Proust et la photographie. La résurrection de Venise
Chevrier Jean-François
ARACHNEEN
20,00 €
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EAN :9782952930222
Accompagnée d une lettre inédite de Marcel Proust, voici la réédition d un essai de 1982 du plus grand historien français de la photographie, Jean-François Chevrier Le livre se compose de deux parties. Proust et la photographie propose une analogie entre la mémoire involontaire, à l origine de la vocation littéraire de l auteur d À la recherche du temps perdu, et les mécanismes inconscients à l oeuvre dans la photographie. La résurrection de Venise assemble des fragments: un brouillon pour Le Temps retrouvé, une lettre inédite de Proust de 1903, des croquis et daguerréotypes de l historien de l art John Ruskin (dont l importance de la pensée pour Proust est connue), qui mettent l accent sur la place de Venise dans la genèse de la Recherche. Dans un essai rédigé pour ce recueil, Jean-François Chevrier entre dans ce réseau de correspondances, soulignant la place de la correspondance dans l élaboration d une écriture qui, en 1903, « s agite dans les ténèbres ». Le recueil s achève sur un épilogue qui met à nouveau face à face Proust et Ruskin, autour du « petit monstre » de la cathédrale de Rouen gravé par Ruskin et remarqué par Proust. De quoi ce petit monstre est-il l image, si ce n est de l humain innommé, éternellement perdu de vue et retrouvé par la force de la pensée?
Nombre de pages
111
Date de parution
21/04/2009
Poids
420g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782952930222
Titre
Proust et la photographie. La résurrection de Venise
Auteur
Chevrier Jean-François
Editeur
ARACHNEEN
Largeur
172
Poids
420
Date de parution
20090421
Nombre de pages
111,00 €
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Il s'agit de la première monographie consacrée à Anne-Marie Schneider. L'ouvrage trilingue (français, anglais, espagnol) se compose d'une séquence de plus de deux cents oeuvres organisée chronologiquement, selon une mise en page suscitée par le mouvement de l'oeuvre (le passage progressif du dessin à la peinture). Il s'accompagne d'un texte de Jean-François Chevrier et d'un DVD des 4 films de l'artiste. Il servira de catalogue à l'exposition du Museo Centro Reina Sofia (Madrid) en novembre 2016. 288 pages dont une séquence de 300 reproductions d'oeuvres (dessins, peintures, photogrammes), suivies d'un texte de Jean-François Chevrier en trois langues (français, espagnol, anglais).
À partir de ces deux termes, « trame » et « hasard », Jean-François Chevrier entreprend dans l'essai principal du livre un récit de l'art moderne (Ernst, Arp et Taeuber, Cage) et contemporain (Kelly, Polke) qui croise la littérature (Mallarmé, Nietzsche, Musil, Walser) et l art issus du surréalisme (collage, improvisation, combinaison aléatoire, hallucination, etc.). La seconde partie du recueil rassemble quatre textes qui portent respectivement sur un écrivain, deux artistes femmes et un tandem d'architectes. Des énoncés éclatés de Cobble Stone Gardens de William Burroughs, aux projets de l'agence suisse Herzog et de Meuron qui associent structure et ornement, en passant par les grilles graphiques et chorégraphiques de Sophie Tauber-Arp et la redécouverte par Anni Albers des miniatures mexicaines du Mexique, Jean-François Chevrier file la métaphore de la trame et du hasard par-delà les disciplines et le temps.
Il s'agit de la première monographie consacrée à Anne-Marie Schneider. L'ouvrage trilingue (français, anglais, espagnol) se compose d'une séquence de plus de deux cents oeuvres organisée chronologiquement, selon une mise en page suscitée par le mouvement de l'oeuvre (le passage progressif du dessin à la peinture). Il s'accompagne d'un texte de Jean-François Chevrier et d'un DVD des 4 films de l'artiste. Il servira de catalogue à l'exposition du Museo Centro Reina Sofia (Madrid) en novembre 2016. 288 pages dont une séquence de 300 reproductions d'oeuvres (dessins, peintures, photogrammes), suivies d'un texte de Jean-François Chevrier en trois langues (français, espagnol, anglais).
Enfantillages outillés : le premier mot dirait plutôt le jeu, le second plutôt le travail, ou du moins l'activité utile. Mais il y a rime intérieure... Quels enfantillages ? Ceux de quarante enfants de la vallée de la Dordogne, leurs gestes, leurs pensées d'enfants. Quels outils ? Ceux du dessin, de la photographie, de la gravure. Pour quoi faire ? Pour dessiner et photographier des machines. Les machines attirent les enfants.
Fernand Deligny écrit Lettres à un travailleur social en 1984-1985. Depuis le début des années 1970, il a publié une dizaine de livres qui portent sur la "tentative" des Cévennes avec des enfants autistes. Il s'est éloigné des travailleurs sociaux. Ceux-ci lui reprochent son écriture "hermétique" et voudraient le voir renouer avec l'esprit militant des aphorismes de Graine de crapule (1945). Deligny répond sans répondre. S'adressant à "un travailleur social quel qu'il soit", c'est précisément dans cette langue "en tant qu'outil" qu'il veut persuader les travailleurs sociaux de penser leur tâche. Sa proposition est politique : il pointe les risques d'une liberté indexée sur l'individualisme, et d'une psychologie organisée autour de l'hypostase du "sujet absolu" et de la "conscience de soi". Dans des pages que ne renieraient pas les critiques actuelles les plus radicales sur l'école, il met en garde contre les formes de l'"apprendre" qui négligent les "faits hérétiques", les faits "chiendent", ceux qui résistent à la "sélection". Il suggère de respecter le hasard, et le tacite, dont il reprend la notion à Ludwig Wittgenstein. Il interroge un commun coutumier, indissociable de la pratique qui consiste à "asiler" l'humain, celui en qui la mémoire d'éducation n'aurait pas totalement supplanté la mémoire d'espèce... Dans une postface généreuse et éclairante organisée en trois parties, Pierre Macherey répond en quelque sorte, lui, à l'inquiétude du travailleur social. Dépliant l'écriture de Deligny sans l'expliquer, proposant de lui reconnaître son étrangeté, il souligne la parenté entre la langue et les thèmes abordés : I'"entre", de préférence aux grandes totalisations ; l''"énigme", qui appelle le silence. Puis il analyse l'une des lettres, dont il dégage en particulier le thème de l'"aller ligne" - formule reprise à Henri Michaux -, en montrant qu'elle conduit Deligny de "la simple évocation d'une file d'enfants" à des considérations de portée "tendanciellement cosmique". Il propose enfin un florilège de citations de Lettres à un travailleur social, associées et commentées de manière à en faire apparaître clairement la trame et les principales lignes de force.