La conquête de l'espace américain. Du Mayflower au Disneyworld
Claval Paul
FLAMMARION
22,50 €
Epuisé
EAN :9782082128056
Ce livre est un essai sur la civilisation nord-américaine : l'optique géographique permet d'en saisir les bases matérielles et les manifestations inscrites dans l'espace. Elle souligne comment paysages, sociétés et mentalités se combinent pour donner au Nouveau Monde son originalité. Paul Claval reconstitue les grandes étapes de la formation des Etats nord-américains et analyse leurs principes de base. Il montre ainsi que la source de leur dynamisme, ce n'est pas le gigantisme comme on le croit souvent, mais l'individu qui agit au sein d'une petite communauté démocratiquement gérée. Ces micro-structures permettent à chacun de faire l'expérience de la liberté dans une atmosphère d'inépuisable créativité. Depuis l'Eglise puritaine des Saints de Nouvelle-Angleterre, la dialectique du groupe local et des grands espaces n'a cessé de jouer : elle a fourni aux Etats-Unis le fondement de leur vie civique - et de leurs succès sociaux et économiques. Le Canada est aussi une terre de communautés, mais celles-ci y sont plus encadrées et ne génèrent pas autant d'initiatives sociales. L'atmosphère demeure subtilement plus européenne.
Nombre de pages
320
Date de parution
08/01/1992
Poids
367g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082128056
Titre
La conquête de l'espace américain. Du Mayflower au Disneyworld
Auteur
Claval Paul
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
367
Date de parution
19920108
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les hommes divisent la surface de la terre en régions, en "pays" ou en territoires. Pour se repérer et s'orienter, chacun distingue des ensembles homogènes ou polarisés - des régions. La géographie rend ces opérations plus systématiques et plus rigoureuses. Les cadres territoriaux qu'elle distingue facilitent le classement des informations dont les administrateurs ont besoin et la conception des stratégies d'aménagement. Les moyens statistiques modernes et les images satellitaires précisent le dessin des divisions territoriales et permettent de suivre l'évolution de leur contenu. L'espace dans lequel les hommes vivent n'est jamais, pour eux, un simple support: ils se sentent chez eux dans le "pays" où ils évoluent et se reconnaissent dans le territoire que domine leur groupe. Certains lieux revêtent une signification particulière: leurs paysages et leurs monuments symbolisent les identités collectives. Ils sont marqués par une culture, qu'ils contribuent à pérenniser et à transmettre. Entre la division objective en régions et l'investissement affectif des lieux, des pays et des territoires, les rapports sont multiples. La montée des régionalismes et des autonomismes en apporte la preuve, comme le souci grandissant de préserver les paysages naturels et leurs formes d'utilisation traditionnelles. Dans le monde d'hier, la vie de relation restait limitée, si bien que les conditions naturelles pesaient beaucoup sur l'articulation territoriale. Le réseau mondial des communications constitue aujourd'hui le ressort essentiel de l'organisation de l'espace. Face au danger d'uniformisation qu'il introduit, les gens réagissent en défendant leurs identités de toujours et en affirmant leur attachement aux lieux et aux territoires familiers. Ils découvrent aussi de nouvelles manières de s'insérer dans l'espace et de le vivre.
Les manières d'habiter, de travailler, de se distraire et de prier reflètent la spécificité des groupes humains. Elles changent d'un lieu à l'autre et marquent profondément les paysages. L'action humaine est modelée par les codes et les représentations que les individus apprennent au cours de leur enfance ou tirent de leur expérience. Les processus de transmission des savoirs, de construction des identités et d'établissement des normes conditionnent les répartitions géographiques. La présente édition souligne le caractère souvent radical de la recherche la plus contemporaine. Après un rappel de l'évolution des idées en ce domaine, cet ouvrage montre comment la culture pèse sur la structure spatiale des sociétés en analysant la communication, la construction de l'individu, de la société et du territoire et l'élaboration des valeurs. La culture fournit aux hommes les moyens de s'orienter, de découper l'espace et d'exploiter les milieux. Elle modèle le paysage et structure les sociétés. Les cultures connaissent de longues phases de stabilité interrompues par des crises de restructuration. La révolution des communications exacerbe les sentiments identitaires et les tensions qui en résultent sont au c'ur des débats du monde actuel. Cet ouvrage pionnier, qui présente de manière synthétique les grands thèmes de la géographie, s'adresse aux étudiants en géographie, ethnologie, sociologie, histoire et science politique. Paul CLAVAL, professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne, consacre ses recherches à l'histoire et à l'épistémologie de la géographie, à la géographie économique, sociale et politique, à la logique des systèmes territoriaux et aux problèmes culturels.
S'orienter, localiser, représenter et régionaliser les phénomènes observés : autant de démarches simples de la vie de tous les jours qui sont à l'origine de la géographie. Comme toute discipline scientifique, la géographie classe les phénomènes. Mais elle se démarque en tenant compte d'une condition particulière : les phénomènes observés doivent être contigus pour appartenir à une même catégorie. Le présent ouvrage s'attache à l'analyse des pratiques scientifiques des géographes. Il explore des savoir-faire sans chercher à établir des prescriptions universelles. Car le travail du géographe naît de la permanente confrontation de deux exigences : d'une part considérer l'espace, les relations au sein de chaque milieu et le rôle des distances dans la vie collective ; d'autre part mettre en oeuvre, dans ce contexte spatial, les instruments et les catégories imaginés par les autres disciplines pour explorer leur champ propre. L'épistémologie de la géographie distingue ainsi : les logiques qui furent mobilisées dans la construction des savoirs populaires et des géographies appliquées, et à la fois dans l'évolution des géographies scientifiques ; les débats épistémologiques depuis la fin du XIXe siècle, nés à la fois des difficultés rencontrées par les géographes et d'interrogations venues de l'extérieur ; le contexte dans lequel s'élaborent les questions adressées aux géographes, en fonction des conceptions de la connaissance nées de la philosophie, de la physique, de l'histoire naturelle et des sciences sociales ; les cadres mentaux forgés pour rendre compte de l'organisation politique du inonde et raconter la géohistoire de la civilisation, pour répondre aux grandes idéologies qui guident l'action des hommes depuis la Renaissance.Paul Claval, professeur émérite de l'université de Paris 4 Sorbonne, a enseigné l'histoire de la pensée géographique, la géographie économique, la géographie culturelle et la logique des systèmes territoriaux.
Aujourd'hui, le monde se structure par le haut, les centres donnent directement accès aux points clefs de la planète. La métropolisation accentue la prééminence de Paris. La contre-urbanisation est réelle, mais de faible impact. Un nouvel équilibre spatial s'élabore qu'il faut comprendre si l'on veut que les politiques d'aménagement du territoire cessent d'être théoriques.