Dans un futur fracturé, certains aristocrates n'achètent pas seulement la sécurité, la santé ou le pouvoir. Ils adhèrent à une doctrine obscure, à la frontière de la religion et de la science : pour qu'une existence soit comblée de chance, d'amour et de victoire, il faut qu'une autre en porte le prix. Ces autres, on les appelle les ombres. Leur fonction n'est pas biologique. Leur fonction est rituelle. Elles vivent des vies entières sans savoir qu'elles servent de réceptacle au malheur, à la perte, à la maladie ou à l'échec. Leur rôle n'est pas de remplacer. Leur rôle est d'absorber. Mais lorsqu'une erreur survient au moment d'une duplication, une ombre échappe à sa fonction. Habitée par une intuition impossible, elle part à la recherche de son original - ou de celui qu'elle croit être tel. Son voyage la mène des littoraux engloutis aux villes hautes, sanctuaires préservés où les puissants n'achètent plus seulement des corps, mais une métaphysique capable de justifier la violence. Dans cette traversée entre ruines, poursuite et révélation, se dessine une question vertigineuse : combien de souffrances invisibles faut-il pour fabriquer le bonheur de quelques-uns ? Entre science-fiction spéculative, rêverie apocalyptique et fable politique, cette nouvelle explore le coût caché des vies d'exception - et ce que devient une destinée lorsqu'elle refuse d'être sacrifiée.
Date de parution
13/11/2026
Poids
300g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782488683111
Auteur
Clement Camar-mercie
Editeur
49 PAGES
Largeur
100
Date de parution
20261113
Disponibilité
Prévente
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Avec ce deuxième roman, Clément Camar-Mercier poursuit l'exploration de notre époque d'addiction et de désenchantement à travers le portrait virtuose d'un codeur de génie, ambitieux et machiavélique, en quête de l'intelligence artificielle ultime. Des bureaux de Xavier Niel aux couloirs du ministère de l'Intérieur en passant par l'abbaye de Solesmes, l'auteur nous livre la cartographie occulte d'une société déboussolée. Mais "La Tentation artificielle" est aussi un grand roman de l'intime, la fuite en avant d'un homme obsédé par le diable, qui croit trouver en l'algorithme un langage absolu, un autre rapport au sacré, dans un monde où la place de Dieu semble vacante.
Tu te rassures en pensant que les Juifs et les franc-maçons dirigent le monde parce que c'est rassurant, parce qu'au moins, il y a un coupable. Parce qu'au moins ce n'est pas de ta faute si tu vis dans la misère, si tu n'as pas de travail, si tu donnes à tes enfants des barquettes surgelées le soir tout en les habillant du sang d'autres enfants. Ce n'est pas de ta faute si tu es gros, bête, et avachi devant la télévision dans ta misère sexuelle régulière. Ce n'est pas de ta faute si tu donnes ton plasma, situ te fais exploser, si tu manges des nuggets, si tu fais quarante-sept kilos, si tes mains sont pleines de sang, si tu n'es plus aimable. Mais tu as raison, ce n'est peut-être pas de ta faute, c'est de ta mienne, si ça peut te rassurer. Ou alors, c'est de la nôtre. Toi et moi. "
Ce livre est un choc, une violence faite au corps que l'époque terrasse. Un roman entre tragédie et conte d'amour - Vous plait-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? -, porté par une langue puissante, une dramaturgie épique, un rythme cinématographique, des personnages inoubliables. L'histoire de Jeanne et Nathan est celle d'un réel que l'addiction met à distance, qu'elle rend supportable ou transcende en le falsifiant. Réunis, ils s'inventent un monde, une destination, un rêve de bonheur. Leur romantisme c'est l'amour fou de Tristan et Iseut ; leur échappatoire celle des enfants perdus de Peter Pan. Un envol.
Un veilleur de nuit traverse une crise existentielle après avoir passé une nuit au musée d'anatomie pathologique Dupuytren. Face à des cadavres monstrueux conservés dans le formol, quelque chose se brise : son esprit cesse d'organiser le réel et, soudain, son cerveau se met à avoir " la flemme de la forme ". A travers cette expérience, ce texte pose frontalement la question la plus angoissante de notre temps : et si rien n'avait de sens ? Dans une langue incandescente et précise, Youness Bousenna (Les Présences imparfaites, récompensé par le prix Fénéon, Rivages, 2024), cartographie les contours d'un effondrement métaphysique et poétique.
Toute sa vie, V. a écrit des textes sans les montrer à personne. Des fragments et des poèmes, des souvenirs et des visions, qui ont irrigué sa vie en souterrain. Des paroles de chanson aussi, mais sans musique. Des années plus tard, son fils - devenu musicien - découvre les archives de sa mère. Un geste artistique furtif et viscéral, sans destinataire. Le sens de l'eau dresse l'itinéraire artistique et intime de V.. Il raconte comment l'art peut surgir là où on ne l'attendait pas. Il restitue aussi une histoire d'amitié et de musique, et les coulisses de la réalisation du projet Le disque de ma mère, par Valérie Lefèvre, Superpoze et Blandine Rinkel.
Lorsqu'Octave lui annonce son départ pour Paris, Anna, écrivaine en panne d'inspiration, est prise d'une colère soudaine et incontrôlable. Se sentant abandonnée et trahie, elle décide de se venger de son amant, avec la complicité d'une intelligence artificielle. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour mener à bien son plan ? A travers ce récit tragi-comique, Eve Guerra interroge les illusions d'un monde où l'on trompe artificiellement sa solitude.
Dans un pub du nord de l'Angleterre, une autrice française découvre qu'en séerlandais, le verbe " lire " est le même que le verbe " vivre ". Une révélation qui bouleverse sa vie. Fascinée par cette langue marginale parlée par quelques centaines de locuteurs, elle quitte peu à peu son existence pour rejoindre le mystérieux Pays de Sère, convaincue d'avoir trouvé une civilisation ayant compris ce que le reste du monde a oublié : lire, c'est exister. Mais à mesure que son obsession grandit, le rêve humaniste se fissure. Entre satire du monde culturel, vertige linguistique et dérive idéologique, ce faux récit autobiographique déploie une réflexion brillante sur notre rapport aux livres, aux écrans et aux fictions qui gouvernent nos vies. Après la lecture de ce petit opus, vous ne verrez plus le pays de Sère comme avant !