Les jeunes, le socialisme et la guerre. Histoire des mouvements de jeunesse en France
Cohen Yolande ; Rebérioux Madeleine
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782738403032
A l'aube de ce siècle naissent des mouvements de jeunesse qui se donnent pour objectif de changer la société. Contrairement aux bandes de jeunes, plutôt apolitiques, qui les ont précédés, ils s'enflamment pour la révolution républicaine, socialiste, et veulent en être le flambeau. Fils de Longuet et de Allemane, étudiants, apprentis et ouvriers, ils se rassemblent par quartiers dans les grandes agglomérations socialistes pour inciter les partis à s'unifier. Mais tout comme l'Affaire Dreyfus s'est faite sans les socialistes, le grand Parti socialiste de France s'est constitué sans les jeunes. Pourtant ce livre ne retrace pas seulement l'histoire des échecs qui leur sont infligés par la Section française de l'Internationale Socialiste ; il raconte aussi les espoirs que les jeunes ont placés dans la lutte contre la conscription et contre la guerre. L'étude minutieuse de leurs journaux et des archives de leurs innombrables groupes nous montre cette sociabilité particulière aux jeunes adolescents, laquelle est transformée par l'idéal démocratique pour devenir la culture des jeunes, caractéristique de notre XXe siècle.
Nombre de pages
253
Date de parution
03/05/2000
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738403032
Titre
Les jeunes, le socialisme et la guerre. Histoire des mouvements de jeunesse en France
ISBN
2738403034
Auteur
Cohen Yolande ; Rebérioux Madeleine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20000503
Nombre de pages
253,00 €
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Qui prend soin des plus vulnérables ? Sur quelles épaules repose le plus massivement la part altruiste de nos sociétés ? Les femmes ont toujours été au coeur des traditions de secours aux pauvres, d'accueil des immigrants et des réfugiés, d'aide aux mères et aux enfants. Ces rôles de solidarité, parce qu'associés au foyer et à la religion, leur ont permis d'agir dans une sphère publique qui leur était par ailleurs largement interdite. Dans la première moitié du XXe siècle, l'activité philanthropique organisée a été un moteur essentiel de l'accession des femmes aux pleins droits politiques. Ce livre s'attache à faire l'histoire de trois grandes associations au Québec : la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, la Young Women's Christian Association (YWCA) et le National Council ofJewish Women. Yolande Cohen montre que les femmes qui s'y sont engagées ont apporté une contribution majeure et encore largement ignorée à l'élaboration des politiques sociales canadiennes et québécoises.
Cet ouvrage rassemble pour la première fois les articles sur l'histoire des migrations juives marocaines publiés par Yolande Cohen et son équipe. Adoptant d'emblée une perspective située, comme émigrante originaire du Maroc, Yolande Cohen présente ici les résultats d'une enquête croisant histoire orale, travail d'archives et dépouillement de journaux. Cette perspective globale permet de mieux identifier le déracinement du Maroc, la dispersion et l'établissement de ces populations en France et au Canada. Parce que ces migrations ont lieu dans l'après-Shoah et alors que l'empire français se défait en Afrique du Nord, ces populations se retrouvent dans une situation inédite, où l'exil s'impose à elles. Comment et pourquoi cette population a-t-elle quitté le Maroc pour venir s'établir au Québec ? À l'instar de la population majoritaire francophone du Québec, qui s'affirme comme une société distincte au Canada, cette population à peine établie à Montréal, se distingue aussi de celle qui a tout fait pour l'accueillir, à savoir la population juive principalement ashkénaze et anglophone, en affirmant son attachement au fait français. La comparaison avec la France permet de mettre en relief les politiques publiques ainsi que les pratiques des organisations juives transnationales mobilisées autour du soutien, de l'accueil et de l'établissement de ces populations anciennement colonisées par la France au Maroc. L'originalité de notre recherche tient aussi à l'attention spéciale que nous avons accordée aux récits des personnes qui ont migré et à leurs perceptions, qui alimentent une enquête unique sur trois cohortes de migrant.e.s. Leur attachement au Maroc, à la France et à Israël, qui se traduisent par d'incessantes migrations entre ces trois pôles, signale l'existence d'un champ migratoire transnational au sein duquel ils et elles pouvaient circuler.
Toute ma vie d'historienne semblait m'avoir préparée à ce moment" , écrit Yolande Cohen lorsqu'elle prend le risque de plonger dans les archives de son histoire, celle d'une petite fille née dans un camp juif de transit de la région de Marseille. Ce récit bouleversant de l'errance sentimentale, identitaire et politique d'une Juive marocaine se lit comme un voyage dans l'Histoire - celle de la colonisation, des religions, de Mai 68, de l'immigration -, à travers le prisme de l'expérience des déracinements et des dépossessions. Une vie faite de résistance, de militantisme, d'érudition et d'introspection, qui tente d'ouvrir un espace par-delà la fuite et la guerre, l'abandon et l'agression, la rupture avec le passé et l'emprise des racines.
Cohen Yolande ; Calle-Gruber Mireille ; Vignon Elo
Considérer les mots "migration", "exil", "exode", dans un sens qui n'est pas négatif, c'est prendre le mouvement nomade, et avec lui l'inscription du partage et de la séparation, "comme une manière authentique de résider" procurant la faculté d'"un rapport nouveau avec le 'vrai'". Voilà ce qu'avance Maurice Blanchot qui formule par l'affirmative la non-possession : "le nomadisme répond à un rapport que la possession ne contente pas". Le mouvement migratoire s'examine dès lors comme potentiel de déconstruction, voire de sape des rapports de domination, de colonisation, d'aliénation qui régissent le monde occidental. Le mouvement migratoire en tant que processus-même de la condition d'exister. L'ouverture à une idée de migration qui soit constitutive de la recherche d'un rapport juste s'est dessinée peu à peu grâce à l'expérience dépassionnée des mouvements Maghreb-Québec non entachés de passé colonial. L'expérience québécoise permet ainsi d'examiner le rapport Maghreb-France enfin détaché de la séparation coloniale, que ce soit celui de l'ex-colon ou de l'ex-colonisé, qu'il s'agisse du migrant ou qu'il s'agisse du décolonisé "dé-patrié" à jamais dans un exil intérieur, dont Assia Djebar a pointé la déshérence. Les contributions d'un colloque sur l'approche comparée des migrations maghrébines en France et au Québec depuis 1945 sont ici réunies, le propos étant largement enrichi de l'oeuvre d'écrivains comme Albert Memmi, Leïla Sebbar ou Isabelle Eberhardt.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...