Les religions et les cultures dans l'Occident européen au XIXe siècle (1800-1914)
Cholvy Gérard
KARTHALA
27,00 €
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EAN :9782811113131
La collection "Mémoire d'Eglises" devient "Histoire des mondes chrétiens". Cet ouvrage de Gérard Cholvy constitue une bonne introduction à cet élargissement de perspective. Il donne un panorama des religions et des cultures de cet Occident européen du XIXe siècle parti à la conquête du monde par sa science et ses techniques, par son expansion coloniale mais aussi par l'élan missionnaire de son christianisme. Après une introduction sur religions et cultures, le parcours proposé se déploie en huit chapitres : Etat des lieux à l'orée du XIXe siècle ; Le mouvement des idées : les Lumières comme idéologie dominante ; Romantisme et réveil religieux ; Le mouvement des idées : le positivisme ; Le renouveau spiritualiste ; Un siècle d'art religieux ; La religion des femmes ; Religion et expansion européenne ; Esquisse d'un bilan en 1914. Cet ouvrage met en évidence les bienfaits d'une étude comparée qui montre comment évoluent de concert catholicisme, protestantismes et judaïsme, sans ignorer ceux qui ne se rattachent à aucun culte. Ce faisant, ce travail souhaite échapper au piège qui résulterait d'une approche limitée à une seule confession, ce qui a été, il faut en convenir, la règle générale.
Nombre de pages
397
Date de parution
10/12/2014
Poids
650g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811113131
Auteur
Cholvy Gérard
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20141210
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397,00 €
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Cette édition actualisée propose une étude approfondie du sentiment religieux et de la place de la religion dans la société et la vie politique." Il faut du temps et un savoir maîtrisé, pour être bref. Vous apprendrez donc par coeur ces 220 pages. " Pierre Chaunu ({Le Figaro}) 1. Le choc de la Révolution : à l'origine des deux France. 2. Le romantisme et les réveils religieux : 1810 - 1840. 3. Sur le chantier social. 4.Rome et la France. 5. L'école et les questions intellectuelles. 6. Familles d'esprit minoritaires et séparation. 7. Le renouveau du catolicisme français : 1935 - 1965. 8. La France déchristianisée ? 9. La ferveur : des fondatrices aux militants . 10. La religion dans une société pluraliste.
Le moment arrive où vous n'aurez plus pour vous qu'un petit nombre de vieillards ", assurait le ministre Casimir Perier à un prêtre au lendemain des Trois Glorieuses. Or, quatre années plus tard, Sainte-Beuve constate que le sentiment religieux caractérise " une notable partie des jeunes générations de notre temps ". Un réveil se produit au sein de la jeunesse intellectuelle. En 1836, un tiers des élèves de l'École normale supérieure est enrôlé dans la Société de Saint-Vincent-de-Paul, une association issue de la rencontre en 1833 de quelques étudiants, au premier rang desquels le Lyonnais Frédéric Ozanam et d'un vétéran des ?uvres de la Restauration, Emmanuel Bailly. En 1835, Ozanam et ses amis sont parvenus à faire monter Lacordaire dans la chaire de Notre-Dame. Nul doute que l'alliance momentanée entre libéralisme, romantisme et catholicisme n'ait créé un climat plus favorable pour ceux qui voulaient réconcilier la religion et la liberté, la science et la foi, ce qui fut le grand combat intellectuel de Frédéric Ozanam à Lyon d'abord, à Paris ensuite, comme étudiant d'abord, comme professeur dans la chaire de littérature étrangère de la Sorbonne ensuite. Mêlé, souvent malgré lui, à plusieurs des combats de son temps, la campagne pour la liberté de l'enseignement, la question des nationalités, Ozanam n'hésite pas à se faire journaliste dès lors que la question sociale passe au premier plan de l'actualité en 1848. Mort en 1853, à l'âge de quarante ans, il a anticipé des évolutions qu'il faudra attendre plus d'un siècle pour voir se confirmer. Béatifié à Paris, lors des Journées mondiales de la jeunesse, en 1997, ce laïc marié très amoureux de sa femme, ce père de famille incarne un visage de la sainteté rarement proposé encore.
Dans la mémoire collective, le « Grand siècle des âmes », le XVIIe est le temps de « l'invasion mystique ». Pourtant, en 1790, le royaume ne compte que 55 500 religieuses. Il y en aura 135000 en 1900. Cet essai cherche à décrire cet essor, une fois résumé le legs de l'Ancien Régime. Si la Révolution a entendu supprimer « la religieuse », le XIXe siècle, lui, va promouvoir « la soeur ». L'espace est libre pour une pléiade de fondatrices avec des Sophie Barat (Sacré-Coeur de Jésus), Anne-Marie Javouhey (Saint-Joseph de Cluny), Thérèse Couderc et le Cénacle, Jeanne Jugan et les Petites Soeurs des Pauvres. Sur le terreau des Pieuses filles, Béates et « Soeurs des campagnes » prendront naissance quelque 400 fondations nouvelles. L'index énumère ici plus de 200 congrégations anciennes et nouvelles. Il était temps de mettre à la portée de tous un ouvrage qui répertorie les différents visages de ces soeurs aux fonctions multiples et au service de tous, jusque dans les missions lointaines.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.