
Amour perdu
Je me suis éloigné de tes avances pour un peu me reposer et voir les autres hommes dont la merveille se répandait alentour, dont je voyais les yeux, les trognes, les maronnes. Cliff n'use d'aucune fioriture décorative, fait entrer dans la rigueur de sa forme le parler le plus quotidien, le plus dérisoire parfois. Mais l'authenticité de son affection et de son talent font qu'il accède, comme par enchantement, au mythe. Conrad Detrez n'aurait osé rêver aussi improbable et magistrale pérennité. Jacques De Decker, Le Soir Quoi de plus doux pour apprendre quelqu'un que de connaître son organe intime. Et le poète William Cliff de prendre le large, en skipper subtil, sur la grande mer des corps virils, d'aller, promeneur solitaire, narine aux vents et mains de sourcier, cap sur les visages donnés et les élans offerts au détour de soudaines rencontres.
| Nombre de pages | 120 |
|---|---|
| Date de parution | 06/05/2015 |
| Poids | 134g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782842638399 |
|---|---|
| Titre | Amour perdu |
| Auteur | Cliff William |
| Editeur | LE DILETTANTE |
| Largeur | 120 |
| Poids | 134 |
| Date de parution | 20150506 |
| Nombre de pages | 120,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

America
Cliff WilliamAmerica est composé de poèmes inspirés à William Cliff par deux longs séjours en Amérique du Sud et deux voyages aux Etats-Unis. Tavalera décrit en alexandrins la traversée vers l'Amérique du Sud à bord d'un cargo allemand qui porte ce nom. Puis viennent Montevideo et Cône Sud. William Cliff évoque les plages, les bidonvilles, ses brèves aventures homosexuelles. Dans les deux dernières parties, Philadelphie et Cape Cod, il raconte les étapes de son vagabondage aux Etats-Unis. Dans ce tourisme de poète vagabond, on retrouve William Cliff à son meilleur. Le Nouveau Monde lui inspire des images aussi désolées que l'Ancien. Il est désespéré, grinçant, funèbre et malgré tout drôle. Dès les premières pages, on reconnaît ce poète qui ne ressemble à aucun autre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,20 € -

Marcher au charbon
Cliff WilliamOn retrouve dans ce nouveau livre le monde révélé par Homo Sum, paru dans les Cahiers de poésie en 1973 et par Écrasez-le, paru en 1974. C'est la même errance sarcastique, l'obsession d'une homosexualité agressivement réaliste, le journal de bord d'un marginal qui ne se donne d'autre règle que celle de versifier en alexandrins. Cet alliage d'un fonds très noir et scandaleux et d'une forme très rythmée et classique fait l'originalité de cette poésie et lui donne une force explosive. Un monde d'une tristesse absolue mis en musique sur un rythme moqueur de ritournelle. C'est une façon finalement pudique de dire son malheur, de faire entendre sa plainte.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,90 € -

America suivi de En Orient
Cliff WilliamAvec Jean-Claude Pirotte et Jean-Pierre Verheggen, William Cliff (né à Gembloux en 1940) est l'un des poètes les plus singuliers de l'actuel champ poétique belge. Usant d'une forme ostensiblement classique, il réussit, par les situations et les thèmes abordés, à créer de parfaits objets de scandale. Il a le verbe violent et voyou, l'inspiration à l'affût des désirs quotidiens, en tous lieux et en tous pays. Ce dont témoignent à l'évidence les deux recueils initialement parus en Blanche repris dans ce volume de Poésie/Gallimard: America et En Orient, respectivement publiés en 1983 et 1986, et qui assurèrent d'emblée à leur auteur audience publique et reconnaissance critique. Les voyages, avec leur part d'errances et de rencontres imprévues, donnent le mouvement et le cadre de ce livre double qui vagabonde et passe du continent américain aux contrées d'Asie. Ainsi America est composé de poèmes inspirés par deux longs séjours en Amérique du Sud et deux voyages aux Etats-Unis. Tavalera décrit en alexandrins la traversée vers l'Amérique du Sud à bord d'un cargo allemand qui porte ce nom. Puis viennent Montevideo et Cône Sud. William Cliff évoque les plages, les bidonvilles, ses brèves aventures homosexuelles. Dans les deux dernières parties, Philadelphie et Cape Cod, il raconte les étapes de son périple aux Etats-Unis. Dans cette déambulation de poète voyageur, William Cliff est à son meilleur. Le Nouveau Monde lui inspire des images aussi désolées que l'Ancien. Il est désespéré, grinçant, funèbre et malgré tout drôle. Dès les premières pages, on reconnaît un ton, une allure, une désinvolture révoltée qui n'appartiennent qu'à celui qui avoue pratiquer l'alexandrin « comme on gratte dans son nez pour s'occuper ». William Cliff: un dynamiteur de pensées molles et de comportements convenus, un maître du langage impeccablement dévoyé.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,40 €
Du même éditeur
-

