L'ingénieur contemporain, le philosophe et le scientifique
Choplin Hugues
ENCRE MARINE
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782350880655
Loin d'être un scientifique appliqué, maîtrisant ses projets techniques, l'ingénieur est aujourd'hui emporté par l'agitation des organisations contemporaines. Prendre la mesure de cette agitation - diagnostiquée à travers l'étude de plusieurs cas concrets d'ingénieurs - exige de requérir des concepts philosophiques spécifiques, issus de la philosophie française du mouvement (Bergson, Deleuze, Badiou). Sont ainsi mis au premier plan les "épreuves" subies par l'ingénieur ainsi que les collectifs d'innovation inédits qui, aussi fragiles soient-ils, peuvent lui permettre de les surmonter. Ouverte, cette recherche combine certains des apports les plus récents de la sociologie du travail, de l'épistémologie des sciences et de la technique et de la philosophie française. Elle conduit à l'élaboration d'un mode inédit de pensée et peut-être d'action : la "figure du mouvement". Cet ouvrage s'adresse à la fois à des acteurs (ingénieurs, managers, chercheurs en sciences de l'homme, responsables de formation) s'attachant à appréhender la turbulence des organisations contemporaines aujourd'hui en "crise" ; à des épistémologues et des philosophes soucieux de renouveler, a travers le thème de l'ingénieur, nos manières de penser.
Nombre de pages
163
Date de parution
14/03/2013
Poids
148g
Largeur
115mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782350880655
Titre
L'ingénieur contemporain, le philosophe et le scientifique
Auteur
Choplin Hugues
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
115
Poids
148
Date de parution
20130314
Nombre de pages
163,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Aussi inventive soit-elle, la pensée française contemporaine relève d'un espace borné. Déterminer la teneur et les limites de cet espace, tel est l'objectif de cet ouvrage. Aux frontières de la pensée française contemporaine, Hugues Choplin privilégie deux révélateurs : Emmanuel Levinas et François Laruelle. Leur examen le conduit à dégager et à confronter les deux figures que sont le face-à-face avec l'Autre (Marion et dans une certaine mesure Henry, Blanchot et Bataille) et le mouvement machinique (Deleuze, Derrida, Foucault, Bataille). En quel sens l'humanisme de l'autre homme de Levinas et la non-philosophie de Laruelle peuvent-ils nous mener au-delà de l'espace que délimitent ces deux figures contemporaines ? La construction topologique ici déployée amène en définitive l'auteur à éprouver et à questionner l'élément même de la pensée française contemporaine : le pouvoir, entendu comme autorité transcendante ou bien comme puissance immanente. Comment se délivrer aujourd'hui de cet élément et des figures qui le reconduisent ?
Penser sans obéir aux ressorts constitutifs de la pensée française contemporaine : voilà l'exigence qu'indique Maurice Blanchot. Deux enjeux déterminent en conséquence cet ouvrage. Il s'agit d'abord de montrer combien l'oeuvre théorique et narrative de Blanchot, en faisant valoir des thèmes aussi singuliers que ceux du calme ou de l'enfance, se soustrait à l'épreuve contemporaine de l'événement. Point d'autant plus étonnant que Blanchot ne cesse - aussi - de requérir cette épreuve et de s'entretenir avec ceux-là même qui, tels Levinas, Deleuze, Derrida ou Foucault, ont déployé la logique contemporaine. Il s'agit ensuite de forger les catégories positives de la recherche ainsi indiquée. L'analyse minutieuse ici proposée de la dimension élémentale (nuit, mer, ciel) propre au neutre blanchotien et de l'écriture fragmentaire déployée à la fin de l'oeuvre, conduit ainsi à dégager une question qui, dépourvue de la force d'appeler encore réponse, se pose dans le milieu calme du silence. Loin de reconduire la pensée au nihilisme ou à un silence impensable-indicible typiquement contemporain, cette problématisation, avec Blanchot, de la pensée française contemporaine introduit à une recherche qui, ni déconstructrice ni non-philosophique, engage l'enfance de la philosophie.
Peut-on aujourd'hui prendre la mesure de l'énigme du collectif ? Dynamique collective de type " Nuit debout " ou mouvement des " Gilets jaunes " : cet ouvrage marque d'abord les exigences conceptuelles auxquelles la pensée des collectifs contemporains doit répondre, à la frontière de la sociologie de l'action (depuis Simmel) et de la philosophie française du mouvement (depuis Bergson). Se révèle ainsi ce qui détermine - ce qui borne - cette pensée contemporaine : sa subordination du collectif à une condition sociale (B. Latour, L. Quéré), humaine (Arendt, Dewey, Levinas) ou encore vitale (Deleuze-Guattari). Affranchir le collectif de ces conditions, caractéristiques de la tradition sociologico-philosophique : voilà qui invite à explorer les énigmes des corps discrets qui, entre et autour de nous, refusent " ce que nous sommes " .
Résumé : Le grand massif de la phénoménologie ne cesse de travailler et de bouger. Il fallait chercher une loi de consommation et de dispersion de l'héritage husserlien. Hugues Choplin la trouve dans un nouveau réel à défendre : l'homme, fût-ce contre la phénoménologie elle-même. Et dans des moyens phénoménologiques réformés : ceux de la " donation " et du " donné-sans-donation " (Laruelle). Muni de cet instrument, il part à la recherche des différentes figures de l'homme : l'Ego, la Vie, le Soi et le Visage, l'Ego-en-Ego ou l'Un-en-Un... Toutes les phénoménologies ne sont pas ici convoquées. On ne trouvera que les positions post-et non-husserliennes les plus écartées, telles qu'elles peuvent être mises en place (Henry, Marion) par rapport à la transcendance radicale comme " percée " (Lévinas) ou à l'immanence radicale comme identité (Laruelle). C'est donc d'une description et d'une articulation topologiques de positions relatives qu'il s'agit, plutôt que de l'étude érudite du détail des doctrines. Ce travail de cartographie post-husserlienne ne porte pas de jugement sur les phénoménologues et sur le destin de la phénoménologie. Il mesure des écarts et des émergences, ceux qui conduisent de la phénoménologie à la " non-philosophie " et à se mise en ?uvre comme " non-phénoménologie ".