Halpern Anne-Elisabeth ; Vilar Pierre ; Grossman E
VERDIER
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EAN :9782844900609
La poésie ne pourra pas se passer de la philosophie. La philosophie ne pourra se passer de la poésie ". Ainsi s'exprimait Isidore Ducasse, connu comme " copain de génie " par Michaux sous le nom de Lautréamont. Dont acte. Michaux est cet artiste protéiforme qui n'a jamais dissocié sa pratique de l'écriture, de la peinture ou du dessin, d'une réflexion théorique sur ces mêmes pratiques. Écrivain-penseur, il l'est certainement, bouleversant la notion même de " littérature " et de ses genres préétablis. Qu'il s'agisse des femmes, des récits d'expérience de la drogue, des chaises ou de l'intériorité, Michaux met la pensée en suspens et se met en posture de la malmener. La question était donc posée des rapports que pensée poétique et pensée théorique peuvent entretenir. Étudier la pensée (scientifique, philosophique, politique...) à l'?uvre dans l'écriture de Michaux, permet de souligner le dialogue qui s'instaure entre les diverses régions du savoir (ethnologie, sociologie, psychanalyse...) et cette pensée-écriture qui pratique " le vieux jumelage de la pensée et de la parole " tout en en dénonçant les limites. (E. Grossman, A.-E. Halpern, P. Vilar.)
Nombre de pages
185
Date de parution
08/02/2002
Poids
275g
Largeur
156mm
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EAN
9782844900609
Titre
HENRI MICHAUX, LE CORPS DE LA PENSEE
Auteur
Halpern Anne-Elisabeth ; Vilar Pierre ; Grossman E
Editeur
VERDIER
Largeur
156
Poids
275
Date de parution
20020208
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
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Né en 1899 et mort en 1984, Michaux est le contemporain de bouleversements considérables dans la conception scientifique de l'univers. Il estime que l'expérimentation est probablement à même de résoudre la question du Moi. Il s'agit dans cet ouvrage d'ouvrir la porte du laboratoire de Michaux, et d'y interroger les structures intellectuelles et mentales d'une époque dans leur approche du savoir, au sein et à partir d'une ?uvre qui porte la trace évidente et latente de leur obsessionnelle présence. Les rapports que Michaux a entretenus avec la science la plus éloignée en apparence de l'art pourraient bien éclairer de façon nouvelle sa production protéiforme. Loin d'être un détour anecdotique ou vaguement métaphorique, la référence réitérée de Michaux aux savoirs scientifiques est une alchimie poétique et ontologique qui renouvelle singulièrement la définition de la poésie non seulement de ce poète particulier et inclassable, mais peut-être aussi de toute la modernité : l'impossibilité où se trouve désormais la poésie de se cantonner à une stricte littérarité serait le sceau de la création poétique de notre siècle.
Partant du constat que les espaces politiques infranationaux définissent et prennent en charge un nombre croissant de problèmes publics, les auteurs réunis dans cet ouvrage questionnent la capacité des acteurs et institutions locales à faire émerger une action publique autonome. C'est la notion de différenciation qui sert de fil rouge à cette réflexion intellectuelle, appuyée sur une série de résultats originaux tirés de recherches sur les dynamiques urbaines et régionales clans cinq pays. Assiste-t-on à la fin d'un cycle ou à une nouvelle transformation des relations entre l'Etat et le local? Quelles sont les limites de la capacité du politique à organiser les territoires? Les collectivités locales favorisent-elles de nouvelles impulsions démocratiques? Cette volonté de croiser les regards - disciplinaires, géographiques et générationnels - permet aux auteurs de souligner l'étendue du travail de construction de la comparabilité en sciences sociales. L'enjeu scientifique n'est plus de trancher entre centralisation et décentralisation mais bien de développer des outils et des cadres d'analyse heuristiques pour penser les effets des nouvelles interdépendances. L'ouvrage nous invite aussi à poser différemment la question sensible du rapport des individus à l'Etat et au pouvoir politique dans chaque contexte local, à questionner les ressorts démocratiques de l'action publique au coeur de chaque métropole et de chaque région.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
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