Tout au long de sa vie, alors qu'il déployait son oeuvre de sculpteur, Antoine Bourdelle (1861-1929) s'est entouré d'un nombre d'objets considérables. Pourquoi ces objets furent-ils soigneusement conservés par Bourdelle, puis ses descendants, avant d'être légués au musée Bourdelle ? Que nous racontent-ils de l'artiste, du personnage qu'il s'est créé, de ses origines, de ses goûts, de la vie d'atelier et bien sûr de son oeuvre ? Par leur pouvoir d'évocation, par le détour auquel ils nous invitent sur les chemins de l'émotion et de l'intime, ces objets, pour la plupart reproduits ici pour la première fois, donnent des clés essentielles pour comprendre la démarche artistique de Bourdelle. Etablissant des liens entre objets, mobilier, sculpture, dessin, photographie, archives, Bourdelle. La mémoire des objets fait ainsi le pari, en empruntant ces chemins de traverse, de raconter la vie de Bourdelle, et notamment son attachement pour le Quercy, sa terre natale, et de nous plonger au coeur de son oeuvre. Bourdelle. La mémoire des objets est le catalogue de l'exposition qui sera présentée au musée Ingres Bourdelle de Montauban du 6 juillet 2023 jusqu'au 12 novembre 2023, puis au musée Bourdelle de Paris début 2024. Catalogue sous la direction d'Ophélie Bouat-Ferlier, directrice du musée Bourdelle à Paris, et de Florence Viguier-Dutheil, directrice du musée Ingres Bourdelle à Montauban ; commissaire scientifique Valérie Montalbetti, conservateur au musée Bourdelle. Contributions de : Claire Boisserolles, responsable des archives, de la bibliothèque et de la documentation, musée Bourdelle, Paris ; Alexandre Samson, responsable des collections haute couture et mode contemporaine, Palais Galliera, Paris.
Nombre de pages
268
Date de parution
05/07/2023
Poids
1 182g
Largeur
212mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782847425024
Titre
Bourdelle. La mémoire des objets. Catalogue de l’exposition
Jacques raconte à André l'époque où mastodontes et les crocodiles avançaient en terres abbevilloises, ensemble ils conçoivent leurs larges pattes ongulées de proboscidiens qui ébranlent les trottoirs d'Abbeville, André commence à s'exalter franchement, les façades se fissurent et des mammouths bruns en sortent, s'ébrouant, tandis que dans un coin de l'image quelques hommes velus assis en ronde taillent des silex sans relever la tête. " Ce roman retrace librement deux saisons de la vie de Jacques Boucher de Crèvecoeur de Perthes, l'un des fondateurs de la paléontologie.
La princesse de Clèves, au bout du compte, aimait-elle sonmari? A quoi ressemblait le grand-oncle d'Emma Bovary? Leprotagoniste de La Télévision de Jean-Philippe Toussaintfinira-t-il par écrire un livre sur Titien? L'existence d'unpersonnage nous échappe: incomplète et fugace, elle s'achèveau moment où se referme le livre. Un personnage est-il pourautant réductible à une simple somme d'énoncés? Si Hamletn'est rien de plus que ce que Shakespeare nous en dit,pourquoi a-t-il donné lieu, au fil des siècles, à d'innombrablesinterprétations? Chaque lecteur ou chaque acteur ne participe-t-il pas aussi à sa construction? Comment un personnage est-ilfabriqué? A quoi tient son identité, toujours vacillante? Etcomment expliquer que nous puissions, le temps d'une lecture,nous soustraire au monde, pour trembler, rire ou sangloteravec des êtres de fiction...
