit et dessine dans un format à l'italienne et en noir et blanc ? « Dallas Cowboy » (1997), « Presque » (1998), « On fera avec » (2000), « L'Artiste de la famille » (2001), puis « Ex Abrupto » (2005). Dans ces différentes oeuvres intimistes, il utilise un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. Il poursuit son travail avec ?Fluide glacial', où il crée une série parodique de Bob Morane, intitulée « Bill Baroud », qui comptera quatre tomes (Fluide glacial, 1998-2002). Les six épisodes de « Minimal » (série éditée en albums par Fluide glacial en 2003), marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus caustique. De la fin 2005 à 2006, il dessine, sur des scénarios de Lindingre, « Chez Francisque ». Mais, à la suite d'un désaccord avec Thierry Tinlot, il quitte la revue au mois de juin 2006, douze ans après y avoir publié ses premiers dessins. Entre 1997 et 2004, il est accueilli par ?Spirou' les éditions Dupuis. Il participe à la nouvelle collection « Humour libre », où il signe, avec Jean-Michel Thiriet, la trilogie « La vie est courte » (Dupuis, 1998-2000). Puis il scénarise les deux premiers albums de « Pedro le Coati », dessinés par Gaudelette. À cette époque, Larcenet va se concentrer sur de nouvelles séries humoristiques pour Dargaud, qui vient de créer la collection « Poisson Pilote », sorte de laboratoire pour jeunes talents issus de la bande dessinée indépendante. Il y déploie tout son talent et dessine « Les Cosmonautes du futur », des aventures scénarisées par Lewis Trondheim (3 tomes, 2000-2004), « Donjon Parade », série écrite par le même Trondheim et Joann Sfar (5 tomes, 2000-2007), « Les Entremondes », une histoire imaginée par son frère Patrice (2 tomes, 2000-2001), et « Le Retour à la terre » (5 tomes, 2002-2008), avec Jean-Yves Ferri. Seul, il réalise la série comico-historique « Une aventure rocambolesque de... » (2002-2009), puis « Nic Oumouk » (2 tomes, 2005-2007). Entre-temps, il commence le fabuleux « Combat ordinaire » (Dargaud), quatre tomes semi-autobiographiques. Cette oeuvre lui vaut le prix du meilleur album lors du festival d'Angoulême en 2004. La même année paraît « Vincent Van Gogh. La ligne de front », tome 2 d'« Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2005, il écrit et dessine « L'Histoire du soldat » (Six Pieds sous terre), en 2007, « De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent » (Six Pieds sous terre). Entre 2006 et 2009, il poursuit « Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2009, l'auteur surprend avec le tome 1 de l'époustouflant « Blast ». Le quatrième et dernier tome « Pourvu que les bouddhistes se trompent » sort en 2014. L'année suivante, Larcenet entame « Le Rapport de Brodeck (Dargaud), un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel. Entre les épisodes de « Blast », il signe « Peu de Gens Savent » (Les Rêveurs) et « Nombreux sont ceux qui ignorent » (Les Rêveurs). En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac « Journal d'un corps » (Futuropolis-Gallimard). En 2014, il écrit et dessine « Microcosme » (Les Rêveurs), puis, peu plus tard, en 2017, « Les Branleurs » (Les Rêveurs). En 2018, il annonce dire « adieu au papier » pour dessiner uniquement sur tablette graphique. L'année suivant, onze ans après la parution du dernier épisode, il met en images le tome 6 de « Retour à la terre » (Dargaud), toujours avec Jean-Marc Ferri. En 2020, il commence la trilogie « Thérapie de groupe » (Dargaud, 2020), une oeuvre hilarante et déchirante. Dans un tout autre genre, il se plonge dans l'adaptation du prix Pulitzer 2007 ? en 2024 paraît ainsi « La Route », de Cormac McCarthy. Un ouvrage éblouissant.
Aldo, Nane et leurs parents déménagent sur la planète Terminax Conquis où ils sont attendus par les Terminaxiens avec impatience ! A leur arrivée, l'accueil est d'ailleurs plus que chaleureux. Mais c'est sans compter sur Pipon, le chat des voisins qui s'est ajouté au voyage interstellaire... La créature, inconnue des extra-terrestres, suscite la panique sur cette planète farfelue.
Cette mission, c'est sa vie : dix années qu'il la prépare... Daniel Nikto et son équipe vont passer deux ans à explorer les sous-sols de la lune Europe et à organiser la colonisation prochaine du quatrième plus grand satellite de Jupiter. Pour Daniel, ce seront aussi deux années sans Eva, son épouse - bien que celle-ci l'ait manifestement déjà remplacé -, et surtout, sans sa fille Enya. Cette séparation a beau lui peser, impossible de ne pas partir : il a travaillé d'arrache-pied pour l'organisation de cette expédition, créant même un supercalculateur d'une puissance inégalée. Mais quand un neurologue annonce à Daniel qu'il a une tumeur au cerveau dont l'évolution est imprévisible, les responsables de la mission ne prennent aucun risque et décident de le remplacer... Mission Europa, 182e jour. Est-ce bien Daniel que l'on découvre à bord du vaisseau ? Où est le reste de l'équipage ? Daniel semble l'ignorer aussi, et il n'y a personne à interroger à part l'ordinateur central Ke-E et un mystérieux individu, "Monsieur Zilch" , qui affirme que c'est Daniel qui l'a accueilli à bord du vaisseau. Alors qu'il essaie de découvrir ce qui s'est passé, Daniel récupère çà et là les morceaux d'un projecteur holographique, comme s'il suivait un parcours fléché. Un jeu de piste, donc, en plein milieu de l'espace, dans un vaisseau désert où flotte une étrange odeur de brûlé et où passe en boucle une vieille chanson. Dans un climat de tension croissante, Daniel va bientôt réaliser qu'il n'y a pas d'échappatoire entre la Terre et Jupiter. Après Neuf, qui mêlait très finement science-fiction et récit intime, Philippe Pelaez joue avec les nerfs de ses lecteurs dans Personne, où il s'attaque avec brio au thriller psychologique. Guénaël Grabowski, déjà dessinateur de Neuf, fait à nouveau des merveilles ici, alternant huis clos d'un vaisseau spatial et grands espaces américains.
Cinq ans après "Carbone et Silicium", Mathieu Bablet clôt sa trilogie de science-fiction débutée avec "Shangri-La". Et une fois de plus, il parvient à nous offrir un chef-d’œuvre du genre. Comme à son habitude, l’auteur prend son temps d’installer l’histoire et les personnages, distillant peu à peu les informations sur un monde à bout de souffle où les quelques aventuriers cherchent désespérément les dernières traces d’ADN d’abeilles, un monde qui est allé trop loin pour qu’un retour en arrière soit encore possible, un monde où, pourtant, l’humanité n’a pas perdu toutes ses valeurs. C’est terriblement beau, désenchanté souvent, jamais nihiliste.
Dans une cité futuriste, aseptisée à l'extrême par un excès de précaution et de rationalité. un robot-navigateur - ancien enfant brisé par ce système- guide Smoke, un livreur marginal, vers une destination interdite. Au fil du voyage, les souvenirs refont surface, les masques tombent, et une vérité longtemps oubliée ressurgit.