L'être et le code. Le procès de production d'un ensemble précapitaliste
Clouscard Michel
L'HARMATTAN
53,00 €
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EAN :9782747555302
Bien que loué par Jankélévitch et Sartre, L'Etre et le Code se vit opposer dès sa parution en 1973 le mutisme hargneux de la nouvelle intelligentsia soixante-huitarde régnante qui s'étant saisie des rênes de la pensée nouvelle pour opérer la prétendue libération des hommes n'accepta pas de s'entendre expliquer qu'elle ne s'était mise en fait qu'au service des marchands du temple : Clouscard dénonçait toute l'hystérie révolutionnaire de l'époque comme n'étant que la stratégie des forces libérales pour s'emparer de tous les marchés et en créer d'autres, notamment celui du désir ! Les intellectuels devenaient les pédagogues bateleurs de la nouvelle consommation et le libéralisme en les chargeant de brandir avec impudence l'étendard de la liberté ne proposait en fait que le lit d'un néofascisme masqué : cette mise au point ne sera pas pardonnée. Reste que dans la réalité pendant toute cette période des trente honteuses, on est bel et bien tombé de Cohn-Bendit à Le Pen... et que l'on voit à présent toutes les thèses clouscardiennes si rejetées naguère, reprises sans vergogne et le plus souvent déformées, comme si tous ces imprécateurs thurifétaires en étaient : "les penseurs créatifs". Il est temps de rendre à César... Il est surtout temps de rééditer l'Etre et le Code qui était introuvable depuis des lustres. Tout autant qu'hier, sinon davantage, ce livre est nécessaire, salutaire, indispensable. Ce monumental travail théorique analyse d'une manière totalement inédite et saisissante l'évolution de la société française du Moyen Age à nos jours : la révélation de ce qui se cache sous les idées, les concepts, les désirs, les moeurs et leur évolution depuis le XIe siècle en France est captivante. Enfin un penseur ! Tout honnête homme qui veut comprendre ces temps dits modernes se couperait gravement d'une véritable et profonde approche de la connaissance et de ses vérités s'il ne lisait pas ce livre qui pose enfin pour la reconstituer ce que l'on ignorait de l'histoire et contribue également à forger le "chaînon manquant" entre Hegel et Marx.
Nombre de pages
595
Date de parution
01/12/2004
Poids
1 028g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747555302
Titre
L'être et le code. Le procès de production d'un ensemble précapitaliste
ISBN
2747555305
Auteur
Clouscard Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
1028
Date de parution
20041201
Nombre de pages
595,00 €
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La crise actuelle s'avère l'ultime expression de la négation du procès de production : prévalence des actionnaires sur les producteurs, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs etc. Si cette négation tyrannique a été intériorisée même par ses victimes, c'est qu'elle est au résultat de ce long dressage que réalisa le « libéralisme libertaire », dont Michel Clouscard a le premier théorisé le concept. Pour faire pièce au progressisme issu de la Résistance, écouler les surplus, il s'agissait pour le capitalisme, avec le Plan Marshall, de créer un modèle « permissif pour le consommateur », mais toujours aussi « répressif envers le producteur ». Ce fut alors d'une part l'initiation d'un « marché du désir », dont le Mai 68 sociétal a été ensuite le promoteur décisif, et qui eut tôt fait de réduire le désir au marché, et d'autre part le surgissement de nouvelles couches moyennes, tampon entre le capital et le travail et cibles de ce marché. Le modèle de consommation libidinal, ludique et marginal pour le happy few fut alors décrété seul horizon d?émancipation. « Tout est permis mais rien n'est possible. »
Désarroi. C'est ce que nos éprouvons face aux agissements mondialistes du libéralisme et aux souffrances perverses qu'il instille en chacun. D'où notre besoin de comprendre pour agir, de clarifier les concepts sous les faux-semblants du consensus. Michel Clouscard nous invite à une refondation progressiste. A repenser le libéralisme et la généalogie de son économie clandestine prostitutionnelle. A comprendre le marché du désir, instrument d'une nouvelle logique de profit, mais aussi d'une autoexploitation - servitude volontaire - et d'un populo-fascisme inquiétant. Pour nous indiquer des voies de réconciliation avec nous-mêmes et les autres, et d'abord avec cet acte fondateur de toute économie politique progressiste : produire pour bien vivre - tous ensemble - et non vivre pour produire du profit. Et montrer la dynamique de gestion du travail, appelant un nouvel acteur politique : un Parlement du Travailleur Collectif. C'est un horizon de vraie refondation progressiste que propose Michel Clouscard, avec une morale provisoire et les fondements en raison d'une éthique de la vie heureuse, pour réconcilier l'amitié - le politique, le vivre ensemble - et l'amour. En bref, pour penser l'unité du sujet et du citoyen.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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