Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.
Nombre de pages
62
Date de parution
18/06/2003
Poids
500g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782848090054
Titre
Bilbao
Auteur
Cognée Philippe ; Weil Olivier
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
220
Poids
500
Date de parution
20030618
Nombre de pages
62,00 €
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La galerie Daniel Templon publie un catalogue à l'occasion de l'exposition de l'artiste français Philippe Cognée au Musée d'art moderne et contemporain de Genève qui aura lieu du 9 juin au 17 septembre 2006. L'installation, intitulée Carcasses, est composée de trente-six tableaux inspirés par le Boeuf Ecorché de Rembrandt. Accumulation de carcasses répétées, cette oeuvre "champ de viande" s'interroge à la fois sur la société de consommation mais aussi sur le regard cinématographique. La présentation des 36 carcasses en vignette au début du catalogue met en avant cet aspect de manière éclatante. "Ici la peinture se démultiplie pour mieux garantir son irreproductibilité technique", écrit Christian Bernard dans son texte intitulé Carcasses tremblées. Le catalogue comprend également un court texte de l'artiste, décrivant l'arrivée dans l'abattoir et "l'étrange et lourde tension (qui règne) dans cet espace, véritable chambre sacrificielle".
Cognée Philippe ; Bonfand Alain ; Bernadac Marie-L
Entretien de l'artiste avec Marie-Laure Bernadac, essai d'Alain Bonfand, texte de Jean-Jacques Aillagon « Chacune de ses expositions est un événement tant cet artiste majeur de la scène contemporaine se fait discret, tant il est fascinant par sa manière, unique, de peindre à la cire et de la chauffer avec un fer à repasser, d'épuiser et de reconstruire le réel en alliant vidéos, photos et peinture. [...] De ces parcelles de vie naissent d'impressionnants tableaux flous. » Le Point, Mina San Lorenzo « Avec ses films transparents, son fer à repasser, ses techniques bizarres, Cognée brouille et dissipe la description, tant et si bien qu'il en reste à peine le spectre, un spectre coloré souvent si lumineux et chatoyant. » Le Monde, Philippe Dagen Philippe Cognée a été choisi pour réaliser une ?uvre, Écho, destinée aux locaux rénovés du Grand Commun du château de Versailles : une quarantaine de tableaux circulaires ? des « tondo » ? comme des constellations d'images captées par le coup d??il du peintre dans l'univers si chargé (d'histoire, d??uvres, d'imaginaire...) de Versailles. Ces tableaux aux formats très variés, conçus à partir d'un travail vidéo dont le livre présente plusieurs « captures », font office de « longue-vue » par où saisir une réalité vive, à la fois légère (la Cour) et tragique (la guillotine). Le regard passe, se promène, glisse de l'intérieur à l'extérieur, des jardins aux appartements. Des détails de Versailles apparaissent et disparaissent dans la matière de la peinture, ici un escalier, un lustre, un couloir, là des animaux sculptés figés par le froid, des taupières, une façade dans la lumière du matin... Cet ouvrage grand format contient un entretien de Philippe Cognée avec Marie-Laure Bernadac (conservateur général chargée de l'art contemporain au Louvre), un essai d'Alain Bonfand, historien d'art et professeur aux Beaux-Arts de Paris, ainsi qu'un texte de Jean-Jacques Aillagon.
Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.