Les crises de ces dernières années et les récents attentats terroristes ont remis en lumière ce que l'on peut appeler la "face sombre" du progrès en rappelant que derrière les avantages et les possibilités de la technique se profilent aussi des inconvénients et des servitudes. Cet ouvrage décrit les grandes lignes de l'évolution technoscientifique contemporaine, aujourd'hui déterminée par les trois tendances majeures que sont l'instrumentalisation de la recherche, l'interconnexion mondialisée des techniques et ce que l'on peut appeler "la fin de la science". Ces caractéristiques détermineront en partie la réponse que l'humanité pourra donner aux crises que nous connaîtrons dans un proche avenir : pauvreté, alimentation, réchauffement climatique, énergie. L'une des caractéristiques de la situation actuelle est notamment l'émergence d'une technique globale qui pose des limites à sa propre maîtrise. La combinaison des techniques signifie une combinatoire de leurs défaillances. Une invention comme le paratonnerre de Franklin n'avait que des conséquences limitées dans l'espace et dans le temps. Ce n'est plus vrai de la technique contemporaine. Ce qui sera perçu ici comme une avancée peut être vécu là-bas comme un recul. Cette mondialisation de la technique est antérieure et consubstantielle à celle de l'économie. Face à cette situation, la solution n'est pas moins mais plus de mondialisation. Une gestion internationale de la technique et de ses risques est aujourd'hui nécessaire. Mais pas suffisante.
Nombre de pages
228
Date de parution
01/11/2003
Poids
305g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747546829
Titre
Le Progrès au XXIéme siècle
ISBN
2747546829
Auteur
Claessens Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
305
Date de parution
20031101
Nombre de pages
228,00 €
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Aujourd'hui, il semblerait que la science ne passe plus auprès du grand public. Alors que, s'agissant des OGM, des téléphones portables et des antennes électromagnétiques, les données scientifiques disponibles à l'heure actuelle confirment pour l'essentiel l'absence de risque avéré pour la santé humaine, l'information reste cantonnée dans les labos. La ligne semble être coupée entre le monde de la recherche et le public. Dans les grands débats médiatisés de notre époque, la communauté scientifique est d'ailleurs souvent aux abonnés absents. Alors que chercheurs et citoyens prônent un vrai dialogue entre la science et la société, celui-ci peine à se mettre en place. Où est donc le problème ? Du côté des médias, que l'on dit traiter ces sujets avec trop de superficialité ? Du côté des scientifiques, que l'on sait trop peu engagés dans la communication publique ? La science paie-t-elle là le prix d'une trop grande proximité avec les pouvoirs politico-industriels ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'ouvrage décortique les canaux de l'information et de la communication scientifique. Il examine notamment l'impact des nouveaux modes de communication blogues, tweets, etc. sur la technoscience.
Ce petit livre revisite un sujet que nous croyons tous trop bien connaître : l'incompétence. Et pour cause : celle-ci est sans doute la première de nos compétences. Il est question ici de cette incompétence appelée "systémique" par Michel Claessens, celle que génère notre toute nouvelle société technoscientifique et qui fait qu'un nombre croissant de nos décisions sont prises en toute "méconnaissance de cause". Cependant, plutôt que de tirer sur l'incompétent, l'auteur montre que nous aurions intérêt à changer notre fusil d'épaule. Aujourd'hui, les notions de compétence et d'incompétence sont à redéfinir. Plusieurs résultats récents montrent que cette incompétence systémique peut devenir une voie de progrès. L'incompétence peut être créatrice, et la compétence destructrice. Plus exactement, la "mécompétence" joue aujourd'hui un rôle essentiel, en particulier dans les processus de création et de gouvernante.
La science et la technique ne suscitent plus, aujourd'hui, le même enthousiasme que jadis. Pourquoi ? Nos existences seraient-elles déboussolées à force d'être révolutionnées par l'"invention permanente" ? Le progrès scientifique ne serait-il plus en mesure d'apporter des réponses aux questions que nous nous posons ? Serions nous tout simplement incapables de comprendre des avancées scientifiques de plus en plus complexes ? Une chose est sûre: démocratie participative et progrès technique ont divergé. Aujourd'hui, les citoyens que nous sommes ont l'impression de subir un progrès qu'ils ne contrôlent plus. Et cette impuissance, démontre ici Michel Claessens, paraît très difficile à corriger. Reste à savoir pourquoi. En vérité, les scientifiques eux-mêmes portent une large part de responsabilité. La nature même de leur travail, l'hyper-cloisonnement des disciplines, l'interconnexion croissante des techniques et surtout l'attitude ambiguë des chercheurs vis-à-vis de la communication publique favorisent une rupture progressive entre la science et la société. Une rupture plus lourde de conséquences qu'on ne l'imagine. En réalité, la liberté des scientifiques ne doit pas conduire ces derniers à s'affranchir d'une responsabilité sociale sans laquelle la science et la technique risquent de se fourvoyer. C'est pour une réconciliation nécessaire -urgente, même - que plaide passionnément l'auteur de ce livre.
A l'aide de témoignages venant de Chine, de France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, ce livre combine les approches scientifique et journalistique pour raconter de l'intérieur cette crise sanitaire qui secoue la planète depuis plus d'un an. "?Une épidémie est un phénomène social qui comporte quelques aspects médicaux?", disait au XIXe siècle le célèbre médecin allemand Rudolf Virchow. Mais alors que les gouvernements ont basé leur stratégie anti-Covid-19 sur la science, les savants n'ont pas réussi à influencer de façon décisive les politiques, créant ainsi de véritables bombes à retardement. La crise a également propulsé sur le devant de la scène une science très politique, politisée même, et une idéologie surannée du progrès. L'auteur propose de mettre en place un cadre international sur les risques sanitaires pour permettre une co-construction des décisions. Il prône une distanciation politique pour se concentrer sur l'essentiel : développer la connaissance et lutter contre l'ignorance.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.