Je cherche, je photographie, des paysages, des humains, des animaux, des architectures, pour mettre en lumière la force de ce qui se construit et se transmet dans la vie de chacun pour constituer un "être au monde" singulier et inaliénable. Tous les éléments de ce vocabulaire visuel que je décline d'années en années, du Nord au Sud (ombres et lumières, couleurs et picturalité, théâtralité et saisie du réel) procèdent de cette nécessité de relier l'histoire personnelle (avec ses manques, ses mythes, ses espérances, ses constantes transformations) et le monde extérieur, source inaltérable qui défie nos propres limites par le regard, les sensations, les formes visibles où surgit la figure de l'Autre. " Florence Chevallier. Toucher terre se compose tel un véritable livre d'artiste : dès la première page, le lecteur entre dans les images reproduites en grand format et pénètre dans un univers de photographie, croisant des personnages semblant sortis d'une épopée mythologique, saisis dans des gestes et des postures les décrivant dans des instants de gravité ou de grâce, au milieu d'espaces toujours empreints, même s'ils nous sont étrangement familiers, d'un ailleurs.
Nombre de pages
24
Date de parution
09/10/2014
Poids
305g
Largeur
295mm
Plus d'informations
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EAN
9782919507276
Titre
Toucher terre
Auteur
Chevallier Florence
Editeur
LOCO
Largeur
295
Poids
305
Date de parution
20141009
Nombre de pages
24,00 €
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L'exposition de Florence Chevallier, par son titre, "Les Fleurs, le Chien et les Pêcheurs", se présente comme une fable, comme un récit allégorique. L'artiste signale ainsi combien ses images photographiques, loin de toute anecdote, ne renvoient pas directement au réel niais, toujours construites - parfois jouées, parfois saisies, parfois recomposées -, sont porteuses d'un autre sens, usant du monde comme d'un univers de signes et de symboles.
Florence Chevallier va au-delà de l'album de famille, loin de celui d'Émile Zola sur sa fille Denise. La photographe nous montre « les ambiguïtés qui surgissent et les relations transgénérationnelles qui se tissent ou se figent à travers la complexité du geste d'image » (Magali Nachtergael). De la conscience aiguë de soi à l'oubli de soi, Gabrielle semble nous porter à saisir l'essence de sa beauté dans le temps.
Les paysages méditerranéens ? La construction de leur histoire comme l'expérience de leur aventure esthétique sont fécondées par les migrations, les nomadismes, les rencontres et les commerces géographiques (Fernand Braudel, La Méditerranée). Dans cette perspective, cet essai rend d'abord compte d'une poétique à l'oeuvre dans l'espace méditerranéen, puis d'une représentation en excès où se manifeste un goût des artistes méditerranéens pour l'art des contraires... Les paysages y apparaîtront, dès lors, comme une plate-forme de rencontres inter-sémiotiques, comme une mer des passages entre les images, les textes et les sons dont l'espace et son expression seraient, ici, les dépositaires, le miroir et l'arborescence. Logique de la mappemonde, note sur l'espace (pourquoi méditerranéen ?) est accompagné d'un cahier iconographique de photographies de Florence Chevallier, Bernard Guillot, François Méchain, Corinne Mercadier, Bernard Plossu, ainsi que de photogrammes extraits de films de Jean-Luc Godard et de Jean-Daniel Pollet.
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
Sabine Meier est partie à New York avec l'idée de faire le portrait de Rodion Romanovitch Raskolnikov, le célèbre personnage de l'écrivain russe Dostoïevski. Avec ses seuls souvenirs de lecture du roman lu plusieurs années auparavant, elle déambule dans les rues new-yorkaises. C'est au cours de ses pérégrinations, qu'elle reconnaît dans le visage d'un passant celui qui deviendrait son Raskolnikov. Comment réussit-elle à convaincre cet inconnu à incarner l'image de ce personnage de fiction ? Une longue collaboration commença entre eux et " Portrait of a Man " était en construction.