Bovarysme" : affection dont est atteinte l'héroïne de Flaubert, Emma Bovary, qui construit sa vision du monde à partir de ses lectures de romans. Cette version féminine de Don Quichotte symbolise la tension entre univers fictionnel et univers réel. Les fictions, qu'il s'agisse d'oeuvres littéraires, de séries télévisées ou encore de jeux vidéo, sont définies comme des constructions imaginaires indépendantes de la réalité. Pourtant, est-il justifié de refuser à ces productions toute prétention référentielle ? Ne faut-il pas plutôt envisager la fiction comme une manière de penser et d'expérimenter le monde ? Dans ce cas, l'art ne serait-il pas le meilleur outil pour représenter le réel ? Reconnaître un texte comme fictionnel implique un mode de lecture particulier, une "suspension volontaire de l'incrédulité", d'après le mot du poète Coleridge. Flaubert ne prétend pas à ce que je croie sérieusement à l'existence d'Emma Bovary, ni à sa maison, ni à ses rêves. Libre à moi de jouer le jeu et d'entrer dans sa maison comme j'entre dans un livre : en croyant y être tout en sachant que je n'y suis pas. Et vous, comment "entrez"-vous dans la fiction ...
Cet essai parcourt les textes de référence classiques de Descartes, de Rousseau ou encore de Cervantès, pour montrer comment tous participent à l'écriture du monde.
Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz. A l'appui de cette thèse étonnante, Le Jazz et les gangsters propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance : " Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus -heureuse. " Ronald L. Morris, a enseigné l'histoire sociale dans des universités anglaises et américaines, écrit sur le roman noir américain et pratiqué le jazz. Préface et traduction de l'américain par Jacques B. Hess.
Trop beau pour être vrai. Le faux dans l'art, de la tiare du Louvre aux chaises de Versailles raconte, à partir d'exemples célèbres et hauts en couleurs, l'histoire du faux depuis la Renaissance jusqu'aux affaires récentes qui secouent les musées et le marché de l'art contemporain. De la tiare du Louvre aux chaises de Versailles, depuis plus d'un siècle le monde de l'art a été ébranlé par de nombreuses affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts et des marchands, et ont parfois atteint les plus honorables institutions comme le Metropolitan Museum de New York et le British Museum, le musée du Louvre et le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté. Des Gauguin, Otto Dix, Léonard et autres princesses amarniennes de Shaun Greenhalgh au millier de toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des faux Cranach, Vélasquez, Frans Hals, Corrège réalisés en Italie aux expressionnistes abstraits concoctés dans le Queens et écoulés à Manhattan par la galerie Knoedler, aucun domaine de l'art n'a été épargné. Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur fabriquer l'objet ou le tableau " trop beau pour être vrai " dont ils rêvaient. Mais il suffit parfois d'une analyse scientifique ou d'une enquête parallèle sur d'étranges mouvements d'argent pour que le rêve devienne cauchemar.
Marie Marvingt est une femme exceptionnelle qui collectionna un nombre considérable d'exploits sportifs et fit preuve tout au long de sa vie d'une générosité et d'une bravoure hors du commun. Pionnière du féminisme, la " fiancée du danger " est tombée dans l'oubli. Avec ce roman, Michèle Kahn lui redonne sa place prééminente parmi les figures majeures du XXe siècle.Femme exceptionnelle, surnommée " la fiancée du danger ", Marie Marvingt (1875 ? 1963) collectionna tout au long de son existence un nombre considérable d'exploits sportifs. Au moment de s'éteindre, à 88 ans, cette pionnière de l'aviation avait remporté 17 championnats mondiaux dans diverses disciplines, était détentrice de 34 médailles, avait accompli à vélo un Tour de France que les organisateurs avaient refusé d'homologuer et venait de passer son brevet pour piloter un hélicoptère à réaction.Mais la vie de Marie Marvingt fut loin de se limiter à ces succès. Très tôt consciente de la liberté à conquérir pour les femmes, elle batailla pour cela sans relâche. Courageuse, volontaire et emplie d'amour pour les autres, elle fut notamment l'inventrice de l'aviation sanitaire qui sauva, et continue à sauver, nombre de vies humaines. Pourtant, un mystère plane sur cette destinée : on ne lui connaît aucun lien amoureux. Désir d'indépendance totale ? Influence de la religion ? Peut-être la fiancée du danger n'a-t-elle simplement pas trouvé une compagnie à la hauteur de son esprit révolutionnaire.Si la presse, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique, a rendu compte de ses exploits mirobolants, Marie Marvingt est morte à Nancy dans une misère scandaleuse, et a sombré dans l'oubli. Ce roman entend lui redonner la place prééminente qui est la sienne parmi les figures majeures du XXe siècle.