Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic Résonances prophétiques. Suivi d'un Hommage à Henri Meschonnic
Cohen Monique-Lise
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782296087767
Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic: tout semble les séparer, et pourtant tous deux parlent de littérature, d'éthique et de Dieu. Ils se référent chacun à une "tradition ininterrompue". Emmanuel Lévinas: la lecture de la Bible à travers le Talmud; et Henri Meschonnic: la lecture de la Bible avec les te'amim. La Bible est leur source d'inspiration. Tous deux parlent et écrivent comme Juifs. Ils renouent avec la "tradition ininterrompue" du prophétisme, par-delà la coupure entre la foi et le savoir, dans l'écoute des prophètes des temps bibliques et des penseurs prophètes du Moyen Âge. Écoute qui fait signe vers notre futur. Dans la vision des voix, qu'appelle, sous notre main, la lecture toujours recommencée et renouvelée du texte de la Bible.
Nombre de pages
227
Date de parution
16/02/2011
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296087767
Titre
Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic Résonances prophétiques. Suivi d'un Hommage à Henri Meschonnic
Auteur
Cohen Monique-Lise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20110216
Nombre de pages
227,00 €
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Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
Une âme simple. D'où vient la possibilité d'écrire son roman ? Elle traverse les temps et les épreuves du monde. Elle sait que le monde - sa dureté - n'est pas une apparence, une illusion. Elle a appris à lire et à écrire, et elle connaît, comme Abraham Aboulafia au XIIIè siècle, la victoire de l'encre sur le sang. Elle a entendu Franz Kafka : "Si vous suiviez les paraboles, vous seriez vous-mêmes devenus des paraboles, et par là déjà libérés de la peine de chaque jour". (Max Brod, "A propos des paraboles", 1923). Elle sait que toute la réalité est dans le livre.
Un secret est révélé, peut-être - sans doute - précédé de générations de secrets, de blessures inavouables, enterrées sous des décades de silence. Ainsi de cette énergie enfouie naîtrait la nécessité d'écrire transmise de la femme à l'enfant", écrit Betty Daël qui préface cet ouvrage, le quinzième de Monique Lise Cohen, écrivain subtil et raffiné.
Etty Hillesum, apparemment ignorante de sa tradition, s'engage sur une voie de prière étonnante et bouleversante qui, selon une lecture juive, est très profondément inspirée des prières et méditations hassidiques. Où nous retrouvons aussi l'écho de la parole prophétique selon la tradition de la cabale extatique ou prophétique d'Abraham Aboulafia. D'où lui vient cette connaissance ? Nous interrogeons cette réalité d'existence juive qui se laisse lire dans son journal.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...