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Migrations postcoloniales des Juifs du Maroc. Vers le Canada et la France
Cohen Yolande
PU OTTAWA
28,10 €
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EAN :9782760345188
Cet ouvrage rassemble pour la première fois les articles sur l'histoire des migrations juives marocaines publiés par Yolande Cohen et son équipe. Adoptant d'emblée une perspective située, comme émigrante originaire du Maroc, Yolande Cohen présente ici les résultats d'une enquête croisant histoire orale, travail d'archives et dépouillement de journaux. Cette perspective globale permet de mieux identifier le déracinement du Maroc, la dispersion et l'établissement de ces populations en France et au Canada. Parce que ces migrations ont lieu dans l'après-Shoah et alors que l'empire français se défait en Afrique du Nord, ces populations se retrouvent dans une situation inédite, où l'exil s'impose à elles. Comment et pourquoi cette population a-t-elle quitté le Maroc pour venir s'établir au Québec ? A l'instar de la population majoritaire francophone du Québec, qui s'affirme comme une société distincte au Canada, cette population à peine établie à Montréal, se distingue aussi de celle qui a tout fait pour l'accueillir, à savoir la population juive principalement ashkénaze et anglophone, en affirmant son attachement au fait français. La comparaison avec la France permet de mettre en relief les politiques publiques ainsi que les pratiques des organisations juives transnationales mobilisées autour du soutien, de l'accueil et de l'établissement de ces populations anciennement colonisées par la France au Maroc. L'originalité de notre recherche tient aussi à l'attention spéciale que nous avons accordée aux récits des personnes qui ont migré et à leurs perceptions, qui alimentent une enquête unique sur trois cohortes de migrant. e. s. Leur attachement au Maroc, à la France et à Israël, qui se traduisent par d'incessantes migrations entre ces trois pôles, signale l'existence d'un champ migratoire transnational au sein duquel ils et elles pouvaient circuler.
Nombre de pages
376
Date de parution
05/11/2025
Poids
470g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782760345188
Auteur
Cohen Yolande
Editeur
PU OTTAWA
Largeur
152
Date de parution
20251105
Nombre de pages
376,00 €
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Qui prend soin des plus vulnérables ? Sur quelles épaules repose le plus massivement la part altruiste de nos sociétés ? Les femmes ont toujours été au coeur des traditions de secours aux pauvres, d'accueil des immigrants et des réfugiés, d'aide aux mères et aux enfants. Ces rôles de solidarité, parce qu'associés au foyer et à la religion, leur ont permis d'agir dans une sphère publique qui leur était par ailleurs largement interdite. Dans la première moitié du XXe siècle, l'activité philanthropique organisée a été un moteur essentiel de l'accession des femmes aux pleins droits politiques. Ce livre s'attache à faire l'histoire de trois grandes associations au Québec : la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, la Young Women's Christian Association (YWCA) et le National Council ofJewish Women. Yolande Cohen montre que les femmes qui s'y sont engagées ont apporté une contribution majeure et encore largement ignorée à l'élaboration des politiques sociales canadiennes et québécoises.
A l'aube de ce siècle naissent des mouvements de jeunesse qui se donnent pour objectif de changer la société. Contrairement aux bandes de jeunes, plutôt apolitiques, qui les ont précédés, ils s'enflamment pour la révolution républicaine, socialiste, et veulent en être le flambeau. Fils de Longuet et de Allemane, étudiants, apprentis et ouvriers, ils se rassemblent par quartiers dans les grandes agglomérations socialistes pour inciter les partis à s'unifier. Mais tout comme l'Affaire Dreyfus s'est faite sans les socialistes, le grand Parti socialiste de France s'est constitué sans les jeunes. Pourtant ce livre ne retrace pas seulement l'histoire des échecs qui leur sont infligés par la Section française de l'Internationale Socialiste ; il raconte aussi les espoirs que les jeunes ont placés dans la lutte contre la conscription et contre la guerre. L'étude minutieuse de leurs journaux et des archives de leurs innombrables groupes nous montre cette sociabilité particulière aux jeunes adolescents, laquelle est transformée par l'idéal démocratique pour devenir la culture des jeunes, caractéristique de notre XXe siècle.
