
Gabriel Astruc. Un prodigieux animateur
Gabriel Astruc (1864-1938) fut l'une des plus éminentes figures de la vie musicale parisienne du début du XXe siècle. Originaire de Bordeaux, il débute sa carrière dans le journalisme et l'édition musicale avant de fonder sa propre agence d'organisation de concerts et de produire les plus grands noms du moment. Ainsi sous le label "Grande Saison de Paris" , on lui doit le premières venues à Paris de Caruso, Nelly Melba, Toscanini avec la troupe du Metropolitan de New York, sans oublier Serge Diaghilev et ses Saisons Russes. Il fut également l'initiateur de nombreuses créations majeures de Strauss (Salomé), Debussy (Le Martyre de Saint Sébastien) et Stravinsky (Le Sacre du printemps) Mais sa grande aventure fut celle de la création du Théâtre des Champs-Elysées, son "Palais Philharmonique" comme il aimait le définir. Pour concrétiser son rêve, il reçoit notamment le soutien financier du comte Isaac de Camondo et de la comtesse Greffulhe. Le Théâtre est inauguré au printemps 1913 par une saison des plus brillantes et internationales qui culmine le 29 mai par la création houleuse du Sacre du printemps de Stravinsky sur une chorégraphie de Nijinski. Ce printemps éblouissant entraîne sa ruine quelques mois plus tard. S'il ne dirigea ce Théâtre que quelques mois, il y a néanmoins imprimé une certaine idée de modernité et d'audace qui perdure depuis plus d'un siècle.
| Nombre de pages | 60 |
|---|---|
| Date de parution | 09/10/2024 |
| Poids | 126g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782382032084 |
|---|---|
| Titre | Gabriel Astruc. Un prodigieux animateur |
| Auteur | Chimènes Myriam |
| Editeur | IN FINE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 126 |
| Date de parution | 20241009 |
| Nombre de pages | 60,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Mécènes et musiciens. Du salon au concert à Paris sous la IIIe République
Chimènes MyriamMusicologue, historienne de la musique, Myriam Chimènes a édité et commenté la Correspondance de Poulenc (Fayard).De Massenet à Stravinsky, de Debussy à Poulenc, les études monographiques consacrées à des musiciens, appuyées sur leurs correspondances ou leurs souvenirs, étayés par ceux de témoins de l'époque, font allusion de manière souvent anecdotique à des personnalités de l'aristocratie ou de la grande bourgeoisie étroitement associées à la vie musicale de leur temps. Animateurs de salons, dédicataires de partitions, commanditaires d'oeuvres nouvelles, organisateurs de manifestations publiques, nombreux sont les mécènes qui s'illustrèrent en apportant à leur manière un soutien matériel et moral à des musiciens, compositeurs ou interprètes. Les noms de certains d'entre eux voisinent désormais dans l'histoire avec ceux de musiciens célèbres. Ils attestent des liens étroits noués entre les musiciens et les classes sociales privilégiées. Ces personnalités appartiennent toutes à l'élite de la société : finance et industrie, professions libérales, noblesse, c'est-à-dire élite de la fortune et leaders de la vie mondaine. Ce milieu forme le noyau privilégié du public de l'Opéra et des concerts. L'efficacité des élites sociales dans la création et la diffusion musicales pallie sans doute les carences de l'Etat. Tout autant que le rôle déterminant joué dans le développement de la vie musicale par ceux qui détiennent le pouvoir économique, elle met en évidence une activité où les femmes s'affirment résolument.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER46,00 € -

Regards sur Debussy
Chimènes Myriam ; Laederich Alexandra ; Boulez PieMusicologue, directrice de recherches au CNRS (Institut de recherche sur le patrimoine musical en France), Myriam Chimènes est secrétaire générale du Centre de documentation Claude Debussy, membre du comité de rédaction des Cahiers Debussy et du comité scientifique de l?Édition critique des ?uvres complètes de Debussy. Spécialisée par ailleurs en histoire sociale de la musique, ses recherches sont essentiellement centrées sur le fonctionnement de la vie musicale en France entre 1870 et 1970 (rapports entre musique et politique, mécénat, musique et société). Elle est notamment auteur de Mécènes et musiciens: du salon au concert à Paris sous la Troisième République (Fayard, 2004), éditeur de La Vie musicale sous Vichy (Complexe, IHTP-CNRS, 2001), du Journal de Marguerite de Saint-Marceaux (Fayard, 2007) et de l'Essai autobiographique d'Henry Barraud (Fayard, 2010).Docteur en musicologie, Alexandra Laederich est conservatrice du Centre de documentation Claude Debussy et membre du comité de rédaction des Cahiers Debussy. Elle est par ailleurs déléguée générale du Centre international Nadia et Lili Boulanger ? l'ouvrage Nadia Boulanger et Lili Boulanger, Témoignages et Études (Lyon, Symétrie, 2007) à été édité sous sa direction. Elle est également auteur du Catalogue de l??uvre de Jacques Ibert (Georg Olms, 1998).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER44,90 € -

