
Dans la classe de l'homme blanc. L'enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jou
Que faire des enfants de l'immigration coloniale et postcoloniale ? L'école doit-elle adapter ses programmes à leur présence ? La question de l'articulation entre l'universalisme républicain et la pluralité culturelle a toujours travaillé l'institution scolaire, mais elle s'est reconfigurée ces quarante dernières années pour répondre aux débats sur l'immigration et la mémoire coloniale. Que faire des héritages d'une histoire douloureuse pour les uns, glorieuse pour les autres, méconnue de beaucoup ? A partir des archives de l'Education nationale, mais aussi des textes officiels et des manuels scolaires, Laurence De Cock retrace les débats qui ont agité l'enseignement de l'histoire de la colonisation depuis les années 1980. En analysant la confection des programmes d'histoire, elle interroge l'influence des débats publics sur leur écriture et montre combien le passé colonial, progressivement saisi par le politique, bouscule en profondeur la fabrique scolaire de l'histoire. Pour un enseignement qui a toujours eu comme finalité de contribuer à l'intégration sociale, les nouvelles demandes de reconnaissance des enfants et petits-enfants d'immigrés sont un facteur de reconfiguration de la discipline historique et des finalités de l'école républicaine.
| Nombre de pages | 318 |
|---|---|
| Date de parution | 16/08/2018 |
| Poids | 570g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782729709402 |
|---|---|
| Titre | Dans la classe de l'homme blanc. L'enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jou |
| Auteur | Cock Laurence de |
| Editeur | PU LYON |
| Largeur | 155 |
| Poids | 570 |
| Date de parution | 20180816 |
| Nombre de pages | 318,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sur l'enseignement de l'histoire. Débats, programmes et pratiques du XIXe siècle à aujourd'hui
Cock Laurence deComment sortir des sempiternelles lamentations sur les programmes ou les manuels d'histoire ? Peut-être en posant autrement les questions soulevées par l'enseignement de cette discipline si sensible ; sans doute aussi en donnant à voir de cet enseignement d'autres angles que les polémiques auxquelles nous ont habitués les commentateurs médiatiques ou les prophètes du désastre qui vient. L'histoire d'une discipline scolaire est inséparable de celle de ses acteurs, ses lieux, ses outils, ses espaces de discussions ou de conflits. L'histoire est bien une matière vivante dont on ne peut saisir la saveur sans entrer dans les coulisses de sa fabrication, de ses transformations, et de ses modes de transmission et d'appropriation. C'est ceci qui est tenté ici : une histoire par en bas et par les praticiennes depuis le XIXe siècle, qui revisite quelques certitudes et témoigne de l'ancienneté et de la récurrence de débats qui sont pourtant toujours présentés comme inédits. Ce livre s'adresse à celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts d'une des "passions françaises", se plonger dans une autre manière de penser l'histoire à l'école et réfléchir aux vertus émancipatrices d'un enseignement libéré de ses geôliers.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 € -

Explorateurs de l'Histoire : Christophe Colomb a-t-il vraiment découvert l'Amérique ?
Cock Laurence deDeux enfants voyagent dans le temps pour trouver dans l'Histoire des réponses à leurs questions d'aujourd'hui. Dans ce titre, ils enquêtent sur le vrai rôle de Christophe Colomb. Alors qu'ils regardent la télévision, Sara, 12 ans, et Jules, 8 ans, sont surpris de voir des manifestants détruire des statues de Christophe Colomb. Pourquoi tant de colère envers celui qui a trouvé l'Amérique et fait tant de grandes découvertes ? Pour mieux comprendre, leur baby-sitter Eole, un Passeur de Temps, les emmène en 1502 pour participer à l'une des expéditions de Colomb. Au cours de ce voyage mouvementé dans le passé, Sara et Jules découvrent que le grand homme n'est pas si héroïque qu'ils le pensaient... Un livre de qui rend l'histoire accessible et attrayante grâce à la fiction destinés aux enfants de 8 ans et plus.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER7,95 € -

Une journée fasciste. Elise et Célestin Freinet, pédagogues et militants
Cock Laurence deRésumé : La sce?ne se de?roule le 24 avril 1933, dans la petite e?cole de Saint-Paul dirige?e par Ce?lestin Freinet, quelques minutes apre?s la fermeture des portes. Depuis des mois, l'instituteur subit une campagne de diffamation mene?e par le maire, soutenue par quelques habitants du village, qui veulent le chasser. Cette petite affaire locale a pris une envergure nationale gra?ce a? de solides appuis via la presse d'extre?me-droite. En cause, la pe?dagogie de Freinet, qui favorise une totale liberte? dans l'expression e?crite des enfants. Quelques mois plus to?t, un enfant avait donne? le re?cit, qui fut imprime? sans aucune censure de l'instituteur, d'un re?ve ou? le maire e?tait attaque? par les e?le?ves. Le pre?texte e?tait tout trouve? pour se de?barrasser de cet encombrant militant communiste : ce re?ve re?ve?lait bien la pe?dagogie subversive de Freinet. Mais celui-ci tient bon, contre-attaque syste?matiquement, conteste, fait appel, mobilise tous ses soutiens politiques, pe?dagogiques et syndicaux. Las de devoir attendre une de?cision administrative qui n'arrive pas, le maire et ses ouailles de?cident de de?loger Freinet manu militari. Mais Freinet, informe?, e?tait pre?t a? les accueillir, arme?. Ce moment peut e?tre envisage? comme le point culminant de la situation ayant mene? a? la de?mission d'E?lise et de Ce?lestin Freinet, qui iront fonder une e?cole prive?e a? Vence. Au-dela? de sa puissance lyrique, l'e?ve?nement te?moigne a? la fois de la passion d'un homme pour la pe?dagogie populaire (au point de la de?fendre arme au poing) mais aussi de la pression fasciste que connai?t alors le pays.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Manifs et stations. Le métro des militant-e-s
Cock Laurence de ; Larrère MathildePourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Penser et agir avec David Graeber. Construire des ponts entre les sciences sociales
Dutraive VéroniqueL'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Valeur, politique et démocratie aux Etats-Unis
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive VéroniquPourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Sociologie et démocratie
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-GermanoRésumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -

Dialogue avec Marc Bloch
Ginzburg CarloCe bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
