Chercher en silence avec Maurice Blanchot. A partir de la pensée française contemporaine
Choplin Hugues
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782343019079
Penser sans obéir aux ressorts constitutifs de la pensée française contemporaine : voilà l'exigence qu'indique Maurice Blanchot. Deux enjeux déterminent en conséquence cet ouvrage. Il s'agit d'abord de montrer combien l'oeuvre théorique et narrative de Blanchot, en faisant valoir des thèmes aussi singuliers que ceux du calme ou de l'enfance, se soustrait à l'épreuve contemporaine de l'événement. Point d'autant plus étonnant que Blanchot ne cesse - aussi - de requérir cette épreuve et de s'entretenir avec ceux-là même qui, tels Levinas, Deleuze, Derrida ou Foucault, ont déployé la logique contemporaine. Il s'agit ensuite de forger les catégories positives de la recherche ainsi indiquée. L'analyse minutieuse ici proposée de la dimension élémentale (nuit, mer, ciel) propre au neutre blanchotien et de l'écriture fragmentaire déployée à la fin de l'oeuvre, conduit ainsi à dégager une question qui, dépourvue de la force d'appeler encore réponse, se pose dans le milieu calme du silence. Loin de reconduire la pensée au nihilisme ou à un silence impensable-indicible typiquement contemporain, cette problématisation, avec Blanchot, de la pensée française contemporaine introduit à une recherche qui, ni déconstructrice ni non-philosophique, engage l'enfance de la philosophie.
Nombre de pages
162
Date de parution
22/11/2013
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343019079
Titre
Chercher en silence avec Maurice Blanchot. A partir de la pensée française contemporaine
Auteur
Choplin Hugues
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20131122
Nombre de pages
162,00 €
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Dans une période où s'intensifie le déploiement des technologies de l'information et de la communication dans le champ de l'éducation, les établissements d'enseignement sont confrontés de manière aiguë à des formations étrangères, c'est-à-dire conçues ailleurs qu'en leur sein. Comment les enseignants et les responsables de ces établissements peuvent-ils s'approprier de telles formations, alors que leur culture les conduit souvent à privilégier le " fait maison " ? Cette question est d'autant plus controversée que l'intégration des nouvelles modalités de formation, dites ouvertes, perturbe aussi bien les compétences et les rôles des enseignants et des élèves, que l'organisation humaine, technologique et économique des établissements. Résoudre cette controverse et dégager une synthèse consensuelle de référence, dans un contexte peu stabilisé : voilà le défi que le collectif du Moulin, composé de quinze experts munis de points de vue différents (chercheurs, décideurs ou chefs de projets), a relevé dans le cadre d'une méthode de travail collaborative spécifique, la conférence de consensus. Ce livre présente l'intégralité des résultats de cette conférence, qui identifie les obstacles à l'intégration, toujours aléatoire, des formations ouvertes et dégage des recommandations concrètes pour les surmonter. Il analyse d'autre part la fécondité de la méthode même de conférence de consensus dans le monde de l'éducation. Comme si les innovations pédagogiques en cours et à venir s'avéraient indissociables d'innovations méthodologiques, transformant les articulations entre les théories des chercheurs et les démarches des praticiens.
Aussi inventive soit-elle, la pensée française contemporaine relève d'un espace borné. Déterminer la teneur et les limites de cet espace, tel est l'objectif de cet ouvrage. Aux frontières de la pensée française contemporaine, Hugues Choplin privilégie deux révélateurs : Emmanuel Levinas et François Laruelle. Leur examen le conduit à dégager et à confronter les deux figures que sont le face-à-face avec l'Autre (Marion et dans une certaine mesure Henry, Blanchot et Bataille) et le mouvement machinique (Deleuze, Derrida, Foucault, Bataille). En quel sens l'humanisme de l'autre homme de Levinas et la non-philosophie de Laruelle peuvent-ils nous mener au-delà de l'espace que délimitent ces deux figures contemporaines ? La construction topologique ici déployée amène en définitive l'auteur à éprouver et à questionner l'élément même de la pensée française contemporaine : le pouvoir, entendu comme autorité transcendante ou bien comme puissance immanente. Comment se délivrer aujourd'hui de cet élément et des figures qui le reconduisent ...
Le grand massif de la phénoménologie ne cesse de travailler et de bouger. Il fallait chercher une loi de consommation et de dispersion de l'héritage husserlien. Hugues Choplin la trouve dans un nouveau réel à défendre : l'homme, fût-ce contre la phénoménologie elle-même. Et dans des moyens phénoménologiques réformés : ceux de la " donation " et du " donné-sans-donation " (Laruelle). Muni de cet instrument, il part à la recherche des différentes figures de l'homme : l'Ego, la Vie, le Soi et le Visage, l'Ego-en-Ego ou l'Un-en-Un... Toutes les phénoménologies ne sont pas ici convoquées. On ne trouvera que les positions post-et non-husserliennes les plus écartées, telles qu'elles peuvent être mises en place (Henry, Marion) par rapport à la transcendance radicale comme " percée " (Lévinas) ou à l'immanence radicale comme identité (Laruelle). C'est donc d'une description et d'une articulation topologiques de positions relatives qu'il s'agit, plutôt que de l'étude érudite du détail des doctrines. Ce travail de cartographie post-husserlienne ne porte pas de jugement sur les phénoménologues et sur le destin de la phénoménologie. Il mesure des écarts et des émergences, ceux qui conduisent de la phénoménologie à la " non-philosophie " et à se mise en ?uvre comme " non-phénoménologie ".
Entre passeport et guide, ce livre nous invite dans un univers étrange, imbibé de philosophie mais délivré des chaînes philosophiques. Créée par François Laruelle pour redonner sa chance à l'invention dans la pensée sans normalisation ni bavardage, la " non-philosophie " s'y déploie telle une discipline libre et rigoureuse qui, sans annuler la philosophie, la prend pour objet et matériau selon une posture inédite - uni-latérale - de pensée. En voici pour la première fois les principes et les objectifs présentés de manière rigoureuse et claire par l'un de ses meilleurs connaisseurs. Complémentaire de l'?uvre de Laruelle, cet ouvrage introduit à la non-philosophie en établissant un schéma, une épure dont il tire tous les effets : Un.... > < - philosophie. Contre la " pensée unique "> qu'est la philosophie, Hugues Choplin fournit ainsi au lecteur les moyens d'enregistrer et d'assumer la co-existence possible de deux pensées. Commencée comme une théorie de la philosophie, la non-philosophie est devenue, au fil de sa constitution, une théorie du Monde, avec ses divers aspects (non-psychanalyse, non-éthique, non-marxisme, etc.). De ce point de vue, la plate-forme essentielle et minimale proposée ici est destinée à faciliter l'usage d'un instrument plutôt que l'entrée dans un nouveau système, et à développer un réseau de chercheurs déjà à l'?uvre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...