Cognée Philippe ; Bonfand Alain ; Bernadac Marie-L
DILECTA
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EAN :9782916275864
Entretien de l'artiste avec Marie-Laure Bernadac, essai d'Alain Bonfand, texte de Jean-Jacques Aillagon « Chacune de ses expositions est un événement tant cet artiste majeur de la scène contemporaine se fait discret, tant il est fascinant par sa manière, unique, de peindre à la cire et de la chauffer avec un fer à repasser, d'épuiser et de reconstruire le réel en alliant vidéos, photos et peinture. [...] De ces parcelles de vie naissent d'impressionnants tableaux flous. » Le Point, Mina San Lorenzo « Avec ses films transparents, son fer à repasser, ses techniques bizarres, Cognée brouille et dissipe la description, tant et si bien qu'il en reste à peine le spectre, un spectre coloré souvent si lumineux et chatoyant. » Le Monde, Philippe Dagen Philippe Cognée a été choisi pour réaliser une ?uvre, Écho, destinée aux locaux rénovés du Grand Commun du château de Versailles : une quarantaine de tableaux circulaires ? des « tondo » ? comme des constellations d'images captées par le coup d??il du peintre dans l'univers si chargé (d'histoire, d??uvres, d'imaginaire...) de Versailles. Ces tableaux aux formats très variés, conçus à partir d'un travail vidéo dont le livre présente plusieurs « captures », font office de « longue-vue » par où saisir une réalité vive, à la fois légère (la Cour) et tragique (la guillotine). Le regard passe, se promène, glisse de l'intérieur à l'extérieur, des jardins aux appartements. Des détails de Versailles apparaissent et disparaissent dans la matière de la peinture, ici un escalier, un lustre, un couloir, là des animaux sculptés figés par le froid, des taupières, une façade dans la lumière du matin... Cet ouvrage grand format contient un entretien de Philippe Cognée avec Marie-Laure Bernadac (conservateur général chargée de l'art contemporain au Louvre), un essai d'Alain Bonfand, historien d'art et professeur aux Beaux-Arts de Paris, ainsi qu'un texte de Jean-Jacques Aillagon.
Nombre de pages
100
Date de parution
24/03/2011
Poids
1 084g
Largeur
286mm
Plus d'informations
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EAN
9782916275864
Titre
Echo
Auteur
Cognée Philippe ; Bonfand Alain ; Bernadac Marie-L
Editeur
DILECTA
Largeur
286
Poids
1084
Date de parution
20110324
Nombre de pages
100,00 €
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La galerie Daniel Templon publie un catalogue à l'occasion de l'exposition de l'artiste français Philippe Cognée au Musée d'art moderne et contemporain de Genève qui aura lieu du 9 juin au 17 septembre 2006. L'installation, intitulée Carcasses, est composée de trente-six tableaux inspirés par le Boeuf Ecorché de Rembrandt. Accumulation de carcasses répétées, cette oeuvre "champ de viande" s'interroge à la fois sur la société de consommation mais aussi sur le regard cinématographique. La présentation des 36 carcasses en vignette au début du catalogue met en avant cet aspect de manière éclatante. "Ici la peinture se démultiplie pour mieux garantir son irreproductibilité technique", écrit Christian Bernard dans son texte intitulé Carcasses tremblées. Le catalogue comprend également un court texte de l'artiste, décrivant l'arrivée dans l'abattoir et "l'étrange et lourde tension (qui règne) dans cet espace, véritable chambre sacrificielle".
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.