Le mouvement moderniste de Thessalonique (1932-1939).. Tome 1, Figures de l'intimisme
Chiappone Jean-Luc
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782296013933
Nous ne sommes plus seuls " : par ces mots, Constantin Dimaras a salué, d'Athènes, la naissance du centre grec de la prose d'avant-garde et du " monologue intérieur " (essotérikos monologos) que passe pour être l'" Ecole de Thessalonique ". On englobe ordinairement sous ce vocable les divers aspects d'un mouvement moderniste initié par la revue Jours de Macédoine qui fut, avec les Lettres Nouvelles, le plus important foyer de création de l'entre-deux-guerres en Grèce. En réaction à la tradition du récit de mœurs et à la mode du roman à thèse, un groupe d'auteurs partageant une esthétique des " choses incertaines " s'est en effet réuni autour de ce mensuel avec l'ambition de renouveler la prose néo-hellénique. Délios et Xéfloudas, de culture française mais fascinés par les nouvelles romancières anglaises, se frottent au roman lyrique. Spandonidis et Yannopoulos proposent des récits troublants dans une veine post-pirandellienne. Pentzikis et Thémélis mettent de concert leur culture antique et byzantine à l'épreuve de la modernité européenne. Le point commun de tous ces essais, plutôt qu'un monologue intérieur peu pratiqué, est un intimisme singulier voyant l'auteur se confier à son lecteur ou dialoguer avec ses personnages dans des récits non linéaires régis par les détours d'une errance intérieure et les replis d'un texte spéculaire, qui réinterprètent à l'âge moderne les mythes d'Ulysse et de Narcisse.
Nombre de pages
335
Date de parution
01/10/2006
Poids
360g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296013933
Titre
Le mouvement moderniste de Thessalonique (1932-1939).. Tome 1, Figures de l'intimisme
ISBN
2296013937
Auteur
Chiappone Jean-Luc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
360
Date de parution
20061001
Nombre de pages
335,00 €
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Le mouvement moderniste de Thessalonique permet d'appréhender le phénomène de la modernité littéraire en Grèce dans les année 1930. Après l'étude de son esthétique intimiste dans le premier volet du présent ouvrage, ce second tome propose une approche historique de sa dimension cosmopolite. J.-L. Chiappone y décrit le fonctionnement d'une revue d'écrivains, le mensuel Jours de Macédoine, dans son rapport avec les oeuvres qui y ont été créées et saisie dans son réseau d'information et d'échange.
La fondation de la revue Les Lettres Nouvelles devait répondre au désir de " redresser " la littérature grecque, de l'inscrire dans la modernité européenne, et a réuni de 1935 à 1940 une pléiade de " jeunes " auteurs. Cet essai a pour ambition de donner à lire, en restituant ce qui fut leur force de proposition et demeure leur pouvoir de suggestion, des textes encore méconnus de grands écrivains qui méritent une plus juste place dans les panoramas littéraires du vingtième siècle.
Ce volume offre une perspective critique innovante sur Simone Weil (1909-1943), en décrivant son oeuvre en tant que développement d'une nouvelle science sociale basée sur les piliers fondamentaux de la géométrie et de la physique du pouvoir politique. Appelée ici "logologie", cette science progresse en effet par la parole écrite, adressée aux maîtres à penser comme aux hommes et femmes de métier, et lutte contre les formations idéologiques de l'époque.
Un album pépite, empreint de douceur et de nostalgie, sur le thème de l'adoption. Madame et Monsieur s'aiment très fort. Depuis longtemps, presque depuis toujours. Madame et Monsieur n'ont pas d'enfants : pas parce qu'ils n'en veulent pas, non. Juste parce que c'est comme ça. Et pourtant, en passant devant le square de la rue des Balayeurs, Madame a toujours un petit pincement au coeur. Mais comment dire cela à Monsieur ? Et pourtant, Monsieur, bien qu'entouré de bambins toute la journée, a le coeur lourd en rentrant, le soir venu. Mais comment confier cela à Madame ? Les journées passent et leur amour reste. Jusqu'au jour où Monsieur décide de rentrer par un autre chemin... Une histoire empreinte de douceur et de nostalgie, qui convoque le souvenir des albums d'autrefois.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...