Entre courir et voler il n'y a qu'un pas papa
Gamblin JacquesGo ! C'est parti. Tout commence plutôt bien. Ils sont trois : lui qui conduit, elle qui patiente, et le (ou la) troisième, qui mûrit sagement en elle, à deux doigts d'éclore. Puis survient le bruit. A l'avant, comme tous les bruits. Il s'en soucie. On le rassure. Mais le bruit persiste, s'infiltre en lui. C'est lui le bruit, un bruit dans le grand moteur de l'humanité, une distorsion dans le grand son global. Alors, brusque, il s'y met, il court, sur l'autoroute du week-end, il court à contre-bruit, à perdre haleine, pour se libérer, le lâcher, le dissoudre. Et tous courent avec lui, une meute haletante de sprinters moites qui fraternellement le talonne, marathonne au coude à coude ; et tout en lui remonte, père, élans, mots, images. La course lui monte à la tête, comme l'alcool lui submerge le coeur, à grandes foulées, à belles goulées, il court cul sec, enquille les mètres, les kilomètres au grand comptoir bitumé de l'autostrade intérieure. Jusqu'à la ligne ultime. Court jusqu'à la lie. Là, s'arrête, souffle. Puis repart, purgé, léger, l'âme recarrossée. Go ! C'est reparti ! Vrai derviche-sprinter, Jacques Gamblin avale la voie intérieure en un monologue sans frein, en roue libre, la seule vraie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,00 € -

Fièvre de cheval
Chantal SylvainLes chevronnés adeptes du Pari Mutuel sont Urbains à un point que l'on n'imagine guère, d'une urbanité qui confine à l'intrusion voire touche à l'invasion. C'est ce qu'endure à la journée Anatole Bétancourt, héros de Fièvre de cheval, ancien consultant (en quoi ? Il a oublié) tourné maniaque du tapis vert pré, parieur compulsif et trinqueur frénétique. A peine a-t-il pénétré dans un café-turf, salué bas la tenancière et s'être mis, Bic en main, un oeil à l'écran, l'autre au carnet, en position de défricher la journée hippique que s'en viennent rôder puis le harceler pléthore de fâcheux en veine de confessions, de petites combines, de bons tuyaux ou de martingales infaillibles. Car notre homme raisonne, compute, déduit, pesant les chances au trébuchet des possibles. Un art de mettre le canasson en équation qui n'est pas toujours payant et l'oblige à quelques entorses avec la légalité. Et quand la patronne de l'hôtel pour une monte s'invitera dans son paddock et l'initiera à fouler le gazon et humer l'air des champs de courses, Anatole n'échappera pas à la sortie de piste. Monologue drolatique d'un turfiste stratège, Fièvre de cheval nous restitue avec brio le monde des bistrots attelés, le galop mental et les errances d'une vie sur terrain lourd. Rien ne me souciait plus dans une journée que ces quelques secondes, disséminées tous les quarts d'heure, à raison de quarante courses au quotidien cela représentait au final pas mal de minutes, ces quelques secondes donc, ces quelques secondes où le coeur palpitait, où un frisson me traversait quand le cheval sur lequel j'avais misé montait aux avant-postes et qu'il figurait dans les trois premiers aux abords de l'arrivée. Oui, un frisson. Un frisson enfin. En attendant celui qu'on appelle le dernier et que je ne redoutais même plus tant la vie avait cessé de me concerner.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,00 € -

