Les journalistes sont-ils aussi indépendants que se plaisent à le rappeler certaines déclarations de vertu déontologique ? Selon ces discours sur la liberté de la presse, celle-ci se serait émancipée progressivement de la tutelle de l'Etat et des organisations politiques pour devenir indépendante. Mais ce mythe professionnel néglige les contraintes imposées par le fait que les journalistes sont engagés dans des transactions plus ou moins durables avec d'autres univers sociaux (politique, militant, économique, médical...). Contraintes qui pèsent d'une manière ou d'une autre sur le travail quotidien des journalistes. Un journaliste est en effet soumis à de multiples (inter) dépendances : relations avec ses confrères et concurrents, avec ses publics, ses informateurs, ses financeurs, et, peut-on dire, avec l'ensemble de la société. La nature et l'intensité de ces relations varient en fonction de la position qu'il occupe au sein du champ journalistique. L'objet de cet ouvrage collectif est précisément d'examiner dans les détails en quoi consistent les échanges (et donc les marges de manœuvre) des journalistes à l'égard des divers réseaux sociaux avec lesquels ils travaillent pour produire de l'information médiatique. En d'autres termes, il s'agit de jeter un regard sociologique sur la manière dont le monde journalistique s'articule à d'autres espaces sociaux. Ce livre vise à souligner la diversité de l'activité journalistique et les multitudes de situations de plus ou moins grande autonomie que parviennent à négocier les journalistes avec d'autres acteurs. Les contributions réunies font le choix résolu de se fonder sur des études empiriques, appuyées sur des constructions théoriques variées, concernant aussi bien la chaîne internationale TV5 ou Le Monde Diplomatique, les journalistes au Liban ou en Italie, les chargés de communication ministériels ou les responsables de ressources humaines dans les groupes de presse, l'invention du journalisme à travers le développement de la presse locale à Lyon au XIXe siècle ou les scandales financiers des années 1930, les effets des divisions du travail sur ce que produisent les journalistes.
Nombre de pages
311
Date de parution
15/05/2006
Poids
330g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296007147
Titre
Journalisme et dépendances
ISBN
2296007147
Auteur
Chupin Ivan ; Nollet Jérémie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
330
Date de parution
20060515
Nombre de pages
311,00 €
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Les médias occupent une place particulière dans nos démocraties contemporaines. Les journalistes sont souvent critiqués pour leur conformisme et leur " formatage ". Mais on ne sait rien de la manière dont ils sont formés en pratique(s). Jusqu'à quel point des écoles peuvent-elles rester autonomes par rapport à l'Etat ou des entreprises de médias ? Comment ces savoir-faire se sont-ils codifiés ? Comment le contenu des formations est-il défini ? Pour répondre à ces questions, ce livre propose une socio-histoire des écoles de journalisme en France depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours. Il offre un nouveau regard sur le lien peu exploré entre formation et profession. Il repose sur l'exploitation d'archives inédites, d'observations et d'entretiens auprès des acteurs de cette histoire. Il raconte comment le journalisme est parvenu suite à l'affaire Dreyfus à se scolariser alors même que la plupart des professionnels considéraient à l'époque qu'il était possible de l'apprendre directement " sur le tas ".
Dorothy, fille unique du pasteur Charles Hare, vit dans une petite ville du Suffolk. À vingt-huit ans, elle est entièrement dévouée à son père et à sa paroisse. Dorothy rencontre en ville M. Warburton, un rentier qui lui fait une cour outrée chaque fois qu'il la voit. Le soir, Dorothy se rend chez M. Warburton, et - que s'est-il passé ? - se réveille le lendemain dans la rue à Londres et complètement amnésique... Paru en 1935, Une fille de pasteur est l'un des premiers romans de George Orwell, inédit en français. Comme les autres romans de cette période, de Dans la dèche à Paris et à Londres (1933) au Quai de Wigan (1937), il relève d'abord du reportage social. Orwell dépeint l'hypocrisie, la pauvreté et la misère spirituelle qui vont accompagner Dorothy dans son odyssée à travers l'Angleterre des années trente. Traduit de l'anglais. Du même auteur : 1984 ; La Ferme des animaux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.