La musique à Paris sous l'Occupation
Chimènes Myriam ; Simon Yannick ; Rousso HenrySous l'Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l'installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l'ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d'enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d'interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l'absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à l?écart des ?uvres des compositeurs, morts ou vivants, exclus par les lois scélérates. Centré sur la musique savante, cet ouvrage collectif traite de la diffusion de la musique, grâce à des études sur quelques sociétés de concerts spécifiques à cette période, sur des ?uvres du répertoire, sur la création contemporaine et sur le rôle de certains interprètes. Il met en évidence les personnalités de Francis Poulenc, Olivier Messiaen et Arthur Honegger ainsi que d'Alfred Cortot, Germaine Lubin, Charles Munch et Wilhelm Kempff, en insistant sur les ambiguïtés entretenues rétroactivement par certains acteurs de la vie musicale sur leur carrière pendant les années noires. Il analyse également la manière dont quelques grandes figures du passé (Mozart, Berlioz, Wagner) sont susceptibles de s'inscrire dans un discours de propagande, largement véhiculé par les critiques et les musicologues. Cette réflexion sur la trace mémorielle d'une époque se clôt par l?évocation de deux débats récents, qui montrent que ce passé passe difficilement.Ont collaboré à cet ouvrage: François Anselmini, Mathias Auclair, Yves Balmer, Esteban Buch, Jean Gribenski, D. Kern Holoman, Sara Iglesias, Karine Le Bail, Christophe Brent Murray, Aurélien Poidevin, Manuela Schwartz, Nicolas Southon, Leslie Sprout et Jacques Tchamkerten.Directrice de recherche au CNRS, Myriam Chimènes a notamment été à l'origine des premières recherches sur la vie musicale en France pendant la Seconde Guerre mondiale. La Vie musicale sous Vichy (Complexe IHTP-CNRS, 2001) a été publié sous sa direction.Professeur à l'Université de Rouen, Yannick Simon est l'auteur de La SACEM et les droits des auteurs et compositeurs juifs sous l'Occupation (La Documentation française, 2000) et de Composer sous Vichy (Symétrie, 2009).ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,25 € -

Journal 1894-1927
Saint-Marceaux Marguerite de ; Chimènes Myriam ; ADans cent ans nos étonnements feront rire", écrit en 1896 Marguerite de Saint-Marceaux dans le journal qu'elle tient assidûment de 1894 à 1927. Aurait-elle pu imaginer que ce texte serait un jour édité et que les lecteurs du XXIe siècle y découvriraient une personnalité singulière et un témoignage unique sur son époque?Née en 1850, mariée successivement à un peintre et à un sculpteur, "Meg" tient un salon dont le fonctionnement en fait un modèle de celui de Madame Verdurin. Bonne pianiste et chanteuse amateur, elle reçoit compositeurs et interprètes, qu'elle détecte avec un flair étonnant, aussi bien que peintres, sculpteurs et écrivains, et entretient avec nombre d'entre eux des amitiés solides. C'est bien sûr ses réceptions (on y rencontre Fauré, Ravel, Alexandre Dumas fils, Colette, Boldini, Jacques-Emile Blanche, Isadora Duncan...) que relate son journal, mais aussi, et bien au-delà, l'ensemble de sa vie, en une chronique qui mêle les aspects privés et affectifs au tourbillon de ses activités: elle est de tous les vernissages, ne manque pas une première au concert ou à l'opéra, visite musées et monuments au cours de voyages à travers l'Europe.En accord avec son temps, elle adopte avec joie tous les aspects du modernisme: elle se promène à bicyclette et découvre les plaisirs de l'automobile, prend des photos, s'émerveille du cinéma, passe son baptême de l'air en 1913 après la guerre, elle juge cependant avec sévérité les transformations de la mode féminine, reflet de l'évolution des m?urs. La plupart des événements contemporains trouvent un écho dans son journal, l'incendie du Bazar de la Charité aussi bien que les inondations de 1910, et l'actualité politique (l'affaire Dreyfus, la guerre...) sur laquelle elle exprime des opinions tranchées.Témoin et acteur privilégié de la vie artistique, Marguerite de Saint-Marceaux, qui chante avec Debussy en 1894 et voit Antonin Artaud jouer Pirandello en 1923, fait participer ses lecteurs à l'effervescence de la création dont Paris est le foyer. Source pour l'histoire, ce journal, publié ici dans son intégralité, procure aussi un plaisir romanesque de lecture.ÉPUISÉVOIR PRODUIT57,00 €
Du même éditeur
-