L'envers vaut l'endroit. Et autres textes
Cousse RaymondRaymond Cousse était cet as de la vindicte qui maniait le jambon comme d'autres la mâchoire d'âne. Soumis aux malignes nécessités de « tourner » ses pièces, il est largué sur le Québec : drame ! Adieu Belle Province, bonjour Australie, où la faune s'avère plus comestible, en tout cas mieux assaisonnée par le paysage et où scintille le minois de quelques comédiennes et surtout cette merveille de sagesse et de délicatesse qu'est un koala mastiquant placidement. Afrique arrive ! Ou Cousse passe de l'invective à l'atterrement : misère, détresse. On patauge dans un sordide luxuriant que Cousse tempère avec les moyens du bord en prenant sous son aile une jeune tapineuse. Mais tous les bons sentiments ont une fin et revoici la rue de Rennes. Sans commentaire.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,57 € -

Reportages pas vraiment ratés
GEBEDans les années 6o, à Hara-Kiri, ils cherchaient un bon reporter, coriace et pétri d'humour. En attendant l'oiseau rare, qui ne s'est jamais présenté, je les ai un peu dépannés. J'ai fait ce que j'ai pu. Ceux qui, après avoir lu ce livre, estimeront qu'ils auraient infiniment mieux fait l'affaire peuvent aller proposer leurs services à l'adresse suivante : 4, rue Choron, Paris. C'est là que l'aventure Hara-Kiri a commencé. Peut-être n'y trouveront-ils plus personne capable de comprendre ce qu'ils veulent. Bon début pour un reportage pas tout à fait raté !Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,09 €
De la même catégorie
-

ROBERT DOISNEAU : TRAVAILLEURS
En réalité, j'ai cédé à la facilité (...). Manque de conviction, manque de volonté car il m'en aurait fallu, de la volonté pour forcer les barrages derrière lesquels on camoufle les conditions de vie des travailleurs (...)."J'entends bien : tout le monde travaille ou presque, mais je pense aux mouilleurs de chemise, à ceux qui sont près du feu ou qui vont au charbon, et à tous ceux qui se font posséder par l'orgueil de faire un métier dangereux. "Si au lieu de donner dans le badin, j'avais mis ma patience au service de cette cause, aujourd'hui, je pourrais être gonflé d'importance".C'est par l'expression de ces regrets que Doisneau introduit cette série de photos rarement ou jamais publiées. Loin du Doisneau populaire connu et reconnu pour son Baiser de l'hôtel de ville, on découvre ici un Doisneau social, l'objectif tourné vers les milieux ouvriers. Un monde que Doisneau connaît bien. De 1934 à 1939, date de son licenciement pour retards abusifs, Doisneau fut photographe industriel aux usines de Renault Billancourt. Plus tard on sait que Doisneau fut à plusieurs reprises introduit secrètement par les militants dans les usines et les mines pour photographier leurs conditions de travail. Toutefois le style Doisneau est bien là : dès qu'il s'approche des gens, il restitue à chacun une formidable dignité faite d'émotion simple et d'humilité. On retrouve aussi cette même liberté, ce même esprit malicieux parfois subversif, léger mais non naïf. Un livre singulier, révélant des oeuvres rares et méconnues.En stockCOMMANDER44,75 €

![ECRASEZ-LE [POEMES]](https://www.moliere.com/media/catalog/product/cache/f01b137ccd0b2a3a5fc4c28d01367f40/9/7/9782070294510.jpg)

