Les écoles de commerces américaines - et leurs imitatrices européennes - s'en tiennent trop souvent à des lieux communs sur la stratégie et le management stratégique. Il n'y aurait selon elles qu'une vision possible (dont "Michael Porter serait l'alpha et l'oméga") et une seule méthodologie possible (dont les cabinets anglo-saxons seraient les experts). L'auteur de ce livre ne s'inscrit pas dans cette idéologie et s'élève contre cette conception trop commune. Pour lui, la pratique stratégique et ses origines sont multiples et largement distribuées dans le monde (en Europe, en Chine, en Sibérie...) et dans l'histoire (du stratège grec à... Rabelais, du chaman néolithique aux débats militaires contemporains). L'auteur propose ici d'élargir le kaléidoscope du management stratégique, en proposant une autre conduite de l'action. Son propos s'adresse aux responsables souhaitant approfondir leur compréhension de la stratégie - et ne voulant plus s'en tenir à des recettes managériales éculées telles que la "qualité totale", le "lean management" ou même l'"écoute du client", recettes qui ne font que refléter de simples effets de mode promus par des consultants en mal de chiffre d'affaires.
Nombre de pages
292
Date de parution
01/01/2019
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363671066
Titre
Stratégie et principe de réalité
Auteur
Christian Dominique
Editeur
NUVIS
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20190101
Nombre de pages
292,00 €
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Ce quatrième carnet reprend comme les précédents des posts diffusés sur les réseaux sociaux (LinkedIn et FaceBook). Il approfondit le thème du récit. Il fait mémoire d'interventions en organisations, tant stratégiques que sociales et propose des fondements plus sérieux que ceux habituels du "storytelling". L'époque suppose de réelles refondations et D. Christian critique la façon dont de nouveaux sophistes corrompent séminaires et interventions par des pseudo-concepts à la mode.
Ce deuxième carnet de la collection des encres à penser parcourt le kaléidoscope des instances ; c'est à dire les différents regards que l'on doit porter sur cette complexité qu'est une entreprise, et plus largement une organisation. On ne peut la saisir sans égrener tous les niveaux : mythique, socio-politique, institutionnel, organisationnel, groupal... Comme dans le premier carnet la réflexion est étayée par une série de textes brefs et par des illustrations en miroir. Ils sont la reprise de ces cailloux blancs jetés quotidiennement par D. Christian sur les réseaux sociaux pour aider à la concentration que la pandémie dissout.
Ce troisième carnet est organisé autour de rencontres avec des théoriciens de l'organisation. Depuis Taylor, qui inaugura l'organisation scientifique du travail, un grand nombre de penseurs se sont penchés sur ce thème. J'en ai retenu une trentaine, ceux dont la réflexion m'a été utile pour l'accompagnement de personnes et d'entreprises. Les premiers chercheurs la concevaient comme un strict lieu de production. Ils sont les contemporains de l'idée racine de l'industrialisation : la distinction entre conception et exécution. Puis H. Fayol mis sa patte à cette pensée de la séparation, qu'E. Mayo, Herzberg ou Mac Gregor s'efforcèrent d'adoucir, sans en contester le principe. La métaphore dominante était celle de la machine. Puis les organisations comprirent qu'elles étaient des systèmes sociaux, traversées de jeux de pouvoir, grâce aux travaux de Selznick, Crozier, March... Ensuite elles découvrirent leurs dimensions culturelles, émotionnelles, symbolique (Jaque, Argyris, Schein...). La réflexion est toujours en chemin, découvre de nouveaux champs. Mais du passé on ne peut faire table rase.
Les différents carnets de cette collection sont issus de posts quotidiennement publiés sur LinkedIn et Facebook. Ce rituel d'écriture structurait une vie sociale perturbée par le confinement instauré en réponse à la pandémie. Cette première série d'encres s'efforcent de mettre en perspective l'action stratégique et la pensée des organisations. Pourquoi la peinture ? Traditionnellement, en Europe et en Chine, la peinture est un support pédagogique majeur.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.