Cohen Yolande ; Calle-Gruber Mireille ; Vignon Elo
Résumé : Considérer les mots "migration", "exil", "exode", dans un sens qui n'est pas négatif, c'est prendre le mouvement nomade, et avec lui l'inscription du partage et de la séparation, "comme une manière authentique de résider" procurant la faculté d'"un rapport nouveau avec le 'vrai'". Voilà ce qu'avance Maurice Blanchot qui formule par l'affirmative la non-possession : "le nomadisme répond à un rapport que la possession ne contente pas". Le mouvement migratoire s'examine dès lors comme potentiel de déconstruction, voire de sape des rapports de domination, de colonisation, d'aliénation qui régissent le monde occidental. Le mouvement migratoire en tant que processus-même de la condition d'exister. L'ouverture à une idée de migration qui soit constitutive de la recherche d'un rapport juste s'est dessinée peu à peu grâce à l'expérience dépassionnée des mouvements Maghreb-Québec non entachés de passé colonial. L'expérience québécoise permet ainsi d'examiner le rapport Maghreb-France enfin détaché de la séparation coloniale, que ce soit celui de l'ex-colon ou de l'ex-colonisé, qu'il s'agisse du migrant ou qu'il s'agisse du décolonisé "dé-patrié" à jamais dans un exil intérieur, dont Assia Djebar a pointé la déshérence. Les contributions d'un colloque sur l'approche comparée des migrations maghrébines en France et au Québec depuis 1945 sont ici réunies, le propos étant largement enrichi de l'oeuvre d'écrivains comme Albert Memmi, Leïla Sebbar ou Isabelle Eberhardt.
Cet ouvrage collectif porte sur les méthodes et les enjeux de l'évaluation de la lecture et de l'écriture en milieu scolaire. En commençant par situer la littératie dans son contexte historique et social, les auteurs discutent des formes et des fonctions actuelles de l'évaluation de la littératie ainsi que des caractéristiques d'un bon outil d'évaluation. Ils abordent aussi plusieurs contextes particuliers de l'évaluation : la littératie familiale, le dépistage des enfants à risque d'éprouver des difficultés en lecture, le pistage des progrès en lecture, l'évaluation diagnostique des élèves en difficulté, l'évaluation de la dyslexie et l'évaluation de la littératie numérique. Ce collectif est un ouvrage de référence incontournable pour les chercheurs et les intervenants en littératie et en alphabétisation.
Nta'tugwaqanminen-Notre histoire présente la vision, la relation à la terre, l'occupation historique et actuelle du territoire, de même que les noms de lieux et ce que révèlent ceux-ci sur l'occupation ancestrale du territoire. Il porte sur les traités conclus avec la Couronne britannique, sur le respect de ces traités par la nation mi'gmaque et le non-respect de ceux-ci par les divers paliers de gouvernement. Il explore la dépossession des Mi'gmaqs du Gespe'gewa'gi (Nord du Nouveau-Brunswick et péninsule gaspésienne) dans la foulée de la colonisation illégale européenne, puis le développement de la péninsule par ces colons européens, à leur avantage. Il aborde également la question des droits et titres des Mi'gmaqs sur leur territoire. Nta'tugwaqanminen montre que les Mi'gmaqs du Gespe'gewa'gi occupent ce territoire depuis toujours, qu'ils en étaient les seuls occupants avant la colonisation européenne, et qu'ils occupent sans interruption depuis ce temps. Deux voix émergent de cet ouvrage : celle des Mi'gmaqs du Gespe'gewa'gi, et de leurs aînés, qui sont les narrateurs de leur histoire collective, et celle des chercheurs qui ont étudié cette histoire, notamment en menant une enquête toponymique pour découvrir les indicateurs de mouvements migratoires. Une coédition avec Fernwood Publishing.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.
De la contemplation existentielle au coup de gueule cinglant, Maurice Henrie se dévoile comme jamais, vagabondant d'un sujet à l'autre au gré des idées qui lui viennent, scrutant jusqu'à plus soif des thèmes qui lui sont chers dans ce recueil d'une vingtaine d'essais. Ici, l'auteur écrit pour se prononcer, pour être entendu, pour dompter la mort.