Les trois études ici réunies portent sur la constellation Hegel-Kierkegaard-Nietzsche. Si Heidegger reconnaît explicitement la singularité de Kierkegaard, il reste méfiant à l'égard de la dialectique "fondamentalement non-philosophique", qu'elle soit existentielle ou spéculative. La présence de Kierkegaard revêt une signification très différente dans les trois phases de son oeuvre où il voit s'annoncer, comme chez Hölderlin et Nietzsche, ce qui "n'est pas de la philosophie et dont nous ne possédons encore aucun concept". La cruauté est un thème important chez deux figures majeures de la métaphysique de la subjectivité. Kierkegaard opposait à la religiosité des faibles la religiosité absolue qui peut se faire dialectiquement cruauté. Selon Nietzsche, qui signait Dionysos ou le Crucifié, la cruauté relève non de la pulsion de mort, mais de la pulsion de vie. Chez l'un et l'autre une extrême tension intérieure vécue dans l'isolement ne put que s'intensifier en un crescendo continu pour culminer dans l'exaltation finale. Dans la Phénoménologie de l'esprit, la haute conscience dialectique du sceptique gravite à la périphérie du lieu natal de l'esprit. En elle alternent recherche inquiète et progrès à l'infini. On ne peut contester au scepticisme sa prétention à une réelle dignité philosophique, la réfutation ne peut se faire synchrone de l'affirmation. Diverses formes de ces oscillations sont ici examinées - Pascal, Kierkegaard, Nietzsche - où le statut du scepticisme apparaît comme étant certes le réfutable mais aussi le revenant.
Nombre de pages
216
Date de parution
06/01/2023
Poids
268g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841374144
Titre
Dialectique et existence. De Hegel à Heidegger
Auteur
Colette Jacques
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
268
Date de parution
20230106
Nombre de pages
216,00 €
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Résumé : L'?uvre de Kierkegaard (1813-1855) n'a rencontré une large audience en Europe que depuis le début du XXe siècle. Son auteur pouvait alors être considéré comme un contemporain de Nietzsche ou des philosophies de la vie. Après la vogue déjà lointaine de l'existentialisme, l'examen d'un style, à nul autre comparable dans la pensée moderne, réserve quelques surprises. Les lectures ici proposées ne relèvent ni de l'histoire thématique ni de l'analyse objective des ?uvres. Au gré des rencontres, les siennes et les nôtres, Kierkegaard figure parmi les penseurs passionnés par l'écriture, accaparés par le labeur de la communication. Confronté à l'achèvement de la métaphysique idéaliste, il décèle en toutes choses, dès qu'il y va de l'existence, une dialectique rompue. Comme Merleau-Ponty l'a souligné, il lui fallait - non moins que Marx - instruire philosophiquement le procès de la philosophie, telle qu'en elle-même il la voyait toujours à l'?uvre.
Qu'il s'agisse de Jaspers, Heidegger, Sartre, ou encore Merleau-Ponty, encore Merleau-Ponty, aucun auteur dit existentialiste n'a durablement revendiqué cette qualification et l'on peut être tenté de réduire l'existentialisme à un climat de pensée intimement lié à une époque marquée par deux guerres mondiales plutôt que de considérer qu'il constitue un courant philosophique en tant que tel. Au-delà d'une simple chronique philosophique des années 1930-1950, cet ouvrage dégage les lignes forces de la pensée de l'existence. Il analyse ainsi comment la problématique existentielle marque la rupture avec les grands systèmes de l'Idéalisme allemand en inventant de nouveaux modes d'écriture, de communication, de présence dans la société et l'univers des Lettres.Philosophe, professeur émérite de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jacques Colette a notamment publié Kierkegaard et la non-philosophie (Gallimard, Tel, 1994).
Au-delà d'une simple chronique philosophique d'un mouvement qui a marqué les années 1930-1950, cet ouvrage dégage les lignes de force de la pensée de l'existence. Il analyse ainsi comment la problématique existentielle marque la rupture avec les grands systèmes de l'idéalisme allemand en inventant de nouveaux modes d'écriture, de communication, de présence dans la société et l'univers des lettres.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.