Miro. Un brasier de signes. La collection du Centre Pompidou
Bernard Sophie ; Verdier AurélieRésumé : Au même titre que celle de Picasso, l'oeuvre de Joan Miró, par sa liberté créatrice et son iconoclasme latent, occupe au XXe siècle une place inédite qui lui confère la stature du mythe et l'élève au rang de l'universalité. Ancrée dans la terre catalane de son enfance, elle voit le jour dans les années 1910 avec les peintures dites "détaillistes" de Montroig, scènes réalistes et paysannes qui retiennent la leçon de l'art naïf et du cubisme naissant. Miró connaît la consécration au milieu des années 1920 avec ses "peintures de rêve" dont la magie poétique séduit les surréalistes tels que Robert Desnos et Michel Leiris. Posant un regard tantôt émerveillé, tantôt plus sombre sur le monde qui l'entoure, Miró donne progressivement corps à ce que son biographe, le poète Jacques Dupin a élégamment qualié de "Mirómonde" . A partir de 1954, l'installation à Palma de Majorque marque un nouveau tournant dans l'oeuvre de Miró. Dans cette période de créativité intense, sa peinture se métamorphose, devient de plus en plus gestuelle, directe et n'est pas sans évoquer les "¨Peintures sauvages" nées dans les années 1930 dans le contexte de la montée du nazisme. Portant sur un ensemble de près de 90 oeuvres réalisées dans les années 1960-1970, la dernière période de création de l'artiste est particulièrement bien représentée dans les collections du Musée national d'art moderne/Centre Pompidou.EN STOCKCOMMANDER35,15 € -

L'horizon sans fin. De la Renaissance à nos jours
Flécheux Céline ; Delapierre EmmanuelleDepuis la Renaissance, les artistes n'ont cessé de nous rendre sensibles aux nombreux paradoxes de l'horizon. Entre imaginaire et réalité, où se tient l'horizon, cette ligne de rencontre entre le ciel et la terre (ou entre le ciel et la mer), ce phénomène purement visuel et toujours mobile ? Comment figurer ce qui n'a aucune existence matérielle et qui pourtant nous permet de nous orienter dans l'espace ? Qu'il donne l'illusion de la profondeur en unifiant l'espace représenté, qu'il paraisse ouvrir la vue à l'infini, qu'il s'élève tel un barrage tranchant ou qu'il nous renseigne sur le rapport de l'homme à l'autre, l'horizon nous fournit les repères essentiels à notre expérience du monde. Depuis l'invention de la perspective à la Renaissance jusqu'aux oeuvres contemporaines, les artistes explorent notre rapport à l'horizon à travers des supports de plus en plus diversifiés. A l'heure où le monde semble être mis à plat par les communications en réseau, où des milliardaires mettent en jeu des sommes faramineuses pour quitter l'orbite terrestre, cet ouvrage invite à reconsidérer la portée de l'horizon dans ses dimensions existentielle, matérielle et sensible.EN STOCKCOMMANDER42,20 € -

Bronzes royaux d'Angkor. Un art du divin
Baptiste Pierre ; Bourgarit David ; Vincent BriceRésumé : Angkor, capitale de l'Empire khmer, a conservé de sa gloire passée des vestiges monumentaux d'une beauté incomparable. Mais qui se souvient que ces sanctuaires abritaient jadis toute une population de divinités et d'objets de culte fondus en métaux précieux ? Subtil alliage, le bronze a donné naissance au Cambodge à des chefs-d'oeuvre de statuaire témoignant de la fidélité des souverains khmers à l'hindouisme comme au bouddhisme. Apanage du roi, la métallurgie était une technique sacrée, dont le savoir-faire était précieusement préservé dans des ateliers royaux. A la faveur de fouilles récentes, notre connaissance de cet art du bronze a fait l'objet d'avancées spectaculaires. Il est ici mis en lumière à travers 200 oeuvres remarquables - dont l'exceptionnel Vishnou couché du Mebon occidental, trésor national du Cambodge et plus grand bronze jamais retrouvé à Angkor.EN STOCKCOMMANDER39,20 € -

Au temps de Camille Claudel. Etre sculptrice à Paris
Rivière Anne ; Fleury Pauline ; Kervran Sophie ; JCamille Claudel et son oeuvre ont fait l'objet de plusieurs expositions monographiques mais rarement a été évoqué son entourage artistique et culturel et surtout, les sculptrices qui ont suivi le même chemin restent encore aujourd'hui largement méconnues. Avec ce projet, les musées de Nogent, Tours et Pont-Aven souhaitent faire les sortir de l'ombre et réunir les créations originales de sculptrices exceptionnelles, camarades d'atelier, amies ou rivales de Camille Claudel, douées elles aussi d'une fertile imagination et d'un talent certain. Aux côtés des oeuvres dues aux sculptrices, leur portrait peint ou photographié dans leur atelier et des lettres échangées par Camille Claudel et ses camarades redonneront vie au réseau artistique féminin connu de Camille Claudel durant sa fulgurante carrière, depuis ses premiers essais dans le Paris de la fin du 19e siècle jusqu'à son internement en mars 1913.EN STOCKCOMMANDER29,15 €
