Après la défaite de juin 1940, Daniel Cordier traverse la Manche et s'engage dans la « légion de Gaulle », futures Forces françaises libres. Avec l'idée fixe de se battre contre l'occupant allemand, il devient aspirant en août 1941. Ayant demandé à intégrer les services secrets de la France libre, il suit une formation dispensée par l'Intelligence Service. En juillet 1942, le sous-lieutenant Cordier (alias BipW) est parachuté près de Montluçon. Quelques jours plus tard, Jean Moulin le choisit comme secrétaire : « Quand nous serons dans la rue, au restaurant ou dans n'importe quel endroit où nous risquons d'être entendus, je me mettrai à vous parler d'art pour ne pas que nous soyons suspectés. » Ce stratagème servira d'éveil artistique au jeune secrétaire. Après la guerre, Daniel Cordier cherche sa voie. En 1956, il ouvre une galerie d'art à Paris, puis à Francfort et à New York. Ardent militant d'un art de rupture, il devient un des marchands parisiens les plus actifs de l'après-guerre, et un des plus grands donateurs auprès des institutions publiques. Il consacrera également vingt années de sa vie à la recherche et à la rédaction d'une impressionnante biographie de Jean Moulin, avant d'écrire ses propres mémoires. Cet ouvrage retrace la traversée d'un siècle par un homme qui décida de ses engagements, dans la guerre puis dans l'art et l'histoire, en toute liberté.
Nombre de pages
127
Date de parution
19/03/2025
Poids
410g
Largeur
166mm
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EAN
9782759606009
Titre
Daniel Cordier (1920-2020). L'espion amateur d'art
Au cours de l'hiver 1945-1946, à l'initiative de Louis Aragon, l'artiste, Alberto Giacometti rencontre le résistant Henri Rol-Tanguy. "Les derniers jours, j'ai dessiné le colonel Rol, le chef de la libération de Paris [...]. C'est un personnage tout à fait merveilleux, il me plaît énormément et il a une très belle tête, nous nous entendons très bien et j'ai un grand plaisir de le voir mais il a peu de temps et il faudra presser avec les dessins, je voudrais en faire beaucoup et même un buste plus tard." Alberto Giacometti, janvier 1946.
Juin 1940 : il y a quatre-vingts ans, Belges, Luxembourgeois et Français partaient sur les routes, fuyant l'avancée des troupes allemandes. Les Parisiens, peu préparés à une invasion ennemie, étaient gagnés par la contagion de la panique. Deux millions d'hommes, de femmes et d'enfants quittaient Paris en quelques jours, rejoignant ainsi les six millions de personnes déjà prises dans la tourmente. Ce mouvement de masse vers le sud ou l'ouest de la France prit de telles proportions que la référence à la Bible s'imposa rapidement pour le nommer : l'exode. Le récit d'Hanna Diamond, professeur à l'université de Cardiff, illustré par de nombreuses photographies et témoignages, nous rappelle que ces événements ne sont pas si lointains, et nous invite à réfléchir sur ce moment traumatique de l'histoire de la France.
Boris Zaidman, né à Kichinev en Union soviétique en 1963, est arrivé en Israël à l'âge de treize ans. Il a exercé différents métiers dans la publicité. Hemingway et la pluie des oiseaux morts, son premier roman, a été acclamé par la critique lors de sa publication en 2006.
Ce voyage au cœur de l'école primaire mixte conduit Claude Zaidman depuis la cour de récréation, avec ses jeux différenciés en fonction du sexe, à la salle de classe où les enseignants affirment un projet égalitaire et enfin à la salle des enseignants où la mixité se rejoue entre adultes. Des séquences pédagogiques ont été filmées dans différentes classes. L'activité de la classe, ainsi prise sur le vif, permet de mieux comprendre comment s'organisent, au jour le jour, les relations entre maîtres et élèves, entre filles et garçons. Analyser la façon dont l'école prend en compte la différence des sexes, c'est dégager, à partir d'une socialisation, le fonctionnement quotidien de l'école qui maintient ou transforme, questionne ou légitime ces différences. Etudier la mixité scolaire, situation qui paraît aller de soi, c'est interroger au plus près l'école républicaine, miroir de la démocratie, dans son projet égalitaire et ouvrir la voie à une pédagogie de la citoyenneté qui inclut l'apprentissage de la façon dont les femmes et les hommes vivent ensemble dans l'espace social.
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Le premier ouvrage que signe le jeune Charles Baudelaire est le Salon de 1845. Il nous propose, au travers des écrits esthétiques qu'il publie jusqu'en 1863, de parcourir le paysage artistique d'une période qui voit l'apparition de nouvelles formes concomitamment à la permanence des grands maîtres : cette quinzaine d'années cumule les derniers feux du romantisme, l'apogée du réalisme de Courbet et les débuts d'Edouard Manet, alors que Delacroix et Ingres sont devenus des phares. A côté de ces figures tutélaires, Baudelaire s'attache à des artistes moins en vue, William Haussoullier, George Catlin, Antoine Chazal ou Constantin Guys, dont les oeuvres reflètent autant l'éclectisme de la production de l'époque que l'ambition du poète de proposer une vision originale de la beauté moderne. Il s'agit non seulement de définir un art qui témoigne de la façon la plus accomplie du présent - comme l'atteste son attrait pour les caricaturistes et Daumier, promus au rang de grands peintres - mais aussi de définir une forme qui conjugue "naïveté", "sincérité" et imagination, qualités qui caractérisent en grande partie la sensualité artistique qu'il développe dans le célèbre passage où il en appelle à un musée de l'amour. C'est à la découverte de ces nombreux croisements que vous invite ce livre.
Monument emblématique de l'architecture des années 1930, le musée d'Art moderne de Paris, dont les collections regroupent prés de quinze mille oeuvres, est l'un des plus grands musées d'art moderne et contemporain. Au fil des reproductions accompagnées de notices commentées, ce guide présente un large choix d'artistes majeurs de l'histoire de l'art moderne et contemporain, de Picasso à Sheila Hicks. Le musée d'Art moderne de Paris abrite également d'exceptionnelles oeuvres in situ, comme les deux premières versions de La Danse de Matisse ou La Fée Electricité de Dufy. Essentiel, ce guide témoigne de la richesse et du dynamisme du musée d'Art moderne de Paris, lieu engagé en faveur de la création artistique des XXe et XXIe siècles.
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De la chute de Napoléon à la révolution de 1848, Paris, refusant tout repli identitaire, s'impose comme le carrefour culturel de l'Europe. Cet ouvrage met en scène l'extraordinaire foisonnement artistique qui anime Paris durant cette période. En dépit des aléas politiques, la capitale épouse l'anglophilie littéraire comme vestimentaire, se passionne pour l'Espagne, soutient la cause grecque et pleure la Pologne, découvre l'Allemagne sans pour autant renoncer à l'opéra italien. Elle attire aussi bien Rossini que Liszt et Chopin, se délecte des batailles littéraires, et s'étourdit de luxe et de raffinement. A travers une iconographie abondante accompagnée de nombreux essais et commentaires d'oeuvres, l'ouvrage nous entraîne dans les hauts lieux parisiens du romantisme : des galeries du Palais-Royal au Salon, de la Comédie-Française à la bohème du Quartier latin, de la Nouvelle Athènes aux Grands Boulevards. Loin de se limiter à la peinture et à la sculpture, cette promenade englobe l'architecture, la littérature, le théâtre, la musique, l'opéra et la danse, sans oublier la mode et les arts décoratifs, offrant ainsi au lecteur un panorama saisissant de l'effervescence de l'époque romantique.